LE GARÇON
Ah ! très bien ! alors je puis faire entrer mes hommes avec leur matériel.
GERTRUDE
Oui... mais par la petite porte qui donne sur la ruelle, derrière la maison.
LE G.VRGON,
Mon personnel par la petite porte ?
GERTRUDE
C'est l'entrée des artistes.
LE GARÇON, à part.
Alors!... (Haut.) Merci, mademoiselle.
Il sort.
GERTRUDE
Et Belloir, il est en retard, Belloir. Nous allons manquer de sièges, s'il nous fait faux bond...
sce.xl: Il
GERTRUDt:, MADA.^IE DES CHALUMETTES.
MADAME DES G H AL U METTES, à part.
Est-il revenu? Voilà ce qu'il importe de savoir, (a Gûrtru'ie.) Dites-moi, ma fille, savez-vous si .M. le comte est rentré?
GERTRUDE
Oui, madame.
Depuis longtemps?
GERTRUDE
Depuis six heures du matin.
MADAME DES GHALUMETTES.
Six heures... Ah!
gertrud::.
J'étais dans le jardin. M. le comte est passé. « M. le comte? déjà? ai-je fait... très étonnée. M. le comte n'est pas souffrant? — Non, Gerirude, » ra'a-t-il répondu. Mais il avait l'air gêné et me regardait comme quelqu'un qui aurait voulu dire quelque chose et qui n'aurait pas osé... A la lin, il s'est décidé, et d'un ton bizarre : « Madame la comtesse est-elle couchée? » — Alors, moi, j'ai éclaté de rire : « Couchée? .Mais xM. le comte ne se doute peut-être pas qu'il n'est que six heures du malin? >^ Ah! oui, c'est juste, a-t-il fait, et il s'est dirigé vers le pavillon, mais uu moment de monter, il s'est ravisé et revenant à moi... il m'a mis un louis dans la main; le voici.
MADAME DES C ÎI A L U M E T T E S .
Gardez-le, mon enfant, vous l'avez bien gagné.
Puis il a ajouté : « J'ai à travailler. Si l'on vous demande si je suis rentré, vous direz que non... jusqu'à deux heures de laprès midi. Je serai d'ailleurs censé n'être rentré qu'à ce moment. »
Jusqu'à deux heures? El il est? (Tirant sa montre.) Deux heures moins cin([. (a <;erirude.) Est-ce que?... (A part.) Non, je ne peux pourtant pas interroger celte enfant.
GERTRUDE
Si madame avait quelques autres renseignements à