‹ Ma vocation socialeChapitre 67 sur 103 · EN FRANCE · texte numérisé non relu

EN FRANCE

Monsieur le comte,

La fondation et la propagation en France de l'Œuvre des cercles catholiques d'ouvriers ne pouvait pas ne

point attirer !

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rite

le de c< tant plu I ])lus expos* ■ disposer d'un don de deux mil] ( Euvre. Ci tie i (fri . .

peine, monsieur le ( )om1 mes' d laqu<

souhaite pouvoir r des

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itisfacl tolique.

J*ai l'honneur, monsieur i en l'auguste nom de not deux mille francs.

Mais S cette marq .patines souv- ivre

des cer\ . - . oulu ;;

donner un gag i bienveillance particulière à ceux?

qui, s'inspirant si bien de sa sollicitude du Saint-Siège pour la classe ouvrière, ont b conçu et cherc . et par un dévo ùment

si éclairé et si édifiant, à réaliser le plan ma. cette Œuvre, si propre i r la clause ouvrière

des désordres, de Terreur et du mal. Le Saint-Père a donc daigné c r la croix de l'ordre de 1

vous. Monsieur le comte le comte de La Tour

Pin et à M. le comte Robert de Mun. votre di frère.

Je m'empresse de vous envoyer ci-joints les trois brefs de nomination.

Vin. — u 167

uiilez, Monsieur le comte, agréer, avec mes compliments, mes sentiments 1res distingués.

Le Nèfice apostêliqi Signé : Chioi.

Ce don généreux, dont la situation précaire laite au Saint-Siège doublait le prix, nous remplit de reconnaissance. Les distinctions qui nous étaient accordées nous honorèrent grandement : nous sentîmes, Kené de La Tour-du-Pin et moi, une fierté en attachant la croix de Pie IX sur nos uniformes à côté de la Légion d'honneur.

Ce saint pape, Illustre par son malheur, par la courageuse grandeur de son attitude, par la fermeté d Eoctrine, excitait alors au plus haut point notre enthousiasme l<- ne le connaissais pas et je ne l'ai jamais vu. La carrier*4 militaire rendait pour moi le voyage difficile, et l'entraînement de la vie catholique ne m'en laislait guère le loisir. Lorsque j'eus donné ma iori, s qui marquèrent mes débuts dans la vie politique t tout mon temp^. Pie IX disparut le 5 lévrier 18*78, sans qu'il m'eût été possible d'aller à Rome lui porter l'hommage de ma foi et contempler cette e, déjà parmi nous légendaire. Une période de notre histoire s'achevait quand il mourut : il fut pour nous le Pape des années ardentes, où L'affirmation de la doctrine catholique, l'éclat des pieuses manifestât! l'impétueuse activité delà vie militante avaient caractérisé rmtre Œuvre et lui valurent de sa part le nom « d'A rmée de Dieu '

1. Dans le courant du mois de juin 1875, i<- âaint-Père, rece lerius français de Cltnnont-Ferrand, cl leur parlant dations que lui apportaient les belles manifestation^ d dont la France étail !»■ théâtre, daigna <-i!er dont

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comme an fruit naturel, de 1"

l'on Mil fut le !'.»(- J'allai .1 Rome, pour !

l'époque de i >n couronn I

comité de l'Œuvre où figuraient le li. I'. Hubi «I'- Roquefeuil, Louie Mil -"iins dont l'accablai! son r voulut noua recevoir en

irdi ."» mars l du cardinal 'lire d'Etat, iveau i

installe provisoirement. Le cardinal Chigi, ai nonce a Paria, nous |

sur le passade du rain Pontife qui portail

soutane blanch". le liapeau et le manteau rouges. 11 réta un moment, et je prononçai les paroleque nous avions, d'avance, concertées :

" « Très Saint-Père, l'Œuvre des cercles catholiq

d'ouvriers, représentée par le bureau de s<n '«unité, apporte aux pieds de Votre Sainteté l'hommage de inébranlable fidélité au Saint- S ou Pape, ainsi

que l'assurance de son obéissance absolue aux e: gnements de l'Eglise. »

