ERNEST, LA BARONNE
ERNEST, sur le devant ^ d lui-même. M. le comte \c ne puis être votre complice... J'ai aussi des obligations à la baronne et je dois l'avertir, (yi la baronne.) Ah! madame!
LA BARONNE. Est- ce que vous étiez là?
ERNEST, arec agitation. J'ai tout entendu.
LA BARONNE. Il m'aime bien, n'est-ce pas?
ERNEST. Oui... tout le monde le croirait.
LA BARONNE. Que de dévouement, de franchise!
ERNEST, rtteme;»/. Ohl oui, de franchise, surtout. [À part.) Pauvre baronne!., et dire qu'il faut la désabuser.
LA BARONNE. Mais qu'avez-vous donc?., comme vous êtes agité !
ERNEST. Je crois bien... après ce qui se passe dans mon cœur et ce (juc je viens de voir.
LA BARONNE. Vous m'cflrayex... qu'y a-t-il donc? ERNEST. Apprenez que j'iiiuio, j'udore Mina!..
LA BARONNE Vous aimez Mina...
ERNEST. Oui, madame, j'ai le malheur d'en être fou.
LA BARONNE. Voyez le grand malheur ! autant être fou de sa femme que d'une autre !
ERNEST. Je ne suis pas son mari et c'est ce qui me désespère.
LA BARONNE. Vous n'êtes pas son mari ?. . pourquoi cette ruse?
ERNEST. Poursoustraire Mina auxpersécutionsdu Grand-Duc.
LA BARONNE. Je comprends... voilà bien Dornabruck et sa diplomatie, .. il veut sauver sa Place et l'honneur de sa Sœur.
ERNEST. Mais ce n'est pas sa sœur.
LA BARONNE. Mina n'est pas sa sœur?., mais qui est-elle donc ?
ERNEST. Voilà ce que j'ose à peine yous dire et pourtant l'intérêt que vous me portez... la reconnaissance... la perfidie du comte. . je ne puis me taire. . .
LA BARONNE. Sa perfidie!..
Air : Set yeux disaient tout te contraire
Le comte! je voudrais bien voir Qu'il me trompât.
EHKEST.
Je lis d'avance Dans tons vos traits le désespoir!
tk BABONRE.
Le désespoir, non, la vengeance !