L-jL- à roxcenlrique
■ ~Hi L'entraînement des deux plaques
' '" se fait au moyen d'écrousE, ET, flle-
1. ïii, — Tiroir Miycr, [)is en scns inverse el exactement du mt^me pas. Pour une position n-'e, lu dislributioii fonctionne comme si la plaque était |uc ; ni;iis. si l'on vient k tourner la tige L dans un sens liins l'anlje, les deux écrous EE' et, par suite, les plaques
qu'ils entraînent, se rapprochent ou s'éloignent en modifiant la détente. L'extrémité F delà tige I^ est carrée et s'engage dans la douille en bronze I) d'un volant V, que l'on peut tourner à la main. La rotation du volant entraîne celle de la lige L et le déplacement des plaques; un index I, vissé sur la partie filetée extérieure de la douille du volant, et qui se déplace longitudinalement dans une rainure R sans pouvoir tourner avec la douille, permet de fixer le cran de détente ; il suffit, pour cela, de le placer devant la division correspondante tracée au préalable. La liaison de la lige L avec la barre d'excentrique se fait au moyen d'un étrier, afin que le mouvement de rotation de la tige L ne se communique pas à la barre.
Enfin les écrous E, E' peuvent coulisser perpendiculairement à la glace du tiroir, de façon à permettre l'application automatique des plaques au fur et à mesure que l'usure augmente. Le jeu doit être évidemment nul dans le sens du déplacement du tiroir.
L'épure circulaire peut parfaitement s'appliquer à l'étude de la détente Meyer; mais elle est quelque peu incommode, à cause du tracé des ellipses. L'épure de Zeuner, au contraire, est très commode ù employer.
On a vu que l'on fixait généralement la position de l'excentrique des tuiles de détente en prenant pratiquement pour valeur de y, angle de calage des deux excentriques, le chiffre de 60®. On peut aussi fixer la position de l'excentrique des luiles de détente, en remarquant que, devant remplir deux rôles semblables pour la marche avant et la marche arrière, il devra être placé symétriquement par rapport aux positions qu'occuperaient les deux excentriques d'une coulisse supposée chargée de produire ces deux sens de marche. Or ces deux excentriques sont eux-mêmes placés symétriquement par rapport à la manivelle ; l'excentrique des tuiles de détente, dont le rayon devra, pour la symétrie, se trouver dirigé suivant la bissectrice de l'angle des deux excentriques supposés, serait donc en prolongement de la manivelle motrice. Si cet angle était fixé ainsi, les tuiles de détente auraient toujours leur mouvement dirigé en sens inverse d<* celui du piston.
Quelle (jue soit la manière dont Tangle y est fixé, il faut, pour étudier la distribution, connaître le mouvement relatif des tuiles par rapport au tiroir de distribution.
Fio. 215.
Pour cela, on considère les deux rayons d*excentricité
OT et OP [fig. 215) des commandes du tiroir et des plaques' de détente. Ils font entre eux Tangle y- Les mouvements des extrémités des bielles de commande, dont on peut négliger l'obliquité, se font comme les mouvements des projections ^ p sur la ligne XX' des points morts. Le mouvement relatif de p par rapport à ^ c'est-à-dire des plaques par rapport au tiroir, est défini par la variation de la longueur tp. Or, si l'on complète le parallélogramme de OTP, on obtient le point R dont la projection r. sur XX' détermine la distance Or constamment égale à tp. Donc le mouvement relatif cherché peut être représenté à chaque instant par la projection r du point R, obtenu en construisant le parallélogramnie PTOR. Le point R décrit le cercle OR d'un mouvement uniforme, puisque le triangle OTP est invariable. Ce mouvement relatif peut être considéré comme réalisé par un excenirique imaginaire de rayon OR. Le mouvement absolu de P est la r«'\sultante du mouvement d'entraînement ï et du mouvement relatif R.
On peut tracer les cercles de Zeuner afférents à ces trois mouvements. Ces cercles ont, par rapport à la perpendi-
culaire yy' sur la ligne des points morts, leurs diamMres symétriques des rayons d'excentricité. Ils seront donc placés comme l'indique la figure 216 pour une position OMq de la manivelle. 0T| donnera les déplacements du tiroir, OP^ les déplacements des plaques, OH, les déplacements relatifs des plaques et du tiroir. On aura, comme on l'a dit, OR^ égale et parallèle à TjP,. L'angle de calage de l'excentrique-tiroir est a =r XOTi et celui des deux excentriques est y .^= T|OP|. Pour une position M de la manivelle, le déplacement du tiroir sera 0^ celui des plaques Op, et le déplacement relatif de ces dernières par rapport au tiroir sera Or. Cette longueur Or est égale à fp, puisque tp représente la différence des chemins parcourus par les deux tiroirs, c'est-à-dire leur écart relatif.
FiG. 216.
En se reportiint maintenant à ia figure 213, où les tiroirs sont représentés dans leur position normale moyenne, la distance entre l'arête externe a de la plaque de détente
JlACIIl.NES A VAI'ICni.
