‹ Ma tante Aurore opéra [comique en deux actes.]Chapitre 9 sur 59 · FRONTIN. JULIE · texte numérisé non relu

FRONTIN. JULIE

Les voici, Monsieur, les voici! Eh bien, Maitou, qu'elle eat done cette ? VALSAIN bonne novelle que {u avais à m ay prendre? : O bonheur! elles SD PAUSE | MAKRTON.

FRONTN. C'est que Monsieur de Yaleonnt attendait Oui, mais ne nous montrons pas d'abord. | hier son neveu. VALSAIN | JULIE. È Pourquoi? Et qu'est ce que cela me fait” FRONTIN. MARTON. ? .

Cest qu'elles nous eviteront, si elles ont Comment! ce que cela vous laitlué savez tort. vous pas ee que cest que Monsieur de VALSAIN. | Valcourt:

Tu as paisén. il faut les tourner. | JULIE.

FRONTIN. | lé sais que e’esf notre nouveau Voisin, 1 Qui, mettons-les entre nous et les bois, | l'acqueren de la terne qui touche à la no nous serons surs ainsi de leur parler, ou de Jes tre. Ayres: mener loin. | MARTON.

SCE NE II. Et son neveu’ £ JT LIE MA{RTON. JULIF. ; arrisant du Chètean par le petit sentier. Est ayparemment le fils de son frère ou | MAKRION. | de sa soeur... Tu m'ennuies…. »

Ah, mon Dieulj'ai oublié la elef de la volière. | MARTON. JULIE. | C'est Valsain.

Etonrdie.. cours la chercher.

MARTON

Valsain?.

Oh, nous ny allons pas sitot ily a encore MARTON. |

, trup de rosée dans le bois. Nous pouvons Vous allez peut-etre aussi me demander

JULIE

jaser avant. juel est celui-là?

JULIE

Oh! non, je sais fort bien que e‘est un etourdi qui pendant l'hiver que je viens de passer à Paris, chez ma tante, m'a beauconp fait rire, et assez plu. parce qu'on me plait assez quänd on me fait beaucoup rive.

MARTON

Oui,mais le jeune étourdi qui fait rire, lais

se quelquefois un Souvenir très sé ieux, ef... JULIE.

Ah! je serais bien folle de m'oceuper d'un homme qui m'oublie, dont je n'ai seulement pas entendu parler depuis denx mois. 4

MARTON

Excepte jar vous ef moi, qui en parlons

reenliérement tous Les Jours.

JULIF.

Ah! il etait de:toutes nos parties,son sou veuir se mêle à celui de tous mes plaisirs.

| MAKTON.

Sans doute.

JULIE Tu erois que je l'aime, Marton.

MARTON

Oh! mon Dieu oui,,#t vous?

JULIE

Eh bien, moi aussi; et ee qui m inquiète, c'est qu'il ne le ervie lui mème.

MARTON

Vous le lui avez dit, peut-être?

JULIE «herchant.

Dame! il y à tant de manieres de Le dire je ne jurerais pas qu'il ue m'en fût échappe quelqu'une.

MARTON

. Eh bien, où serait le mal?

JULIE

Il yen à beaucoup, S'il m oublie.

MARHSON.

Oh! mon Dien non:eas alors vous l'aurez bien tôt oublié vous même: ce n'est pas Vous qui mouvrez jamais d'amour.

JULIE

de l'espère bien: quelqu honneur que cela

put me faire auprès de ma fante... en me moquant de son exaltation romanesque. de.

m'en trouve tout naturellement préservée, et Je erois qu'au lieu de défendre les romans anx jeunes personnes, il vaudrait mieux

les forcer d'en lire, elles sentiraient bientôt,

comme moi.le ridicule des passions à vapeurs.

Page 1