ERNEST, ANDRÉ
ANDRÉ. Sa rivale., sa vengeance... elle est timbrée, la baronne... ah! ça, j'espère bien que vous ne quitterez pas mademoiselle Mina, à présent.
ERNEST. Au contraire; plus que jamais.
ANDRÉ. Plus que jamais !
ERNEST. Eh! malheureux!., elle est mariée.
ANDRÉ. Mariée... c'est une femme mariée, oh, oh! c'est bien plus drôle.
ERNEST. A-t-on jamais vu un gaillard pareil. ANDRÉ. Oui je suis un gaillard. .. je suis le vainqueur , le Napoléon des femmes. Je ne peux pas mieux exprimer ma pensée.
Air de Turenne.
Déjà ces petites tablettes,
Pour mes exploits ne suffis' pas ,
En fait d'amoureuses conquêtes,
Dans tous les endroits où je vas ,
Moi j'en voudrais faire autant que de pas
J' voudrais couvrir pour qu'on me r'nomme
De tous les cœurs que j'ai conquis ,
Une colonne dans ce pays ,
Grand' comm' cell' de la plac' Vendôme.
ERNEST, voyant venir Mina. Elle vient... laisse-moi. ANDRE. C'est convenu... mais je vous en prie , n' soyez pas iadigne de vous. {À part.)E\\e est mariée. Dieu! si c'était moi.
Il sort.