SCÈNE XVIU
RABINEL, prenant le papier.
Merci. porte qui conduit au bureau.)
EMMA, à Edgardet k Mathieu,
Mîiis asseyez-vous donc, messieurs. (Edgard s’assied auprès d'elle. Mathieu débarrasse quelques chaises, des registres et des papiers qui les couvraient, André l’aide.)
EMMA, à Edgard.
Vous le voyez, monsieur de Brévanries, je ne me môleplu'sdu tout de ces malheureuses aiïaii es qui vous causaient tant d’impatience ce matin... Dieu merci, me voilà redevenue femme du monde, et libre d’écouler toutes les aimables chusesque vous aviez à me dire... (Avec ooqueiteric) car votre effet do commerce
n’éluit qu’un prétexte, je l’ai bien vu
EDGAHI) regardant avec inquiétude du c6ié d’André qui prête l'oreille.
Hein... Hem...
MATHIEU, k André.
Retourne toi donc un peu... toi...; tu verras de quoi qu’y retourne.
EMMA
C’est très-ingénieux, on négocie sa galanterie.
ANDRÉ, s’avançant.
Plait-il?
EMMA
Rien, mon ami, ne faites pas attention, je vous prie, nous ne nous occupons pas d’affaires.
ANDRÉ
Justement, il me semble alors que...
EMMA
" Il me semble alors que cela ne vous regarde en aucune façoria • •
Comment? ça ne me regarde pas! mais...
MATHIEU
Puisqu’on te dis que ça n’te regarde pas !
EMMA, A Edgard.
Pardon, monsieur Edgard, vous disiez que...
EDGARD, décooteuancé.
Hem ! Hem !
BABINEL, rentrant.
C’est incroyable! Comment? la signature môme du patron!
ANDRÉ
Qu’est-Kse que c’est ?
RABlNEt,.
Eh ! parbleu, je reviens avec votre chiffon de papier ; p el fonds dans la caisse!
ANDRÉ
Pas de fonds?
HATllIBU.
La caisse n’a pas de fonds?
BÀBINEL.
Pas UD centime t
MATHIEU
Prisli! c’est peu!
ANOHé.
Allons donc! pas possible! qui esl-ce qui aurait disposé de...
RABINEL.
Monsieur Amédée, parbleu, sur l’ordre de madame.
ANDBé.
Madame? Gomment? elle se serait permis !... (a Emma.) Etde quel droit, s'il vous plait?....
EMMA
De quel droit, mon ami? Mais vous savez bien que ce matin encore, c’était moi qui avais la raison sociale.
ANDRÉ, s’animant.
La raison !... la raison!... y a-t-il la moindre raison à ça? Voyons, expliquez-nous, je vous prie...
EMMA, prenant un air ému-
Y pensez-vous, mon ami ? esl-ce bien le moment? (Levant les yeux au ciel.) Hélas !... il Sera toujours temps...
RABINBL.
Hein?
HATHIF.D, à part.
Est-ce qu’il serait ruiné par hasard?
ANDRÉ, à part.
Ah ça, mais, je commence à trembler, moi.
EMMA, à Edgard.
Je vous demande excuse, monsieur Edgard, pour ces petits détails d’intérieur... revenons à vous; étiez-vous hier à l’Opéra? que pensez-vous du nouveau ballet?
André, ®^ec colère.
Il est bien question d’opéra et de ballets! la caisse, madame, la caisse! apprenez-nous comment il se fait...
EMMA
Mon Dieu, je ne sais plus moi, voyez vous-même; tout à l’heure je vous ai remis mes comptes, mes écritures... vous avez tout cela entre les mains.
ANDRÉ, avec impatience.
Ehl madame!
EMMA
Ce n’est pas assez? (Fouillant dans sa pocbe.) Tenez, mon petit carnet, quelques factures, quelques quittances, que j’ai à peine regardées.
ANDRé les prenant.
Donnez.
MATHIEU
Attends ; je vas encore t’aider, part à deux (n en prend nne