SCÈNE XII
NISIDA, SOUFLAR, puis JUSTINE et LE BARONNET.
nisida, se jetant sur le fauteuil en riant aux éclats.
Ah ! ah ! ah ! ce pauvre baronnet!
SOUFLAR.
Ah! ça, me diras-tu?...
NISIDA
Papa Souflar, je t’expliquerai tout ça; c’est de la haute politique. As-tu vu la tête qu’il faisait quand je t'ai tutoyé? Ah ! ah ! ah ! ( Souflar va s'asseoir sur la causeuse et tire des papiers de sa poche.)
Justine, rentrant vivement, bas à Nisida.
Madame, madame, il m’offre cinq cents francs pour que je l’installe quelque part d’où il puisse tout voir.
nisida, qui s’est levée.
Prends, et trahis-moi.
JUSTINE
Où le cacher?
NISIDA
Attends... 11 neige?
JUSTINB.
Très-fort.
NISIDA
Mets-le sur le balcon. {Haut.) Justine, rentre donc mes camélias.
Justine, allant ouvrir la fenêtre.
Oui, madame.
souflar, à lui-même.
Il s’agit de lui faire signer son engagement. (Il cherche parmi ses papiers.)
Ah ! milord, vous infligez à vos rivaux l’épreuve du feu, eh bien 1 vous subirez l’épreuve de l’eau ! ( Elle se rassied. Justine, après avoir ouvert la fenêtre , va tout doucement appeler le baron aui entre à pas de loup. Nisida, de loin à Souflar, au moment ou le baronnet entre dans la chambre.) Ah ! mon petit Souflariscof!
LE BARONNET, à part.
C'est un Rousse!... (Justine le pousse tiers le balcon.)
NISIDA
Mon cher Souflariski !
LE BARONNET, à part.
C’est un Polonais! Il doit avoir une chapeau bleu.
JUSTINE
Cachez- vous donc !