‹ Ma cure d'eau, ou, Hygiène et médication pour la guérison des maladies et la conservation de la santéChapitre 193 sur 200 · I. Catarrhe de la vessie · texte numérisé non relu

I. Catarrhe de la vessie

Un monsieur écrit : « J'ai trente ans, je souffre depuis trois ans d'un catarrhe vésical, que je me suis attiré par une grande application à mes occupations et sujtajit par l'habitude de résister trop

longtemps au besoin d'uriner. Au début je remplissais encore, pendant 2 mois, les devoirs de ma charge, au milieu de grandes souffrances, jusqu'à ce qu'un jour je vins à m'affaisser subitement à table. Je suis resté alité pendant 4 mois et suis devenu si misérable que mon corps ressemblait à un squelette — je pesais encore 82 livres. Le médecin me prescrivit alors l'eau de Wildungen (principauté de Waldeck) , dont je bus à peu près 100 î)Outeilles, et des bains de siège chauds. A mon mal s'ajouta un très fort catarrhe de l'estomac et des intestins. Après 4 mois , à l'arrivée du printemps, j'allais mieux. Pendant l'été mon mal était supportable, quoique, par intervalles, je ressentisse encore de fortes douleurs et que l'urine fût très souvent, presque tous les jours trouble. L'hiver m'apporta de nouveau une masse de souffrances; ce n'est que le printemps suivant et surtout l'été qui me remirent quelque peu. Mais durant l'hiver 1887 mes douleurs de vessie augmentèrent tous les jours ; l'urine devint de plus en plus rare et trouble, et je dus garder le lit pendant 3 semaines. Mes forces physiques diminuèrent toujours davantage, si bien que l'on crut à un dépérissement. Mes extrémités inférieures étaient habituellement froides, et je ne pouvais me réchauffer malgré ma chambre bien chaude, mes cinq caleçons et mes 3 paires de bas; je m'en allais à la dérive. Le médecin répétait que je devais me tenir chaud, et contre l'affection vésicale il prescrivit tantôt l'eau de Wildungen, tantôt l'eau de Kronenquelle (Silésie), dont j'ai vidé à peu près 150 bouteilles. Obéissant à des conseils venus de différents côtés, je me suis enfin décidé, dès que le temps le permettrait, à aller à Woerishofen. »

Le patient avait l'air bien maigre et misérable, mais ne toussait pas. Je lui fis espérer le rétablissement. Dès le troisième jour son teint s'améliora, les douleurs diminuèrent de jour en jour, l'urine fut plus abondante et plus limpide, et au bout de 4 semaines il déclara : «A présent je suis redevenu rbomme gai, éveillé et bien portant d'autrefois — c'est l'effet de l'eau. »

Le résultat fut extraordinairement favorable. Un médecin, qui s'occupe spécialement des maladies de la vessie, déclara notre homme parfaitement rétabli et fut tout stupéfait de ce succès thérapeuthique.

Le traitement avait consisté en ceci : Au commencement, quelques bains de siège faits d'une décoction de prêle; puis, 3 semaines durant, avantet après-midi, une affusion supérieure et une marche dans l'eau; plus tard, des bains de siège alternant avec les affusions supérieures, tous les jours. En dehors de cela, du thé de prêle et de baies de genièvre dans les commencements.

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