SCENE YII
MARIE, MONSIEUR, MADAME et MADE- MOISELLE LOISEL, puis HENRI, puis GEORGES.
Bonjour, ma fille... Eh bien, ça marclie, ces préparatifs ?
MARIE, en embrassant sa mère et sa sœur. Mais oui, papa... d'ailleurs, vous allez voir tout à l'heure... L'estrade est montée... c'est assez ])ien comme effet.
MADAME LOISEL
Et mon gendre... où est-il ?
MARIE
Sorti pour un instant... Il va revenir... (Henri entre.) Le voici d'ailleurs.
HENRI, à Loisel.
Bonjour, beau-père, (a claire.) Bonjour, petite sœur, (a madame Loisel.) Bonjour, maman.
MADAME LOISEL, à Henri.
Eh bien, vous ne m'embrassez pas ?
HENRI
Oh ! que si... et avec grand plaisir, charmante maman.
MADAME LOISEL
Charmante maman! comme il saittoujours trouver des mots aimables, (a claire.) Ah I si celui que tu épouseras pouvait lai ressembler... comme je serais tranquille pour le bonheur de mes deux filles.
HENRI
Mais cela peut se trouver, (a Marie.) N'est-ce pas ?
MARIE, lui montrant Claire.
Laissez... tout à l'heure... je lui parlerai...
MADAME LOISEL
Oui, ça me fait plaisir de le répéter. Il est charmant, mon gendre; plein d'affection pour moi... devinant mes moindresdésirs... toujours prêt àme conduire au théâtre, en visite... prenant même mon parti dans nos petites discussions avec ma fille.... Ah ! si sa femme n'était pas heureuse, elle serait bien coupable!...