ACTE PREMIER
HBNRI.
Elle ne se doute de rien?
REYNOLD
Parbleu!
Si elle ne t'aimait pas?
RBYNOIiD, iBltldlU
Si elle ne m'aimait pas?
HBNRI.
Dame! nous n'en savons rien! Vous ne vous êtes jamais rien dit?
REYNOLD
Jamais de la vie... mais je ne doute pas de son affection.
HBNRI.
Moi non plus; mais si ce n'était qu'une affection fraternelle?
REYNOLD
Tu me donnes la chair de poule!
HENRI
À moi aussi !
REYNOLD
Cette idée-là ne m'était pas venue.
HENRI
Nous avons été pour ainsi dire élevés tous trois ensera-
ble; vous vous tutoyez, elle te traite avec une familiarité tranquille...
RBYNOLD, accablé.
C'est vrai! c'est vrai!
HENRI
Jamais le moindre trouble., .
RBYNOLD.
Jamais.
HENRI
Ne faudrait-il pas, avant d'aller plus loin, savoir un peu ce qu'elle pense?
REYNOLD
Sans doute... mais par quel moyen?
HENRI
Le plus simple est de le lui demander.
RBYNOLD.
Non... non! je n'oserais plus remettre les pieds ici, et je vous aurais perdus tous les deux.
HENRI
Attends. J'ai une idée... une petite épreuve qui nous montrera le fond de son cœur, qu'elle ne connaît peutêtre pas elle-même. Je vais lui dire que tu es amoureux et que tu veux te marier. Nous verrons bien quelle mine elle fera. Si elle est troublée, nous dirons tout.
REYNOLD
Pauvre chérie!... ça lui sera bien égall