A GENEVE
Et fe trouve A PARIS,
Chez Prault, Imprimeur du Roî, qoaî des
Auguftins , à rimmorcaiité.
C'est la première édition où les deux parties se trouvent réunies en un volume.
- Caliste ou Lettres écrites de Lausanne, par Madame de Charrière. Nouvelle édition. A Genève, chez J.-J. Paschoud, imprimeur-libraire. 1807. 2 vol. 8». i83 et 220 p. 'Avec note sur la
BIBLIOGRAPHIE
première page : « Cet ouvrage se vend à Paris chez Buisson, libraire, Rue Hautefeuilie. » .
— Lettres écrites de Lausanne. Première partie. A Genève. Et se trouve à Paris, chez L'Huillier. libraire et commissionnaire, Rue Saint-Jacques, n» 55. 1807. 1 i(S p. et un Errata de 2. p.
— Lettres écrites de Lausanne. Seconde partie. Caliste ou suite des Lettres écrites de Lausanne. A Genève. Et se trouve à Paris, chez L'Huillier, Libraire et Commissionnaire, Rue S^- Jacques, n^ 55. 1807. 148 p. et un Errata de 3 p.
Ces deux volumes ne sont pas une réimpression, mais simplement les deux volumes de Prault, 1788, avec une nouvelle feuille de titre. On les trouve aussi avec l'indication : A Genève, chez Manget et Cherbuliez.
— Caliste, ou Lettres écrites de Lausanne, roman par M'^*^ de Ctiarrière, nouvelle éditio7i avec une ?wtice par M. Sainte- Beuve. Correspondance inédite de Madame de Charrière, Relatiojts avec Benjamin Constant, Madame de Staël, etc., etc., d'après les pièces orif^inales et les documents de M. E.-H. Gaullieur. Paris, Jules Labitte. libraire-éditeur, quai Voltaire, 3. 1845. 12". 342 p.
— Ernestine, Caliste, Oiirika. par Mesdames Riccoboni. de Charrière et de Duras. Paris. Hachette, i853 (Bibliothèque des Chemins de fer), 12°.
Caliste figure dans ce recueil (p. 85-i88) sans la première partie des Lettres de Lausanne, qui est, dit l'éditeur (p. X), « d'un intérêt médiocre ».
— Letters written from Lausanne. Translated from the French (« Calliste »). 2 v. 12^'. Bath printed, London, 1799.
Le catalogue du British Muséum, où nous trouvons — sous la cote : I2,6i3 aaa. 20 — l'indication de cette traduction, attribue l'ouvrage original à M^'^ S^-Hvacinthe de Charrière (Voir sur ce nom notre t. 1, p. 166-7, 'lote).
V. Les Phéniciennes, tragédie lyrique en trois actes, imitée d'Euripide. A Neuchàtel. De l'imprimerie de la Société typographique. 1788. ^Epîtredédicatoire à M. Prévost, de l'Académie de Berlin . 8°. 55 p.
VL Observations et Conjectures politiques. ChezJ. Witel, Imprimeur-Libraire, aux Verrières-Suisses. 1788. 8". 80 p.
— Bien-né. Nouvelles et Anecdotes. Apologie de la flatterie.
Paris. 1788. 8'\ 3q p.
Cette édition réduite des Observations et Crmjectures politiques contient six des articles formant ["ouvrage original. Le texte est identique, mais les morceaux sont placés dans un ordre différent. Nous n"en connaissons pas d'autre exemplaire que celui de la Bibl. nat.. Lb^* 6366 (Voir notre t. 1. p. 397).
Ml. Lettres d'un Evêque françois à la nation.
Ces Lettres n'ont pas de feuille de titre: chaque lettre est paginée à part et porte sa date à la fin. \. Lettre d'un Evêque Jrançois à la natio7i. Ce 11 avril 1786 au lieu de 1789 . 12°. 14 pages.
