‹ Ma couisine; comédie en trois actesChapitre 60 sur 92 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

il a bien fallu l'épouser... alors, vous comprenez, du moment que j'étais mariée, mariée avec un homme riche, ce n'était plus la peine.

RIQUETTE

En effet !

VICTORINE

Mais j'ai regretté... J'ai sincèrement regretté.

RIQUETTE, à part.

Ah çà ! mais elle est bête !

VICTORINE

Gomment se fait-il que je ne vous aie jamais rencontrée chez la couturière?

RIQUETTE, riant.

C'est probablement parce que nous n'avons pas la même... Qui est-ce qui vous habille ?

VICTORINE

La petite Leboucher, et vous?

Moi, c'est Piitin.

VICTORINE

Mui aus.^i, alors, je me ferai habiller chez Patin. Je ne suis pas du tout mécontente de la petite Leboucher, mais c'est égal, je la lâche et je vais chez Patin. A partir d'aujourd'hui, je veux que l'on nous voie toujours ensemble... Vous serez ma confidente unique... Je vous dirai tout.

RIQUETTE

Tout ?

VICTORINE, en riant.

Oui, tout... excepté pourtant ce qu'il vaut mieux ne dire à personne.

RIQUETTE

Ah! il y a des choses qu'il vaut mieux?...

VICTORINE

Dame! oui... ses secrets, par exemple...

RIQUETTE, ù part.

Elle n'est pas aussi bête que je croyais... Tant mieux, du reste, ce sera plus amusant.

Entre Haoul, Forlanl de son cabinet.

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