I . De Albrico milite Mentis Desiderii
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On Sait Qu'à les entendre les auteurs, de nos anciennes c^ •-^ -- ' - •--• • "Vv^i^nt rien moins que des h non, toujours
aftchée, trouvait créance dans la société laïque, cl plus d'un clerc même s'y laissa prendre, il y en eut sans doute comme Albcric de Trois-Fonlaines qui n'enregistrèrent point avec une ciédulité trop facile toutes les inventions des prétendus historiens ; mais Alberic lui aussi, malgré ses réserves, ne paraU-il pas en accepter au moins une partie ? Parmi les chroniqueurs qui ont puisé ^ cette source poétique, et sans témoigner aucune méfiance , nous en trouvons un qui pour écrire les régnes de Ch--" - ^ne et de Louis le Débonnaire a pris à p. jms ses matériaux
dans la plupart des chansons de geste. Il n'a pas oublié '" "'•--. qu'il abrège, dit-il, mais à regret ; t f en est belle à oyr là où elle est au lone. 11 la connaît donc tout entière , et on le voit b:"-^ '■ " urs, puisqu'il en rappelle les principaux en nomme les personnaLjcs importants : la reine Sibile, Macaire, le nain, Aubri de Montdidier et le bûcheron Varocher, qui tous sa plume sans doute picarde devient Ver-
pris que dans son duel contre Ma- Ci;: '-n n'avoit pour toutes armeures que une
Meut ou tonne! trouée par les deux bouts ? Proba-
Dlcment dans In n en vers alexandrins de
notre poème. i cas , voilà la première
motion que l'on rencontre de ce tonneau qui se
I V«fal'4^]f«Uia. Mulf nom, p. ji{-)i7.
Préface. xxîij
retrouve dans les récits postérieurs du combat et dans les estampes qui le représentent.
L'ouvrage anonyme de ce compilateur, qui commence à la fondation d'Athènes par Jupiter, finit avec le règne de Charles V, à l'année 1 380. C'est donc sans doute vers cette époque qu'il fut écrit (').
Gaston Phébus, comte de Foix, qui mourut onze ans plus tard, connaissait l'histoire du chien d'Aubri , et Pa racontée dans son Livre de la Chasse (2) ; mais il en ignorait l'origine, et ne l'a pas tirée , comme notre chroniqueur, du roman dont elle fait partie. La preuve en est que, selon lui , Aubri de Montdidier traversant un jour la forêt de Bondy, y fut attaqué à l'improviste par Macaire, un homme qui le héoit par envie^ senz autre raison. Si Gaston Phébus avait lu la chanson, il y aurait trouvé une autre raison que l'envie pour expliquer l'attaque de Macaire et le meurtre d'Aubri.
Le témoignage de Gaston Phébus n'en est pas moins précieux. Il confirme et complète celui de Gace de la Buigne au sujet des peintures qui re-
1. Il m'a été signalé par mon savant confrère et ami M. Léopold Delisle. C'est le manuscrit de la Bibliothèque impériale, fr. 500 j, intitulé au dos : Chroniques de France. Fauchet, à qui il a appartenu, a écrit ce renvoi à la marge du fol. 96, où se lit le passage qui nous occupe : « Voyez Phœbus le conte de Foix, au Livre de la Chasse, et Gaces de la Vigne. » Peiresc, qui avait eu le manuscrit entre les mains, y a relevé, en 16 12, le sommaire de notre histoire. (Voyez le manuscrit de la Bibliothèque impériale, lat., no 10,000, fol. 318.)