ACTE TROISIÈME
constance; mais tu ne peux pas exiger de moi que je renonce à mon bonheur sans savoir pourquoi. Quant à ton scrupule, remarque, je te prie, que le secret en question m'appartient plus qu'à toi, puisqu'il concerne ma femme; et enfin fais-moi l'honneur de croire que je le garderai aussi bien que toi. Je ne suis pas aussi étoumeau que j'en ai Pair : voilà deux ans que j'ai résolu d'épouser Fanny, et tu n'en savais pas le premier mot avant-hier. Tu peux parler, te dis-je; c'est un homme qui t'écoute.
BARGE
C'est juste, après tout, (a demi-roix.) Eh bien, je suis allô avant-hier chez M** Caverlet, comme je te l'avais promis, et là j'ai appris de son mari... qu'ils ne sont pas mariés.
REYlfOLD, abasourdi.
Est-ce possible?
BARGE
Par l'excellente raison que le premier mari étant Français et non Anglais, M m< Henriette est séparée de corps et Bon divorcée.
RBYltOLD.
Miséricorde 1
BARGE
Tu comprends que devant cette révélation accablante j'ai dû battre en retraite. Heureusement je n'avais pas encore fait ma demande...
RBYNOLD.
Pauvre petite Fanny I