‹ Ma cure d'eau, ou, Hygiène et médication pour la guérison des maladies et la conservation de la santéChapitre 36 sur 200 · Le châle · texte numérisé non relu

Le châle

Le châle est un appareil destiné spécialement à la poitrine et à la partie supérieure du dos. Chaque femme, cha-

que

fille

surtout à la campagne , connaît le vêtement usitésousce Fig. 18. nom. C'est fî-. la.

un grand carré d'étoffe de laine, qu'on plie en deux et dont on couvre, en forme de triangle, les épaules, de manière à avoir le grand angle sur le dos et les angles aigus sur la poitrine (voir fig. 18 et 19).

Le châle comme appareil hydrothérapique se compose d'un grand morceau de linge grossier, ayant la forme carrée, dont les côtés mesurent unmètre et demi . Plié en forme de triangle équilatéral et mis, de la manière indiquée, sur les épaules, cetépithème recouvre la poitrine et le dos, descendant devant et derrière jusqu'à la région lombaire (fig. 20 et 21, p. 134).

Cette serviette grossière est trempée dans l'eau froide, puis tordue, appliquée sur la peau et recouverte

d'une enveloppe de laine ou d'un linge sec, pour la soustraire à l'air.

L'on sentira bientôt naître une agréable chaleur, et le linge mouillé se chauffera de plus en plus.

L'application du châle peut durer une demi-heure ou 1 heure ou même 1 heure et demie, ou encore 2 heures dans les cas exceptionnels où un révulsif énergique est commandé. Quand la durée se prolonge, il ne faut pas oublier de renouveler l'application, ce qui a lieu au bout d'une demi-heure ou de trois quarts d'heure, c'est-à-dire quand la chaleur augmente et que le châle devient chaud, très chaud. Notre inoffensif châle a une action résolutive et révulsive dans les chaleurs intérieures , dans les congestions ?

et les commencements d'inflamma- Fig. 20. tions à la tête ou dans

la tête, dans les catarrhes fiévreux, et dans les embarras de la gorge, des bronches, de la poitrine.

Le châle a toujours rendu de très grands et d'étonnants services aux personnes du sexe faible dans riiypocondrie et l'aliénation mentale. Employé simultanément avec une autre application tout aussi facile, il a parfaitement suffi pour débarrasser la tête de l'afflux du sang, pour en détourner le trop -plein. Cette autre application, dont il est question, consistait ordinairement dans les chaussettes mouillées, dans l'emmaillottement des pieds ou dans un pédiluve chaud animé avec du sel et des cendres.

Fig. 21

APPLICATIONS D'EAU. 135

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