ACTE DEUXIÈME
L5ÛXIFACE, à Charlotte.
Je vous demande pardon, mademoiselle... mais je ne suis spirituel qu'assis.
CHARLOTTE
Faites donc, monsieur.
HENRI, bas, à Boniface.
Faites semblant d'écrire et comparez.
BONIFACE
Compris !
HENRI
Eh bien?
BONIFACE
Donnez-moi le temps d'examiner.
Boniface s'assied et tourne les feuillets de l'album. HENRI, à part, impatient.
Donnons-lui le temps. (H marque la mesure avec son pied.) t, 2, 3, 4, 5... (a Boniface.) Vous trouvez quelque chose ?
BONIFACE
J'ai trouvé ma loupe...
HENRI, à part.
J'ai le cœur qui bat à se rompre! (Même jeu, marquant toujours la mesure avec son pied.) 1, 2, 3, 4, 0. (a Boniface.) Eh bien?
BONIFACE, l'album en mains, se lève et fait signe à
J'ai trouvé.
HENRI
Enfin, qui est-ce ?
86 MADvMii: ag.\l:s
BOXIFACE, ajustant son lorj^^non et prenant sa loupe.
Une seconde encore., . que je sois bien sur de ce que j'avance.
HENRI, à part, avec force.
Allez ! allez !
BONIFAGE, à Henri.
Plus de doute... c'est bien ça... la même écriture.
HE NRI, bouillant.
Mais qui?... dites-moi son nom.
BONIFAGE, avec enjpliase et content de lui-même.
Eh bien ! c'est...
Il doit dire le nom d'un personnage célèbre vivant, dont il aura lu une pensée dans l'album. — Henri tombe affaissé sur une chaise en donnant des signes du plus profond découragement. L'orchestre joue un galop. Tous les invités se prennent par la main en jiarlant dans une farandole.
HENRI, au bout d'un instant, avec désespoir. Ail ! quel idiot ! ... (v eoniface qui est resté à côté de lui, le regardant d'un air béat et satisfait.) Je vous remercie de votre renseignement.
BONIFAGE.
Alors, vous voici tire d'ennui?
J'aurai l'honneur de vous adresser demain le montant de vos honoraires...