‹ Madame Andre comedie en un acteChapitre 75 sur 79 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

nisida , prenant à son tour un accent et une pantomine passionnés.

Non... J’avais réellement envie... ( D'une voix naturelle.) Va donc!... ( Reprenant l’accent passionné.) de quitter le théâtre. souflar, avec un geste dramatique.

Tu blagues ?

nisida, continuant son jeu.

Mais je suis presaue décidée à renouveler.

souflar, avec ta chaleur naturelle d'une joie véritable.

Avec nous ! Ah ! s’il était vrai !

NISIDA

Très-bien, ce geste-là !... ( Amoureusement .) Oui, avec vous !

SOUFLAR.

Ah! (Il lui baise les mains avec reconnaissance.)

NISIDA

A la bonne heure ! Voilà que tu vas tout seul.

SOl'FLAR.

Tu nous sauves !

NISIDA

Embrasse encore !

SOUFLAR.

Tant que tu voudras!

nisida, voyant le baronnet disparaître avec désespoir.

Milord en a assez. ( Elle se lève.)

SOUFLAR.'

Mais sapristi! tu me mets dans un état... (Il s'essuie le front.)

nisida.

Eh bien ! relève-toi, vieux passionné.

SOUFLAR.

Viens-tu chez le directeur avec moi?

NISIDA

Oui, tout à l’heure. (Appelant.) Justine !

Justine, entrant et riant.

Oh ! madame, vous m’avez amusée !

nisida.

Prends mon coffre de bois de Iles. ( A Souflar.) Tu vas m’attendre ici. (A Justine .) Et mes diamants de théâtre. Viens, je te dirai ce que tu as a faire. (Elles sortent. Souflar prend l'engagement de Atsida dans sa poche, une plume sur le guéridon et s'assied sur la causeuse.)

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