TORPILLEURS ET CONTRE-TORPILLEURS
Durandal^ I 660œ''-
Forban • Chevalier
Destroyers américains.
Albatros
Hornet
Havoch
CN
Les astérisques indiquent les machines non encore essayées.
Un mémoire de M. J. T. Milton el de Sir John Durston publié dans les Transactions of the Institution of naval Architects de 1897, fait connaître en détail les progrès réalisés sous le rapport de la vitesse des pistons depuis la création de cette institution en 1860, jusqu'à Tépoque actuelle.
Les constructeurs anglais ont tenu généralement la première place dans la réalisation de ces progrès.
21. — Détermination de la course C et du nombre de tours N. — La vitesse moyenne des pistons d*une machine étant fixée, il ne reste plus qu'à décomposer le produit CN en ses deux facteurs, pour connaître tous les éléments principaux py D, C, N, de la machine.
Supposons d'abord que Ton ne soit arrêté, ni pour la valeur de G, ni pour celle de N, soit par des considérations d'encombrement, soit par le rendement de Thélice. Dans ce cas, on considérera que le facteur N jouit de la très précieuse propriété de n'influer ni sur le poids ni sur le volume de la machine, et on l'augmentera le plus possible, en diminuant d'autant C. Dans celte voie» la limite a été uniquement fixée par l'usage. On verra au chapitre Vi, que, pour une valeur donnée de CN, les forces d'inertie, proportionnelles à CN*, croissent comme le nombre de tours N. On sait d'autre part que les espaces morts, indépendants, pour une grande partie, de la valeur de C, sont, au volume du cyhndre, dans un rapport d'autant plus grand que la course C est moindre. Divers constructeurs pensent enfin que le rendement mécanique des machines est moins bon quand la course est faible. Pour ces divers motifs, on n'a pas fait, à ma connaissance, de machines, où la course C soit inférieure aux trois dixièmes du diamètre du cylindre d'émission.
11 arrive assez fréquemment que la valeur de N est imposée par l'hélice, celle de C restant arbitraire. Ce cas ne présente pas de difficulté; c'est en général celui des paquebots, sur lesquels la course C est habituellement, plus grande, par rapport à D que sur les navires de guerre.
Il peut arriver aussi que la course C soit limitée par l'espace dont on dispose, tandis que Ton jouit, pour N, d'une assez grande latitude dans la détermination des éléments de l'hélice. On donne alors à C et N les plus grandes valeurs compatibles avec l'encombrement de la machine et la limite de vitesse moyenne des pistons. Ce cas se rencontre assez souvent pour les machines verticales placées sous le pont blindé d'un navire de guerre.
Quand on est limité, à la fois, pour C par la question d'encombrement, pour N par la question de bon rendement de Thélice, la vitesse moyenne des pislons CN se trouve elle-même commandée. Les machines se trouvent alors dans des conditions défavorables sous le rapport du poids par cheval.