2. Seconde lettre d'un evêque Jrançois à la nation. Ce 3o avril 1789. 16 p.
3. Troisième lettre d'un evêque Jrançois à la nation. Ce 8 mai 1789. 16 p.
4. Quatrième lettre d'un evêque Jrançois à la nation. Ce 12 mai 1789. 14 p.
5. Cinquième lettre d'un evêque françois à la nation. Ce 18 mai 1789. lô p.
6. Sixiè/ne lettre d'un evêque françois à la nation. Ce 22 mai 1789. 3o p., puis un Errata non paginé concernant les lettres L il. m et V.
\'lll. Les deux Familles. Conte. S. 1. n. d. \2^. i5 p.
\ime (\q Charrière n'a jamais, à notre connaissance, mentionné ce conte dans sa correspondance. Les idées qu'il exprime sur la Révolution, comme le style, permettent de le lui attribuer. Il figure d'ailleurs dans un recueil factice, formé parChambrier d'Oleyres, et portant au dos ce titre : Œuvres de Madame Charter es.
IX. Plainte et Défense de Thérèse Levasseur. S.l.n.d. 12", 12p.
Imprimé chez Fauche-Borel, en décembre 1789 (\'oir notre chap. XI\' .
X. Eclaircissemens relatifs à la publication des Confessions de
Rousseau, avec des réjlexions sur la réputation, les apologiesde MM. Ceruti et d' Holbach, sur le moment présent, etc. Epigraphe^ : « Dame mouche s'en va chanter à leurs oreilles — Et fait cent sottises pareilles. » \'oyez, dans LaFontaine. la Mouche du Coche. S. 1. n. d. \2'\ 3i p.
Imprimé chez Fauche-Borel; paru en janvier 1790.
BIBLIOGRAPHIE 4O91
XI. Eloge de Jean-Jacques Rousseau, qui a concouru pour le prix de l'Académie française. A Paris, chez Grégoire, libraire^ rue du Coq-Saint-Honoré, 1790. 12°. VI-60 p. [Epigraphe] :. « His words were Musik his thoughts celestial dreams. »
XII. Aiglonette et Insinuante ou la Souplesse, Conte. S. 1. 1791. 8°, i5p.
— Lettre à M. Necker sur son administration, écrite par luimême : suivie ^'Aiglonette et Insinuante, Conte par l'auteur de Bien-Né; des Trois Règnes, conte par M"' ; et d'u7i décret sur la co?istitution civile du clergé. S. 1. 1791. 8".
Aiglonette et Insinua?ite comprend les p. 7-23. Nous ne connaissons pas d'autre exemplaire de ce recueil que celui de la Bibl. nat. Lb''*' 4982. C'est M. Maurice Tourneux qui nous l'a signalé (Voir notre t. II, p. 45), de même que la réimpressioa parisienne du n" VI.
XIII. M'^*^ de Charriera appelait Lettres trouvées dans la neige le recueil que nous allons décrire. Il est précédé d'un avis apprenant au lecteur que ces lettres ont été « trouvées dans la neige à quelque distance du Locle, le dernier jour de la foire de Neuchàtel ». 11 }• a quatre séries de lettres, paginées à part :
1. Lettre d'un François et Réponse d'un Suisse. S. 1. (La lettre 1 est datée à la tin : Ce 3 1 janvier lygS). 8°. i5 p.
2. Suite de la Correspondance d'un François et d'un Suisse. (Lettre III datée à la fin : Ce lojévrier lygS : lettre IV, datée à la fin : Ce lyjévrier iyg3j. i5 p.
3. Seconde suite de la Correspondance d'un Suisse et d'un. François. (Lettre V, datée en tête : Ce 20 mars iyg3 : lettre VI, datée en tête : Ce ig mars lygS : lettre VII, datée en tête : Ce 24 mars I7g3). i5 p.
