SCÈNE VI
MADAME BERTIN, GEORGES, MADAME GRIOIS, puis JEANNE, pais BERTIN.
GEORGES, fa madame Berlin.
Madame!... (il s'arrête, trop émn.)
MADAME GRIOIS.
Remels-toi, mon enfant, (a madame Berlin.) Laure, ma belle : voici Georges qui voudrait te parler (Bas fa Georges.) Je prévois ce que tu vas dire... Allons!... en avant!... (Elle remonte la chaise et la place an fond fa gauche.)
GEORGES, fa madame Berlin.
Madame, vous le savez, je ne suis qu’un pauvre enfant abandonné, confié à monsieur Bertin... avec une somme assez considérable, qui devait servir à mon éducation et commencer ma fortune.
MADAME BERTIN
Nous savons bien cela, Georges.
MADAME GRIOIS, bas fa Georges hésitant.
Va ton train ; maman Griois est là!
GEORGES
Monsieur Bertin m’a mis au collège... Les jours de sortie, mes camarades allaient dans leur famille; où serais-je allé? M. Bertin m’a permis de venir ici, et vous, mesdames, vous avez été assez bonnes pour m’y retenir, pour me rendre cette maison douce et chère... comme l’eût été pour moi la maison paternelle... que je n’ai pas connue.
MADAME BERTIN
Vous étiez un charmant enfant, qui méritiez qu’on vous aimât...