SCÈNE IX
ANDRE, seul, au fond & sa femme-
A bientôt... amuse-toi bien... (A lui-même.) C’est-à-dire amuse-toi bien ! je ne sais pas où elle va... à vrai dire, je l’aime mieux ici que dehors ; quand èlle est là , je n’af besoin de m’inquiéter de rien...’ et si prévenante! si gentille! cherchant toujours à me faire valoir devàntle' monde;., et devant moi-même aussi... Tout à l’heure encore, ce qu’ejle me disait de mes idées en agriculture... c’èst que c’est* vrai:.. J’étais né pour faire de bonnes choses, moi... ét d’abord, pour faire pousser mes propres grains, au lieu d’acheter ceux des autres... Je pense quelquefois à tout ça. .. et alors il me prend des revenez-y... enfin, comme qui dirait le mal du pays... Mais bah ! après ça, quand je revois ma petite femme, mon ménage me tient lieu de tout.
JULIE, entrant.
Monsieur, il y a là quelqu’un.
ANDRÉ
Un monsieur?
JULIE
Oh! non, ce n’est pas un monsieur, c’est un homme. ■ andré; r
Quel homme?
JULIB.
Un homme de la campagne.
ANDRÉ
Si c’est pour affaires, qu’il revienne quand ma femme sera là.
MATIDEU, entrant.
Ah! ça, v’la-t-il assez de lantiponnage, j’entre tout de go, moi. Eh ! v’ià le cousin, bonjour cousin, v ■>
ANDRÉ
Mathieu !
MATHIEU
Sortez, la fille.
JULIE, sortant.
La fille!...