SCENE XX
Les Mêmes, DORNABRUGK.
DORNABRUGK. Mon cher Ernest, madame la Baronne... félicitez-moi... le prince arrive... déjà l'on aperçoit sa voiture, et avant une demi-heure, je pourrai lui présenter celle qui doit être ma femme... que je vais être beau!
LA BARONNE. Vous êtes abominable !
DORNABRUGK. Que dites-YOus, chère baronne ?
LA BARONNE. Yous êtes tout ce qu'il y a de plus affreux au monde.
DORNABRUGK. Je ne suis pas accoutumé à ces exagérations. LA BARONNE. Faites donc l'innocent.
DORNABRUGK. Jc VOUS jure que je le suis en effet. LA BARONNE. Je connais votre indigne conduite, je vais trouver le prince et lui dire de quelle manière vous l'avez trompé. ERNEST. Arrêtez!
DORNABRUGK. Ne me perdez pas, ayez pitié de moi.
LA BARONNE. Avez-vous eu pitié de moi ? tous ? non , point de grâce , tous serez puni , traître !
DORNABRCCK. Je suis abîmé... Ernest, je tous en prie, Tenez à mon secours... parlez pour moi.
ERNEST. Je pars à l'instant aTec madame.
DORNABRUGK. Vous partez..
ERNEST. Je suis désolé, monsieur le comte, de ne pouTOir continuer le rôle que tous m'aTez confié .
DORNABRUGK. Mais, c'est donc une conspiration ?
UN DOMESTIQUE. Monsieur le comte, la Toiture du prince entre dans l'aTcnue du château.
DORNABRUGK. Grand Dieu !.. je suis mort!., oh! mon portefeuille !
LA BARONNE, riant. Que la Tengeance est douce !
DORNABRUGK. Ernest, mon ami, ne m'abandonnez pas, quel motif peut tous engager à me quitter?., que faut-il que je fasse pour tous retenir?
Air de l'Anonyme.
De mon crédit réclamez une place , Tout autre à vous sera sacrifié ; Rubans, faveurs, que vous faut-il de grâce f Do tons mes biens Toulez-Tous la moitié?
LJl BAROTTNE.
Rien de tout ça ne peut toucher son ame , Et ce qu'il veut ne peut se partager... Ce qu'il lui faut, monsieur, c'est votre femme !
DORNABRXJCK, arec joie.
Qaoil c'est ma femme ! Ah 1 ça peut s'arranger ! 11 ne vous faut, cher ami, que ma femme. Ah! toucbez-là... car ça peut s'arranger.
LA BARONNE. Est-il possible?
ERNEST, d part. Il devient fou!
DORNABRUGK, d Ernest. Embrassez-moi, et tous aussi, baronne !
LA BARONNE. No m'approchez pas î