306 MACHIISES A VAPELR
et Tarêle externe 6 de l'orifice du tiroir est e. Cette distance e est fonction d'une position déterminée des plaques correspondant à un écart 'lu entre elles.
Pour qu'il y ait détente, il faut que les deux arêtes a et 6 viennent en contact, c'est-à-dire que le déplacement relatif des deux tiroirs soit e. Ces déplacements se comptent sur les cercles OHi (fig. 216). Si donc on trace, à l'échelle choisie, uii cercle 0(/ de rayon c, l'intersection avec le centre ORi en d déterminera la position OMj do la manivelle, pour laquelle la délente aura lieu. En effet, l'écart relatif étant Od mesuré sur l'épure, les arêtes a et 6 seront en contact, et l'admission cessera.
On peut savoir très facilement, pour une position de la manivelle, la quantité dont l'orifice du tiroir peut être ouvert, c'est-à-dire la section de passage offerte à la vapeur. En elTet, soit une position voisine OMj de la manivelle pour laquelle l'écart relatif des arêtes a et 6 de la figure 213 est comptée en 0^2 sur l'épure. L'arête a se trouve, par exemple, en a. L'écart k entre aeta' est égal àcette distance Oc^. La quantité $ dont l'orifice est ouvert est égale à c — kz=Od — Odj = d^\. Le maximum de .s sera la largeur m de l'orifice, quel que soit l'écart. Si l'on trace sur l'épure un cercle Oc tel que son rayon Oc soit égal k e — w, on aura constamment, comme distance entre les cercles Od et Oc, la distance to. Les sections de passage de la vapeur se compteront donc sur les segments de rayons compris dans le quadrilatère curviligne dd^g^g, indiqué en traits forts sur l'épure. La quantité dont l'orifice de distribution du tiroir est recouvert, c'est-à-dire m — .s sera égale pour une position Mj à rf'2^2 — ^2^ = ^a^a ifiQ' 216;.
Cette remarque faite, pour se rendre compte du fonctionnement, on tracera les cercles, de rayons e et i, relatifs aux recouvrements extérieurs e.t intérieurs du tiroir de distribution, qui aura été établi lui-même pour une admission variant de 90 0/0 à 75 0/0 au maximum (on ne reviendra pas sur la construction de cette épure, qui a été suffisamment détaillée dans un paragraphe précédent). Pour la position M3 de la manivelle, on voit que la plaque va commencer à découvrir Torifice, puisqu'une valeur de S, comprise entre le quadrilatère curviligne, va
apparaître à partir du point d^ ; mais le tiroir de distribution n'ouvrira que pour la position OM4 de la maiiivelle déterminée par l'intersection v du cercle OT, avec le cercle de recouvrement extérieur. La position M4 correspond à Tavance à l'admission. A partir de ce moment, les valeurs S de la section de passage de la vapeur augmentent jusqu'à la position M5, pour laquelle S est maxima et égale à «o. La section de passage reste ainsi constante jusqu'en Mg, puis diminue graduellement jusqu'en M^, moment où commence la détente. Pendant toute cette période, les écarts absolus des plaques, représentés par les segments de rayons compris dans le cercle OP^, ont constammentdiminué; ceux du tiroir, comptés dans le cercle OT^, ont, au contraire, augmenté jusqu'en T^. Les deux tiroirs marchaient donc en sens inverse de Op4 à 0T|. La détente durera pendant l'arc M2M7 ; le point M7 correspondant à l'échappement. Enfin l'échappement cessera en M3, et la compression aura lieu jusqu'en M^, bien que la plaque de détente ait déjà ouvert en M3, puisque l'admission ne commence qu'en M4. Toutes les phases peuvent donc être étudiées facilement sur l'épure.
Pour une valeur différente de e =:Ori, la position du point d changerait et la détente également; mais les autres phases peuvent rester les mêmes.
Il y a lieu de faire ici une remarque importante. M. Gornut a démontré que le rayon d'admission extrême OF coïncide avec le diamètre OR^ ; en d'autres termes que ORj passe par le point F intersection du cercle OT^ et du cercle de recouvrement extérieur. Pour la position R4, le tiroir de distribution ferme l'admission lui-même. Les plaques de détente devront, dans tous les cas, fermer avant cette position Rj de la manivelle. Le point R, lui-même donne la position limite à fermeture. La figure 213 montre (|ue l'on a, d'une façon générale, pour l'expression de l'écart compris entre les arêtes a et 6, relatif à une détente déterminée et dans la position moyenne :
L'écart maximum correspond à 11 minimum et est, par suite, égal à L — /. Il correspond à la plus grande admission
308 MACIIIXKS A VAPEUR
possible, c'est-à-dire à celle du tiroir même de distribution, pur suite à la position R» de la manivelle. Cet écart maximum est 0R|, corde maxima ou diamètre du cercle OR^. On a donc :