‹ Madame Caverlet, pièce en quatre actes, en proseChapitre 18 sur 70 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

HENRIETTE, CAVERLET.

CAVERLET.

Rendons grâce à Dieu» mon amiel

HENRIETTE

Parce qu'il nous reprend les deux ou trois années do bonheur que nous espérions encore?

CAVERLET.

Parce qu'il nous permet d'achever notre vie ensemble! Il envoie à Fanny le seul amour, le seul mariage qui ne nous forcera pas à nous séparer. Barge nous connaît et nous aime assez pour ne pas reculer devant la révélation que nous avons à lui faire, pour comprendre et absoudre le malheur de notre situation. Il a pour vous une sorte de culte que notre confidence ne refroidira pas, j'en suis sûr; Il aime Fanny, il a pour son fils une adoration qui va jusqu'à la faiblesse, et Reynold n'est pas homme à se désister devant un préjugé.

AGI fi PREMIER. 25

HBNRIETTE.

Oui, c'est un brave cœur qui a toutes les vertus de la jeunesse. Ma fille serait heureuse avec lui!

CAVBRLBT.

Dites « sera ».

HENRIBTTB.

Vous me rendez un peu d'espoir. Dieu m'aurait -il pardonné?

CAVBRLBT.

Tu ne l'as jamais offensé. Tu es la plus noble femme que Se connaisse.

HENRIETTE

Cher Rodolphe! — N'est-ce pa~ Barge que je vois à la grille en habit noir et en gants blancs?

CAVBRLBT.

(Test lui-même, en tenue de circonstance. Il n'a pas perdu de temps.

HBIfRIBTTB, montant te perron.

Recevez-le... je n'ai pas le courage d'assister à ces tristes explications...

CAVBRLBT.

Où votre présence est d'ailleurs inutile.

(En* rtniro dans la maison.)

Page 1