ACTE QUATRIÈME
BARGE
Et à son retour, elle retrouvera toutes choses dans Tordre accoutumé.
HENRIETTE
Pardon, mes amis... mais je reviens de si loin !
Que vous ne comprenez rien à tout ce qu'on vous dit, n'est-ce pas? Ce n'est pas très clair en effet... Prends la parole, mon fils, et tâche d'être limpide.
RBYNOLD.
Ah ! quelle bonne idée j'ai eue là! (a Henriette.) figurezvous... (La porte de gauche s'ouvre. Caverlet paraît.) Combien don-
neriez-vous pour pouvoir épouser M. Caverlet?
HENRIETTE
Ah! tout ce que je possède !
RETNOLD.
Eh bien, il ne vous en coûtera que moitié. — Pas méchant, mon beau-père... un peu vénal, mais pas méchant. — Il consent à se faire naturaliser Suisse et à divorcer, moyennant une propriété de 500,000 francs... que vous lui offrez pour faciliter la naturalisation. — C'est donné!
CAVERLET, «'avançant.
Vous voilà libre.
HENRIETTE, lai prenant le bras.
Libre!— Libre!... Mais tout cela est-il possible?
BARGE
Non seulement possible, mais facile.
Oh! que Dieu est bon!
CAVERLET.
Remerciez aussi son prophète. (Montrant Reynow.)
HENRIETTE, tendant la main à Reynold.
Cher Reynold! mon fils!
BARGE
Dire que je n'en ai qu'un! quelle faute!
REYNOLD
Je la réparerai. (Henri et Fanny paraissent au fond.) TOUS, un doigt sur le» lèvres.
Chut!
FANNY
Je suis encore de trop? De quoi parlez-vous donc quand je ne suis pas là?
CAVERLET.
De ton mariage.
ACTK QUATRIÈME. 107
HENRI
Madame Reynold !
Est-ce pour tout de bon, cette fois?
REYNOLD, la conduisant A Barge.
Embrassez votre beau-père.
BARGE, l'embraisant au fond, l'œil t ,u ciel.
Daniel! ,
(La toile tombe.)