MONSIEUR LE SECRÉTAIRE
Comme j'ai écrit ce matin un petit mot en travers de vos résolutions, et comme je conserve ad memoriam rei toutes mes paroles écrites, auriez-vous la bonté de garder pour moi une copie et de mon petit mot et de vos résolutions ?
Ïl importe pour nous, dans une circonstance de cette délicatesse, de ne rien décider définitivement sans connaître ce qu'ont à dire les intéressés À Québec ; de ne faire tort en rien À la Faculté du siège québecquois ; de ne paraître aucunement vouloir attirer ici les élèves
du district de Québec, ce qui est loin de notre pensée; de ne pas prêter flanc à ceux qui voudraient dire que nous offrons de plus grandes facilités d'examen qu’à Québec, ce qui n'existe pas, j’en suis persuadé ; enfin, sens gêner la liberté et les droits de personne, de ne risquer aucune démarche qui pourrait apporter le moiudre nuage sur la bonne harmonie, qui doit régner entre les deux branches d’une même université.
J'ai cru comprendre, à la lecture de vos résolutions, que c’étaient là les principes qui avaient présidé à vos délibérations, et je vous en félicite.
Croyez que je demeure, avec une haute considération, Monsieur le secrétaire,
Votre très dévoué serviteur,