‹ Ma justification pour avoir fait triompher civilement les décrets romains au Canada [microforme]Chapitre 71 sur 76 · DEUXIÈME RÉUNION DU · texte numérisé non relu

DEUXIÈME RÉUNION DU

Conseil d’affaires de l’Université Laval à Montréal, 13 mars 1891.

En l'absence de Sa Grandeur Mgr l’Archevêque de Montréal, l’assemblée fut présidée par le Très Révérend L. D, A, Maréchal, V. G. Etaient présents : les

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lontréal,

evêque de Très Révésents : les

révérends MM. Colin, Lecoq et Racicot ; les honorables juges Jetté et Pagnuelo ; M.le Dr Hingston et le Révd J, B. Proulx.

Le rapport de l’assemblée précédente fut lu etadopté. Sur la proposition de M. le juge Pagnuelo, il fut résolu à l’unanimité d’annexer à ce rapport, ad memoriam re, les lettres des Messieurs qui n’ont pu, à leur grand regret, accepter l'invitation que leur fit Mgr l’Archevtcue de faire partie de ce conseil.

M. le juge Pagnuelo lr£ et expliqua, sur la constitution de l’Université McGill, une étude élaborée, bien propre à faire comprendrele fonctionnement, le rouage et la balance des pouvoirs dans cetteinstitution florissante.

Puis, l'honorable juge soumit, par écrit, aux membres du conseil, sur le syndicat projeté, toute une masse d'idées er de propositions, qui furent, pendant plus de deux heures, le sujet d’une examen minutieux et d’une discussion amicale. La conclusion fut que l'honorable juge préparerait, dans ses grandes lignes, un rrojet de constitution, basé sur l’ensemble des idées qu'il avait émises et des opinions qu'il avait entendu exprimer, pour le mettre devant le conseil à sa prochaine réunion.

Au cours de la discussion, le Révérend J. B. Proulx, fortement appuyé par le Très Révérend L. Colin, fit remarquer comme il importe de se conformer à la Constitution Jam dudum et à tous les décrets romains généralement quelconques, et par conséquent, dans le travail de cette organisation absolument nécessaire à

Montréal, de n’empiéter en rien sur les droits du Conseil Universitaire, qui doivent rester intacts, tels que le Saint-Siège le désire : en sorte qu’il est bien entendu que ce syndicat, ou cette corporation, qu’on est à organiser, n’a pour but que de partager avec l’Archevêque de Montréal et le Vice-Recteur les responsabilités de l'administration financière de l’Université Laval à Montréal, et d'assister ce dernier dans l’exercice des pouvoirs que les Evêques de la Province de Montréal ont le droit de lui transmettre, déléguer, ou communiquer, soit par la Constitution Jam dudum, soit en vertu de leur autorité épiscopale, soit autrement.

Il fut décidé que la prochaïne réunion aurait lieu lundi, 23 mars, au même endroit, à 8 heures du soir.

MoxTRÉAL, 2 avril 1891.

Sa Grandeur Mgr Epouarp CHs FABRE,

Archevêque de Montréal.

MoNSEIGNEUR,

Nous avons eu, hier soir, une première réunion du comité de rédaction. Seul, M. le Dr Hingston ne put venir, et s’excusa par le téléphone. Les cinq autres membres s'étaient évidemment préparés par une étude sérieuse du projet de bill. M. X, surtout, ne laissa passer aucun mot, sans le peser et le repeser.

Advenant 11 heures #, comme nous n’étions rendus

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avril 1891.

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qu'à la moitié de la tâche, nous levâmes læ séance, pour la reprendre lundi prochain, 6 du courant. C’est un plaisir de travailler avec des hommes d’un esprit aussi large et d’une bonne volonté aussi grande.

Il vient de se produire, dans le monde universitaire, un petit incident, qui m’a donné l'occasion de montrer mon bon vouloir vis-à-vis les facultés de Québec et le Conseil de l’Université. Voici.

Un certain nombre d’élèves en médecine de Québec, en difficulté avec leurs professeurs, écrivirent au secrétaire de la Faculté de Médecine à Montréal, demandant de passer leurs examens ici par privilège. La Faculté leur rédigea une réponse, qu’elle m’envoya. (A). Par une simple phrase, rouchée en travers des

‘lignes, j'approuvai ce projet de réponse. (B). Puis,

pour éviter tout malendu, j’écrivis à M. le secrétaire une lettre, où j’ex posais toute ma pensée. (C). Samedi, une députation de ces élèves arrivait à Montréal pour tâcher d'obtenir une réponse plus favorable. La Faculté assemblée voulut bien me consulter, elle demeura inflexible dans sa première détermination. Les deux délégués me rencontrèrent, tout à fait polis, convenables, bien élevés. Je leur conseillai fortement de s'arranger avec leurs » sfesseurs, et de continuer leurs cours là où ils les avaient commencés.

J'aurais voulu que Mgr Paquet m’entendît parler des avantages qu'offre Québec; cette fois, il aurait été content de moi. Je ne doute pas qu’on ne finisse par le devenir. Tout le monde, à la fin, comprendra que notre conduite est dictée par la nécessité, par les

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besoins de la province de Montréal et le bien général du pays. ‘‘ En attendant le beau temps, comme dit la chanson, vivons contents, vivons contents.” L'œuvre de Dieu se fait, l'avenir s’assied, l’université catholique s’enracine aux pieds du Mont Royal; et je demeure avec une vénération toujours croissante,

De Votre Grandeur, Monseigneur,

Le très humble et très obéissant serviteur,

J. B. PROULX, Prre, V. R. U. L. M.

MonsIEUR.—A sa réunion d’hier, la Faculté a pris connaissante de votre lettre en date du 17 courant, et voici ce que j’ai mission de vous déclarer.

La Faculté de Médecine de l’Université Laval à Montréal ne saurait admettre à ses examens que des élèves qui ont été régulièrement inscrits comme tels dans ses registres et qui ont suivi ses cours au moins l’espace de trois mois consécutifs. Vous voyez par là ce que vous auriez à faire, au cas où vous et vos confrères vous décideriez à laisser Québec pour Montréal. Dans tous les cas, la Faculté ne saurait prendre à ce sujet aucune détermination définitive, sans avoir pris connaissance des raisons qui vous forcent d’en venir à

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