ACTE PREMIER II
GEORGES, joyem.
Vraiment, madame!
JEANNE, l’embrassant.
Oh! chère grande! comme tu sais rendre justice ! c’est joliment vrai que tu vois très-clair !
MADAME GRIOIS.
Mais ce n’est pas tout! je... Ça ne saigne plus, n’est-ce pas?
GEORGES
Non... quel dommage!
Tu veux donc que tout son sang y passe, toi!... (Revenant à sa précédente idée.) Mais ce n’est pas tout! Je ne dirais pas non, moi, mais elle? elle ! car je l’admire !
JEANNE
Moi !
MADAME GRIOIS.
Non, ta mère. Elle a fini par savoir que ton brave homme do père était de souche noble... qu’il pouvait s’appeler Bertin de Briard... Et comme madame Bertin, née aux colonies, élevée en plein luxe, raffole de toutes les choses à éclat pour occuper sa non-chalance.
JEANNE
D’abord, ma chère grande, je ne veux pas que tu dises du m3l de maman !
MADAME GRIOIS.
Tais-toi doncl c’est mon bijou, ta mère; seulement, elle voudrait... Je sais ça, moi 1 je trouve le temps de tout savoir, en conduisant tout, car je n’ai pas la migraine, moi, et c’est heureux ! qu’est-ce que la maison deviendrait sans moi?...
JEANNE
Maman voudrait?...