ACTE TROISIÈME
des protestations romanesques, et qui retardait sa bonne nouvelle dans l'espoir de t'en tendre dire des sottises... bien moins douces que la vérité.
FANNT.
Tu as une bonne nouvelle?
REYIfOLD.
Excellente! Mon père va venir demander ta main.
FANNT.
Ahl quel bonheur! Je suis sûre que maman n'attend que ça pour ne plus me trouver trop jeune. — Comment a-t-Il changé d'avis?
RBTNOLD.
Il va en changer tout à l'heure.
FANNY
Ce n'est pas encore fait? — Alors je ne dirai rien à maman.
REYNOLD
Laisse à papa le plaisir de lui faire la surprise.
FANNY
Tu es donc bien sûr?...
liEYNOLD.
Archi-sûr. J'ai appris une chose qui va faire tourner la girouette comme avec la main.
FANNT.
Et c'est?...
RBYlfOLD.
C'est... une chose... qui ne te regarde pas.
FANNY
Ah!
LB DOMESTIQUE, sur la porte de gauche.
Madame prie mademoiselle de monter, (n ton.)
FANNY, prenant les litre*.
C'est vrai, j'oubliais les livres. Nous faisons nos malles, Reynold.
RBYNOLD.
Vous les déferez.
FANNY
Décidément, tu ne veux pas me dire?...
REYNOLD
Je ne peux pas...
FANNY
JC me Sauve. (EUe sort, emportant les livres.)