‹ Ma cure d'eau, ou, Hygiène et médication pour la guérison des maladies et la conservation de la santéChapitre 79 sur 200 · Ortie · texte numérisé non relu

Ortie

{TJrtica dioica L.)

L'ortie, à l'abord si peu attrayant, est la plus méprisée de toutes les plantes. Que d'âmes impressionnables se sentent piquées et brûlées au seul nom de cette herbe ! Est-ce raisonnable? Je viens d'apprendre qu'un professeur ambulant de Bohême a écrit une brochure sur les orties et leur utiUté. A la bonne heure ! Voilà qui est bien ! Pour un connaisseur, en effet, l'ortie a une grande valeur. Je parle surtout de la Grande-ortie ou ortie vivace.

Les orties fraîches, prises sur place, desséchées et prises en forme de tisane, résolvent les engorgements de la poitrine et du poumon, et débarrassent l'estomac des matériaux qui y ont séjourné trop longtemps, en les faisant rejeter principalement par l'urine.

Les racines d'ortie sont plus efficaces encore que les feuilles, soit qu'on s'en serve en été, quand elles sont vertes, soiten hiver, quand elles sont desséchées. Une décoction de ce genre est à même de guérir un commencement d'hydropisie et, en général, de délivrer l'organisme des sucs morbides.

Avez-vous du sang corrompu? Eh bien! faites cuire et mangez souvent, en été, des orties préparées à la façon des épinards. En Italie l'on aime beaucoup les soupes aux herbes. Or, les boulettes d'orties constituent un aliment non seulement nutritif, mais encore sanitaire.

Si vous avez des rhumatismes rebelles à tout remède, frappez ouû^ottez chaque jour,pendant quelques minutes, avec des orties fraîches les parties souffrantes. La peur, inspirée par cette verge inusitée, fera bientôt place à la Joie de sentir votre état s'améliorer.

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