SCÈNE Vf
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NWIDA.
D’être celui qui se cache...
JUSTINE
Que celui qui force l’autre à se cacher.
nisida.
C’est cela. Je vois quel genre de comédie milord voulait se donner à mes dépens, tomber à l’improviste quand il soupçonne la présence d’un Arthur quelconque.
JUSTINE
Vous y êtes.
nisida.
Se ménager les douceurs d’un téte-à-tète, pendant que le dit Arthur étouffe dans quelqu’armoire.
JUSTINE
C’est cela même.
MSIDA.
Et comme dans mes rôles j’ai toujours trente-six amants , il a cru que chez moi je menais cette vie de polichinelle.
JUSTINE
Vous êtes sage, et il se trouve volé.
NISIDA
Oui, oui , tout s’explique : sa reprise de tendresse quand j’ai eu l’air, par dépit, de jeter mon bonnet par-dessus les moulins.
JUSTINE
Vrai?
nisida, réfléchissant.
Et ses paroles en me quittant...
JUSTINE
Quoi donc ?
nisida, avec certitude. *
Il a deviné que j’attends quelqu’un, oui, il appuyait trop en me répétant : « A demain! à demain !» — Il va revenir, j’en suis sûre. Eh bien! qu’il revienne! ah! milord, il vous faut des divertissements de ce genre-là ! eh bien ! cela me va justement comme un 'gant Jouvin. Pont-Cassé et Gaston vont arriver, vengeons-nous d’abord de leur impertinente gageure, je dégoûterai ensuite le baronnet de son petit système, et après cela, j’aurai le suprême agrément de les flanquer tous les trois à la porte.
Justine, qui s'est rapprochée de la fenêtre.
Madame, il y a, de l’autre côté de la rue, un fiacre avec les stores baissés.
NISIDA
C’est le baronnet.
En observation.
* Nisida, Justine.
LES FANTAISIES DE MILORD
NISIDA
Il atlend l’arrivée de ses rivaux.
JUSTINE
Voici monsieur Gaston.
nisida, bas.
Guette le vicomte et préviens-moi. (Justine sort après la rentrée de Gaston.)