REMARQUES PRÉLIMINAIRES
Le 13 de février 1891, les Evêques de la province de Montréal, Mgr E: ‘:uard Charles Fabre, Archevêque de Montréal, Mgr A. Racine, Evêque de Sherbrooke, Mgr L. Z. Moreau, Evêque de St-Hyacinthe, réunis au Séminaire de Montréal, résolurent de former provisoirement un Conseil d’affaires pour aider le Vice- Recteur dans l’administration monétaire de l’Université à Montréal cr général, et en particulier pour travailler à l’organisation d’une corporation financière permanente qui serait, si possible, légalement constituée à la prochaine session de la Législature de la province de Québec.
Jusque là, le Vice-Recteur, seul, avait administré les affaires de la succursale. L'argent de l’Université
était resté, en dépôt, entre les mains du procureur de l’archevêché; et, au fur et à mesure qu’il en avait besoin, le Vice-Recteur touchait certaines sommes,
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rendant compte à Mgr l’Archevêque de l’emploi qu'il voulait en faire et qu’il en avait fait.
Pour examiner la dette que le Séminaire de Québec présentait au mois d’août mil huit cent quatre-vingtneuf contre la succursale, le Vice-Recteur, sur la désignation spéciale de Mgr l’Archevêque de Montréal, s'était adjoint, pour la circonstance, un conseil d'hommes de bonne volonté: le très révérend L. D. A. Maréchal, V. G., l'honorable. J. O. Chauveau, alors doyen de la Faculté de Droit, l’honorable Juge Jetté, professeur à la Faculté de Droit, et M. le Dr Rottot, doyen de la Faculté de Médecine. L'affaire ayant été subséquemment réglée, le conseil s’éteignit faute d'aliments à donner à ses délibérations. Les Messieurs susnommés ont certainement bien mérité de l’Université.
Fatigué de la responsabilité qui pesait sur ses seules épaules, le Vice-Recteur, en l'absence de Sa Grandeur Mgr l’Archevêque de Montréal, écrivait au très révérend L. D. A. Maréchal, administrateur de l’archidiocèse, le premier octobre 1890 :
M. l’Administrateur,— Après avoir porté plus d’une année la responsabilité extérieure äe l’administration financière de la succursale, je désirerais m'alléger quelque peu d’un aussi lourd fardeau. C’est pourquoi, en attendant qu'un syndicat soit nommé, je demande que l'autorité diocésaine veuille bien m’adjoindre un conseil d'hommes entendus qui partagent avec moi les soins de cette administration, — Dans l’espoir que vous aurez ma demande pour agré-
able, je demeure avec la plus haute considération, Monsieur l’Administrateur, votre très dévoué et obéissant serviteur.—J. B. PROULX, PTRE.
La réponse à cette demande fut remise au retour de Mgr l’Archevêque de son voyage dans la Ville Eternelle et donnée en effet, comme dit plus haut, le 13 février 1891, par la détermination que prirent Nosseigneurs les Evêques de la province de Montréal de former d’abord un conseil d’affaires, pu : :.ne corporation financière, pour l’administration des biens de l’Université à Montréal.
Le 21 février 1891, Sa Grandeur Mgr l’Archevêque de Montréal écrivait au Vice-Recteur la lettre suivante :...(Voir plus haut N° XXXIV).
En conséquence, le Vice-Recteur adressa aux Messieurs que venait de lui désigner Sa Grandeur la lettre circulaire que voici:...(Voir plus haut, N° XXXV).
Tous les Messieurs demandés acceptèrent de rendre ce service à l’Université, excepté le révérend Père Drummond, S. J., et M. E. Barbeau, qui, tout en exprimant leurs plus vives sympathies pour le succès de l’œuvre, se voyaient, à leur grand regret, forcés de ne pouvoir entrer dans ce conseil, pour des raisons à eux particulières...