SCÈNE III
LE BARONNET, seul.
No, no, no. Je disais oui , mais je pensais no. Je suis pas du tout dans la satisfaction. — Ce petit saoubrette vient de m’enlever mon dernier espérance. J’aime Nisida, je voulais bien dépenser avec elle beaucoup de sacs de mille, tortiller une partie de mon fortune; mais ce petit saltimbanque elle avait pas besoin de aimer moà. Ça contrarie le idée que j’avais tout bas. (Souriant.) C’était une drôle de corps le idée que j’avais! tout a fait noveau, very excentric, et... bien canaille. Aussi j’avais pas encore osé le dire à personne ; mais après le mésaventure , j’ai besoin de raconter le chaose. Je... allais raconter le chaose à John , mon domestique, mon tigre. Et puis il faut que je m’en aille tout de suite. Il faut, comme dit le poésie française , que je me la casse. — Vive les théâtres pour apprendre le bel langage aux étrangers. Le comédie, il était l’expression de la société.
Air de Calpigi.
On a laisé bien en arrière Corneille, Racine et Molière,
Et réformé le goût public
LES FANTAISIES DE MILORD
D’une façon crânement chic.
On rendra justice à notre âge.
S’il faut juger par le langage,
La Franc’ possède en vérité Un’ bien chouette société.
— Je étais venu pour dire à Nisida que j’allais m’esbigner pour un voyage , mais c’était une balançoire. Je avais écrit d abord un petitlettre , mais je avais réfléchi qu'il était plus politesse de parler moà-méme. — Oui. — mais citait pas facile, de parler moà-méme pour dire : Je vous plante là. — Oh! j’ai envie de laisser le petit lettre et de me pousser de l’air. — No. Ce serait pas dans la civilité. Je parlerai par le bouche. — Oh, si j allais, en fumant mon cig, acheter un petit cadeau un peu rup pour donner comme souvenir. Oui. — Je réfléchis. Si je envoyais le petit cadeau par mon tigre, et si je laissais le petit lettre... Oui. Ohî no... On vient... décidément , je me la brise. (Il déposé sa lettre sur le guéridon et sort.)