‹ Madame de Beauharnais de MiramionChapitre 43 sur 55 · LETTRES PATENTES POUR LÀ COMMUNAUTÉ DES MIRAM10NNES · texte numérisé non relu

LETTRES PATENTES POUR LÀ COMMUNAUTÉ DES MIRAM10NNES

« Du vu septembre (1693). Enregistrement des lettres patentes du roy, obtenues par les filles de la communauté de Sainte -Geneviefve establies sur le quai de la Tournelle, dans la paroisse de Saint- Nicolas-du-Chardonnet, par lesquelles ledit seigneur roy confirme et agrée l'establissement de ladite communauté, et leur permet, et à celles qui leur succéderont, de posséder à titre de propriété incommutable les biens, maisons, jardins, enclos et héritages par elle acquis et à elles donnés, ensemble la maison rue des Bernardins, et portion de place appartenant au collège des Bernardins, qu'elles ont dessein d'acquérir. » (Histoire de la ville de Paris, par D. Michel Félibien , revue et augmentée par D. Lobineau, tome V (ou III des Pièces justificatives ) , p. 240.)

LETTRES PATENTES POUR LES FILLES DE LA PROVIDENCE DU FAUBOURG SAINT-MARCEL

« Du xxi mars (1695;. Enregistrement de lettres patentes du roy , obtenues par dame Marie Bonneau, veuve de M. Jean- Jacques de Beauharnais de Miramion, conseiller en la cour, et dame Marguerite de Beauharnais, veuve de messire Guillaume de Nesmond, président à mortier en ladite cour, directrices des filles de la communauté de la Pro-

vidence do faubourg Saint-Marcel, et soeur Claire Colombe, supérieure de la dite communauté, par lesquelles ledit seigneur roy a confirmé la concession faite par le prévost des marchands et échevins, à Paris, le 2 juillet i 69 i , auxdites filles de la communauté de la Providence du faubourg Saint- Marcel, de la jouissance, pendant le temps de quatrevingt-dix-neuf années, commencées le 1er juillet rie ladite année 169 i , de la portion de la rue des Marionnettes restant à occuper, jusqu'à la rue de IWrbaleste et de la rue des Vignes au Coupe-Gorge, depuis ladite rue des Marionnettes jusqu'à l'encoi- Lrn ure de la rue appelée Vieille-Poterie, joignant la maison du clos de ladite communauté. » (Histoire de Paris, par D. Félibien, tome V, page 2i0.>

« Quoique la communauté des filles de Sainte- Geneviève à Paris ait é^p fondée en 1636, par M"e de Blosset, néanmoins l'union qui a été faite de cette communauté avec celle de la Sainte-Famille, fondée par M"1' de Miramion, les grands biens (pie cette dame lui a procurés et les règlements qu'elle lui a prescrits, lui ont fait donner avec justice le titre de fondatrice des Biles de Sainte-Geneviève. L'union des deux communautés fut conclue le 1 i août 1661, eo présence de M. Ferret. Le contr.it en fut fait avec l'agrément de l'archevêque de Paris, Hardouin <lc Péréfixe, le I i septembre 1665; et cel institut fut approuvé et confirme en 1668, par le cardinal de Vendôme, légat a latere en France. Ces constitutions furent encore approuvées

par Mgr de Harlay de Ghanvallon, archevêque de Paris au mois de février 1674. On les présenta au roi, qui, par de nouvelles lettres patentes, enregistrées au parlement la même année, autorisa l'union qui avait été faite. Cette communauté, dissoute à la révolution, n'a point été rétablie depuis. Les maisons qu'elle occupait ont été louées, de 1802 à 1 808, par les sœu rs de la Miséricorde, et une partie sert aujourd'hui à l'établissement de la pharmacie centrale des hôpitaux de Paris. » (Encyclopédie théologique de l'abbé Migne, tome XXI.)

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