‹ Ma cure d'eau, ou, Hygiène et médication pour la guérison des maladies et la conservation de la santéChapitre 66 sur 200 · Hièble · texte numérisé non relu

Hièble

(Samhucus ébulus L.)

Sur la lisière des forêts, surtout de celles que l'on vient d'exploiter ou d'abattre, l'on rencontre des arbrisseaux d'un mètre et plus d'élévation, munis au printemps de grandes fleurs blanches en om-

belles et à l'automme de corymbes superbes, pesants et brillants. C'est l'hièble, le petit sureau ou sureau des bois. Les baies en sont plus petites que celles du sureau domestique. L'hièble croît en plus grande abondance et est moins délicat que son congénère de nos jardins.

Un thé fait avec des racines d'hièble évacue avec une efficacité merveilleuse la sérosité chez les hydropiques et nettoie les reins. Je connais plusieurs cas où il a guéri radicalement l'hydropisie assez avancée.

L'hièble agit également dans les maladies du bas-ventre, qui proviennent d'humeurs viciées ; elle évacue ces humeurs par les voies urinaires.

Le thé préparé avec la poudre d'hièble rend les mêmes services. Deux pincées de cette poudre suffisent pour une tasse, que l'on prend en deux coups à des heures différentes de la journée.

On récolte les racines d'hièble vers la fin de l'automne, on les sèche à l'air et on les conserve ensuite, ainsi que la poudre qu'on en obtient par la conquassation, dans la pharmacie de famille.

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