Le Saint-Père mit affectueusement la main sur mon épaule et répondit : « Ayez courage, soyez toujours la brèche, car il ne faut pas laisser la pauvre Fiance abandonnée à ceux qui font tant d'efforts pour la per-^ vertir. » Puis, nous ayant bénis, il ajouta : « Je désire

la récente assemblée générale de l'Œuvre des cercles cathol d'ouvriers venait d'être l'occasion, ot. faisant allusion aux pai prononcées dans sa séance de clôture, qu'un journal catholique avait reproduite> titre : l'armée de Dieu, il répéta, comme

pour le rontirmer.c? nom glorieux.

\ III. — LA r.ovi RE-RÉVOH Tl<>\ 10'.»

que cette bénédiction vous accompagne : je la destine à tous les membres de l'Œuvre que vous représentez. Leur dévouement produira de grands fruits; donnezleur l'assurance qu'il sera largement récompensé. »

Dans l'après-midi du même jour, je fus honoré d'une audience personnelle du Pape. Keçu dans une des salles :1e l'appartement prive, j'abordai, non sans une émotion profonde, le pontife dont la peinture et la gravure ont immortalisé les traits. Avec cette affable dignité, cette najestueuse bonté, depuis si souvent admirées, il me lit oir a côté de lui, aussitôt que j'eus baisé son pied, •t, immédiatement, m'interrogea sur les affaires religieuses de la France, marquant, dans ce premier entreicn avec un homme à peine entré dans la vie publique, a sollicitude active et le souci d'informations qu'il monra toute sa vie. L'audience dura une heure environ. Au noment où, congédié par le Saint-Père, j'étais ageîouilié à ses pieds, il me dit, ayant la main sur ma tète : ( Je vous ai donné ce matin une bénédiction pour votre Euvre et pour votre famille; je vais vous en donner une i vous-même pour ce que vous avez déjà fait et pour ce jue vous ferez encore; mais vous allez promettre d'être oujours un fidèle défenseur de l'Eglise ! » Et, insistant ivec une expression de commandement que rien ne .aurait rendre, appuyant fortement sa main, il répéta : < Promettez-le. » Je prononçai ce serment du fond du niir, et j'espère, durant les trente années écoulées de- )uis ce jour, n'y avoir jamais failli.

Au sortir de l'audience, je me rendis suivant l'usage, ivec Raoul Ancel, chez le cardinal Franchi, qui venait l'être nommé secrétaire d'Etat et qui mourut très peu le temps après. 11 nous parla avec enthousiasme du lOuveau Pape et déroula sous nos yeux, dans une élo- |ii"nte improvisation, le tableau des grandes choses que >on règne allait accomplir : la Papauté désarmée, dépouillée de son pouvoir temporel, se redressant plus laute et plus puissante que jamais dans sa majesté mo-

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que je prononçai à V, de Chambord, pour affirmer n il manifesta, par an pabl luliuii de w ■ catholiqu

avec celle de la monarchie. De môme, i tentative d'organi 1883 et à laquelle je ren<

t ici trou .

Je ne puis qu'y faire allusion... ( !» >s dt bien loin de m'aliéner sa bienveillance, l'avoir conciliée.

L'Œuvre était à cette époque en pleine acti ilJ

j'avais* à la tribune de la Chambre s

corporatif et ses plans d lation ouvr XIII

devint, pour nous, le père le plus encourageant, tecteur le plna -eux. A l'o ;-ands .

rinages ouvriers de 1887 et 1S91. il nous honora d particulière bonté. En 1891. l'Encyclique Rerum nova* rum, avant la publication de laquelle il avait daigné me demander un mémoire spécial, vint appo idées, la plus magnifique consécration. En 1893. lorsque j'allai à Rome, un an après le « ralliement > . au moment du jubilé sacerdotal du Pape, je fus comblé par lui des distinctions les plus ilatteuses. et, seul être;

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