ACTE PREMIER
que de l’employer à rien d’honorable! I! n’y aurait pas de Flora s’il n’y avait pas de ces gentilshommes qui deviennent célèbres, non parce qu’ils ont fait une découverte, écrit un livre, gagné une bataille I... mais parce que celui-ci a vécu tant de temps avec mademoiselle Turquoise, ou parce que celui-là a mangé telle somme avec madame Marco! Ah ! ah! ah! la belle célébrité! (Los invités et madame Griois entrent de la droite.)
ARMAND, Curieux.
Monsieur I il faut avoir les motifs les plus vils pour immoler ainsi un nom qui brille dans l’histoire à un nom qui traîne dans la boue !
GF. ORGES, s’élançant sur lui la main levée.
Misérable ! (Tout le monde s’est élancé, mais Armand a arrêté le geste de Georges en lui saisissant Je poignet.)
MADAME GRIOIS, rentrant & ce moment.
Dieu I
ARMAND , à voix basse, et les dents serrées en gardant la main de Georgrs
dans la sienne.
Votre main n’a pas eflleuré mon visage, monsieur, mais je regarde votre geste comme ayant souflleté mon honneur. Nous nous reverrons hors d’ici.
GEORGES, de même.
Soit I (Us se séparent. Georges reste seul do son côté ; tous les assistants, indignés contre lui entourent Armand.)
MADAME BERTIN, an milieu du murmure.
C’est impardonnable!
DUPORT
C’est indigne 1
MADAME GRIOIS, venant A Georges.
Qu’as-tu donc fait, insensé! Armand était excusable, il défendail son père et il vengeait son nom! mais loil...
GEORGES, arec désespoir.
Moi... je vengeais ma mère! (sensation profonde.)
BER TIN, à Georges à voix basse.
Malheureuxl qu’avez-vous dit là!... J’adore ma fille! Je ne sais ce que j’aurais pu faire!. .. Vous avez tout perdu!
(Le rideau baisse.)