4. Troisième suite de la Correspondance d'un Suisse et d'ua Français ^ (Lettre VIII, datée en tête : Ce 12 avril I7g3 : lettre IX, datée en tête : Ce i5 avril iyg3 : lettre X, datée en tête : Ce ly avril iyg3 1. 3o p.
XIV. Lettres trouvées dans des porte-feuilles d'Emigrés. A Pa
ris. Août 1793. 12°. 140 p.
Sic, et non François.
— Briefe aus den Papieren einiger Emigrirten, po?i derVerfasseriii des Lustspiels : Schweizersinn Dans les Friedenspj'â- !imi?ia?-ie?2. Herausgegeben von dem Verfasser des Heimlichen Gerichts. Berlin, in der Vossischen Buchhandlung, 1794. t. 111, p. 60-80; p. 166-184; p. 3o5-33o; t. IV, p. go-104; p. 267-275].
Cette traduction contient 23 lettres, au lieu de 24 qui forment l'ouvrage original : la lettre 6 a été supprimée par le traducteur.
— Briefe aus den Papieren einiger Emigrirten. ; Dans les Friedensprdliminarien, 1794, t. \'I, p. 1-73].
Cette suite, lettres 24-39, est l'oeuvre de M™^ Huber, qui a mis en tête une note dont voici la traduction : « A partir de ce numéro, ces lettres ont été recueillies par un autre éditeur, et ne figurent pas dans la collection imprimée d'après laquelle les premières ont été traduites. »
— Alphons und Germaine, oder Briefe aus den Papieren einiger Emigrirten. 1795. 264 p.
Reimpression des Brieje parues dans les Friedensprdliminarien. III. IV, VI.
XV. L'Emigré, comédie en trois actes. S. 1. 1793. 12°. 66 p. Paru
en janvier 1794.
— Schweizersinn, Eiti Lustspiel in 3 Aiif\iigen. Nach dem Frariyôsischen Manuskript L'Emigré von der Frau von C" Uberset^t vo?i dem Herausgeber der Friedensprâliminarien. [Dans les Friedensprdlimi?iarien, II, 1794. p. 193-240.,
A paru aussi comme tirage à part, chez Voss, à Berlin, 1794. Broch. in- 12. P. 1-VI, p. 7-56.
XVI. Der Trostlose. Ein Lustspiel in einem AuJ\uge. Nach dem Jran^ôsischen Manuskript der Verfasser iyi von Schweizersinn.
Dans les Friedensprâliminarien, IV, 1794, p. 209-246. j
A paru aussi comme tirage à part, chez Voss, à Berlin. L'avant-propos est daté de mai 1794. P. 1-lV, p. 5-5o. Inédit en français : L'hicoyisolable.
XVII. Drei ^A^eiber. Eine Novelle von de?n Abbé de la Tour. Aus dem /ran^ôsischeti Manuskript ûberset^t von L.-F. Huber.
Epigraphe : Cogitans dubito, Leipzig, in der Pet. Phil. Wolfischen Buchhandlung. 1795. 12". 248 p.
— Trois femmes...
Nous n'avons jamais réussi à rencontrer la première édition, incorrecte et expurgée, dont M^"*^ de Charrière se plaint si vive-
BIBLIOGRAPHIE 4I I
ment (voir t. II, p. 218) et qui fut faite à Londres. Mais il existe une note manuscrite de GauUieur, où il cite quelques passages du texte altéré, avec, en regard, le texte original. Il avait donc eu entre les mains cette édition de Londres.
— Les Trois femmes, Xouvelle de M. l'abbé de la Tau?', publiée par rauteur cfe Caliste. A Paris, chez les libraires de nou- N'eautés. i/Qy. 2 v. iS". XII-168 p. i3g p.
— Les Trois femmes, Xouvelle de M. l'abbé de la Tour, publiée par l'auteur de Caliste, 2 v. 18°. A Paris, chez Mourer et Pinparé. rue André-des-Arts, n° 42. An VI.
