A MO IN
Allons î Je vois que vous voulez appliquer la loi Déranger.
MARTHE
Bien entendu, après sa faute, elle a repris son existenc-i habituelle et son mari ne s'est douté de rien.
C'est la règle.
MARTHE
Donc, rien de changé dans le ménage, jusqu'au jour...
ANTONIN
Après.
MÀRTUE
Attendez!... Mon Dieu!... Est-il pressé!... J'invente en ce moment, vous n'avez pas l'air de vous en douter... jusqu'au jour où — oui, ça pourrait être ça — les remords de Madame, au lieu de s'estomper dans le lointain, comme il arrive d'habitude, s'avivent, la tourmentent... {On voit quelle cherche.) Enfin...
ANTONIN, à Gahrielle.
Ça, c'est très possible, après tout.
GABRiELLE, qui s'est rapprochée, emportée par la situation et s' exaltant à mesure.
Oui. Elle étouffe dans ceUe atmosphère de mensonges entassés... car ça doit être le mensonge forcé, à tous les instants! Cette pensée du tort qu'elle a causé à son mari lui devient effroyable...
MARTHE, effrayée, et interrompant Gabrielle. Mais, tais-toi doncl Tu me coupes tous mes effets.
GABRIELLE, Calmée soudain.
C'est juste.