SCÈNE XIV
EMMA, puis JULIE.
EMMA
O Dieu 1 si près du but... échouer peut-être... ce Rabinel est ce qu’on appelle en affaires, un retors*., un faiseur... Mais que voulait-il donc à ce pauvre André?
JULIE, eotr&qt.
Madame...
Qu’est-ce que c’est ?
JULIE
Une lettre de la part de M. de Brévannes.
EMMA
De lui ?... ah oui, cette affaire dont il m’a parlé (Elle prend la lettre. Julie sort.) le moment est bien choisi ! un recouvrement, je crois... (Ouvrant la lettre.) mais je ne vois pas les effets qu’il m’a annoncés. (Lisant.) « Madame, quand je voudrais me taire,
« ne m’auriez- vous pas deviné ?... m’est-il encore possible de
« cacher des sentiments qui font partie de mou existence? la a flamme de mes regards... » (S'interrompant.) Quel langage!... comment?... il ose m’avouer !... oui, vraiment, une déclaration passionnée... (Souriant avec un léger mouvement d’épaules.) comme si j’avais le temps... (Elle va pour replier la lettre et s’arrête.) le nom de mon mari !... que dit-il donc d’André... (Usant.) « Il est impossible que tôt ou tard les procédés de votre mari « ne se ressentent pas de sa première éducation, et alors vous « apprécierez peut-être le respectueux dévoûment... » (S'interrompant.) des calomnies à présent ! comme si André 1... mais je l’entends.