ACTE DEUXIÈME
mesdames, je vous en fais juges... Voici une femme... Hortense... qui est enchantée de la conduite de son amant... ou de son mari, comme vous voudrez... Elle lui déclare qu'il n'aura pas lieu de s'en repentir et qu'elle se montrera reconnaissante... Cela veut dire, je suppose, que lorsque la nuit... (se reprenant.) quc lorsquc le momcut sera venu de prouver cette reconnaissance...
VICTORINE, pudique.
Oh! non.
CHAMPGOURTIER.
Si fait, ma chérie, ça veut dire ça. .
RI Q CETTE, s'emballaM peu à peu.
Et elle l'aime, cet amant... ou ce mari, elle l'adore... Làdessus vous luifaitesdire des phrases longues d'une aune... Si j'aimais quelqu'un, moi, si ce quelqu'un venait de me sacrifier une rivale, et si je voulais lui faire entendre qu'il n'aura pas à s'en repentir... Ah! je ne sais pas ce que je ferais, je ne sais pas ce que je dirais... Je ne suis pas l'auteur, je ne suis que l'interprète... mais je sais bien que si je promettais, moi, ce que votre Hortense promet dans la pièce... Ah! (eue fait claquer ses doigis.) il uc s'cunulerait pas, Adhémar.
RAOUL, à pan.
C'est pour moi qu'elle dit ça, c'est pour moi.
CHAMPCOURTIEH.
Je vois ce qu'il faut.
CLOTILDE, donnant une lasse de chocolat à Riquette.
Êtes-vous bien sûre... ?
CHAMPCOURTIER.
Parfaitement, mais je ne peux pas écrire ça tout seul. J'ai besoin de ma femme. . .
RAOUL
Oh!
CHAMPCOURTIER.
Viens-tu, trésor?...
Mais...
CHAMPCOURTIER.
Oui, toutes les fois que je me trouve en présence d'une difliculté, j'ai l'habitude... (a victorine.) Tu ne viens pas?
VICTORINE
Mais, mon ami...
CHAMPCOURTIER.
Tu n'es pas complaisante... Moi, quand tu m'as demandé vingt mille francs de plus, je ne me suis pas tant fait tirer l'oreille... Je t'ai répondu tout de suite que je te les donnerais... si tu étais gentille...
VICTORINE
Vraiment, tu me les donneras ?...
CHAMPCOURTIER.
Mais oui.
VICTORINE, bas, en pawant près de Raoul.
J'abrégerai, n'ayez pas peur.