‹ Ma cure d'eau, ou, Hygiène et médication pour la guérison des maladies et la conservation de la santéChapitre 102 sur 200 · Colonne vertébrale · texte numérisé non relu

Colonne vertébrale

Un officier supérieur du train s'était enfoncé une vertèbre du rachis et, au dire des médecins, tellement lésé la moelle épinière que, la plupart du temps, il avait à endurer les plus horribles douleurs et que son état n'était supportable que par moments. Si cette infirmité lui causait des douleurs, elle exerçait une action plus funeste encore sur

l'esprit et le moral. Il consulta les premiers médecins de la capitale, mais' aucun ne put le secourir. Le plus célèbre de la ville et du pays lui déclara même qu'il n'avait plus à espérer de guérison et que le temps amènerait la phtisie.

Dans cet état l'officier malade chercha son salut dans l'eau, qui le rétablit en 6 semaines. A l'heure qu'il est, 20 ans plus tard, il jouit encore d'une bonne santé. La maladie de l'esprit a disparu complètement avec la maladie physique.

Je ne sais plus exactement quelles applications d'eau ont été employées dans ce cas spécial. Mais si jamais vous deviez, ami lecteur, avoir le même mal, je vous conseillerais la cure suivante : Laissezvous revêtir 3 fois par semaine du manteau espagnol, prenez 3 fois par semaine un demi-bain avec lotion du haut du corps et faites-vous, 2 fois par semaine, administrer une afïusion supérieure et inférieure. Continuez ce traitement pendant plusieurs semaines, mais très ponctuellement. L'organisme entier se remettra, se fortifiera, les affections provenant de la partie lésée et malade partiront l'une après l'autre, la vertèbre effondrée restera tranquille et s'ossifiera de la même manière que, dans le cas d'une fracture d'os, la partie blessée se cicatrise. Je répète : si un organe ou une partie du corps est sérieusement malade, tout le corps en souffre; l'organisme entier compatit en quelque sorte à la douleur du membre, grand ou petit. Jetez une pierre à l'eau, et vous verrez toute la surface de la rivière ou de l'étang se remuer et former des ondulations circulaires. La pierre, c'est la vertèbre défoncée; les ondulations douloureuses parcourent tout le corps.

Voilà d'excellents conseils pratiques à suivre dans les procédés opératoires. En conséquence, il faut toujours, dans l'œuvre de la guérison, agir sur tout le corps, afin qu'il se fortifie et afin que les parties valides soutiennent, servent et soignent en quelque sorte les parties malades et débilitées. Les organes n'ont-il pas des rapports intimes entre eux? Ce sont les membres les plus proches d'une famille, où le bonheur ne peut exister qu'à la condition que toutes les forces s'unissent et agissent de concert.

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