SCÈNE XIII
nisida , prenant à son tour un accent et une pantomine passionnés.
Non... J’avais réellement envie... ( D'une voix naturelle.) Va donc!... ( Reprenant l’accent passionné.) de quitter le théâtre. souflar, avec un geste dramatique.
Tu blagues ?
nisida, continuant son jeu.
Mais je suis presaue décidée à renouveler.
souflar, avec ta chaleur naturelle d'une joie véritable.
Avec nous ! Ah ! s’il était vrai !
NISIDA
Très-bien, ce geste-là !... ( Amoureusement .) Oui, avec vous !
SOUFLAR.
Ah! (Il lui baise les mains avec reconnaissance.)
NISIDA
A la bonne heure ! Voilà que tu vas tout seul.
SOl'FLAR.
Tu nous sauves !
NISIDA
Embrasse encore !
SOUFLAR.
Tant que tu voudras!
nisida, voyant le baronnet disparaître avec désespoir.
Milord en a assez. ( Elle se lève.)
SOUFLAR.'
Mais sapristi! tu me mets dans un état... (Il s'essuie le front.)
nisida.
Eh bien ! relève-toi, vieux passionné.
SOUFLAR.
Viens-tu chez le directeur avec moi?
NISIDA
Oui, tout à l’heure. (Appelant.) Justine !
Justine, entrant et riant.
Oh ! madame, vous m’avez amusée !
nisida.
Prends mon coffre de bois de Iles. ( A Souflar.) Tu vas m’attendre ici. (A Justine .) Et mes diamants de théâtre. Viens, je te dirai ce que tu as a faire. (Elles sortent. Souflar prend l'engagement de Atsida dans sa poche, une plume sur le guéridon et s'assied sur la causeuse.)