ANDRÉ, MATHIEU
Comment! c’est toi?
Mathieu.
Tu vois; ça va bien, vieux?
ANDRÉ
Pas mal. (A part.) Diable de visite ! (Haut.) Toi, Mathieu, à Paris?
MATHIEU
Depuis une heure, avec quelques amis du pays : le temps de déposer mon bagage à l’auberge, et de donner un coup de pied à la halle aux grains, vu que j’avais oublié ton adresse... Ah I ça, et ta femme?
4 ANDRÉ
Sortie, (a pan.) Heureusement... ,
MATHIEU
Attends donc... ça ne serait-il point elle que j’aurais vue, il y a un instant... un joli brin de femme- qui- montait en voiture à la porte, en se démanchant le col pour jaser avec un petit jeune homme...
ANDRÉ
C’est elle, c’est ma femme.
Bigre!... excusez... quel genrel elle dégolterait notre souspréfette... (Regardant autour de lui.) Après ça, elle est assortie au local... perlolte! comme c’est meublé ici! du papier partout... r et une horloge sur la cheminée et des sièges! (ii les tâte.) En vlà du moelleux... tu t’asseois là-dessus, toi?
ANDRÉ
Dam ! c’est fait pour ça.
MATHIEU, s’assêjaot. '
Excusez!... paraît qu’ils ont dit vrai à la halle... tu fais de fameuses affaires, hein?
ANDRÉ
Mais OuK.. assez comme ça. . ^ .
MATHIEU
Et te voilà dix fois plus riche qu’avant
’ ANDRÉ
Oh ! dix fois ! . . ■ •
MATHIEU
Combien donc au juste, hein? neuf’ fois? •' ‘
ANDRÉ
Je ne sais pas, moi, vu que c’est ma femme qui...
HATlllEU.
Ta femme? Ah! oui, au fait, on m’a parlé... une femme • d’esprit... ça te va, à toi, qui as toujours été un peu...
ANDRÉ
Hein?