Cette édition que nous n'avons pas vue. mais qu'indique le Journal de Paris, doit être la même que la précédente, avec la mention d'un autre libraire.
XVII I. Honorine von Ueserche, oder die Gefahr der Système. Eine Novelle von dem Abbé de la Tour. Aus dem fran^ôsischen Ma?iuscript iiberseti^i von L.-F. Huber. Leipzig, in der Wolfischen Buchhandlung, 1796. 8*^, 2o5 p.
Plusieurs articles biographiques sur M"^'^ de Charrière mentionnent, d'après Quérard, une édition française d'Honorine, qui aurait paru en 1796 : nous ne l'avons jamais rencontrée et M""*^ de Charrière ne fait allusion qu'à la traduction publiée par Huber.
XIX. La Nature et l'Art. Roman par Mistriss Inchbald, auteur de «Simple histoire », nouvelle traduction par M"'^ de G'" et ^V/mc ^g C" Paris, 1797. 8°. 240 p.
Imprimé chez Lauche-Borel et paru en août ou septembre
XX. Réponse à l'écrit du colonel de la Harpe intitulé : De la neutralité des gouvernans de la Suisse depuis l'année 178g.
Paru fin 1797 ou janvier 1798.
XXL Le Bavard. 1798.
Journal dont il parut deux numéros, que nous n'avons pas réussi à retrouver ivoir notre t. IL p. 257, et note).
XXII. Comédies de M'"'^ de Charrière, publiées en allemand, dans le recueil; Neueres fran^ôsisches Theater. bearbeitet von L.-F. Huber. Leipzig, in der Wolfischen Buchhandlung, 1795-1797. 3 v. 80.
T. I. Eitelkeit und Liebe, Lustspiel.
Traduction d'Elise ou l'Université, inédit en français. T. li. Du und Sie, Lustspiel.
Traduction de La Parfaite liberté ou les Vous et les Toi,. inédit en français, contre-partie de Les Tu et Toi ou la Parfaite égalité, de Dorvigny, dont la traduction figure également dans le tome 11. sous le titre Du wid Du.
XXlll. Die Ruinen von Yedburg, von der Frau von Ch ,
Verjassei'in von Calliste, Alphons und Germaine, Drei Weiber, Honorine von Userohn sic , u. s. w.. aus dem francosischen Manuscript iiberset^t. Dans la revue intitulée Flora, Deutschlands Tôchtern geiveikt von Freunderi und Freundinnen des schônen Geschlechts. 1798. Tubingen, Cotta, t. III, p. 2i3-252 ; t. W . p. 6-48.^
XXI\'. L'Abbé de la Tour, ou Recueil de nouvelles et autres écrits divers. .A Leipzig, chez Pierre-Philippe W'olf, t. I et II. 1798 ; t. III. i7q().
T. I . Trois femmes, nouvelle de l'abbé de la Tour. Seconde éditio7i ornée de sept estampes dessinées par Legrand et gravées à Paris par les meilleurs artistes. A Leipzic. chez Pierre- Philippe W'olf. 1798. 8°. 323 p. Epigraphe : «Cogitans dubito.» A la fin du volume figure l'indication : Imprimé par ObelF. Fûssli et compagnie, à Zuric. Les di\ers exemplaires que nous avons vus ne contiennent que six estampes : quatre d'entre elles (notamment le Frontispice i ont été gravées par Duplessi-Bertaux et P. -P. Chofiard ; les deux autres, par J. Couché.
'T. Il . Honorine d'Userche, nouvelle de l'abbé de la Tour,. suivie de trois dialogues. A Leipsic. chez Pierre-Philippe
Wolf. 1798. 8°. X-289 p.
[T. III . Sainte-Anne et les Ruines de Yedburg. A Leipsic, chez Pierre-Philippe Wolf, 1799. 8°. 197 p. et i3i p.
Ce recueil se compose donc des réimpressions des Trois Jemynes et d'Honorine d'Userche, du texte français des Ruines de Yedburg, et de Sainte-Anne, publié pour la première fois. Ce roman fut traduit à son tour : nous l'indiquons ci-après :
— Babet von Etibal. A'ac^ dem Fran^ôsischen des Abbé de la Tour. Leipzig. Weigel, 1800. 12'^. 221 p.
' Pour Orell.
BIBLIOGRAPHIE 4l3
Traduction de Sainte-Anne. Rayser et Gœdeke l'attribuent à Aug. Wichmann.
— Le même, nouvelle édition. Leipzig, Hinrichs, 1806, 8».
— Die verfallene Burg. Nach dem Fran^ôsischen des Abbé de la Tour bearbeitet. Leipzig, Weigel. 1801. 8'\ 1 18 p. mit i Kpfr.
C'est une nouvelle traduction des Ruines de Yedburg.
— Le même, nouvelle édition. Leipzig, Hinrichs, 1806. 8".
— Sainte-Anne et Honorine d'Userche, par M'"*^ de C/iarrière, auteur des Lettres écrites de Lausanne, de Sir Walter Finck, etc. A Paris, chez A. Nep\eu. libraire, passage des Panoramas. 26. 1808. 3 V. 8".
T. 1. Sainte-Anne (197 p.) et les Ruines de Yedburg {\Z\ p.).
T. 11. Honorine d'Userche el de l'Esprit et des Rois, trois dialogues faisant suite à Honorine (289 p.).
T. III . Les Trois femmes. Même indication d'auteur et de libraire , orné de sept gravures. 323 p.
Ces trois volumes ne sont que l'édition de Woli (Leipzig, 1798-1799), dont la feuille de titre a été réimprimée. Le t. III est devenu le t. I, et l'ancien t. I (Trois Jemmes) ne porte plus de numérotation.
— Honorine von Userche, oder die Gefahr der Système.
Eine Novelle voji dem Abbé de la Tour. A us de>n Jranyôsischen Manuskript liberset^t von L.-F. Huber. Neue uyiverànderte AuJIage. Frankfurt am Main, Bei den Gebrûdern Sauerlànder. 1819. 12°. 216 p. avec une introduction de 12 p. non numérotées. [Epigraphe^ : Cogitans dubito.
Cette édition paraît être celle de 1796, avec réimpression du titre seulement : c'est donc bien une « unverânderte AuHage ».
— Honorine d'Userche. Frankfurt, Sauerlànder, 1819.
Cette édition — française — est mentionnée par Kayser (Biicher-Lexicon, 5'^ partie) : nous n'avons pas réussi à la trouver. Gœdeke ne la mentionne pas.
XXV. Sir Walter Finch et son fils William, par Madame de Charrière, auteur des Lettres écrites de Lausanne et de plusieurs autres ouvrages. A Genève, chez J.-J. Paschoud, Imprimeur-libraire. 1806, 12°, 184 p.
Nous avons indiqué, au cours de notre étude, les principales séries de lettres de M™<^ de Charrière qui ont été publiées. Nous nous bornons à rappeler ici les plus importantes :
— Lettres de M"'^ de
Charriera à Benjamin Constant. Revue Suisse, avril 1844 (Trois lettres et trois petites pièces de vers que Sainte-Beuve a reproduites dans son édition de Caliste, 1845 .
— Lettres -mémoires de
M™« de Charrière,
publiées par E.-H.
G a u 11 i e Li r . Revue Suisse, mars, mai, août, septembre, novembre, décembre (Ces articles contiennent une partie des lettres de M"^*^ de Charrière à son frère Ditie, de ses lettres à M""^ L'Hardy, et un certain nombre d'autres documents. )
à Colombier. Musée neuchâtelois. 188Ô (Nous avons donné dans cet article un certain nombre dextraits des lettres à M^e de Sandoz-Rollin et à Chambrier d'Olevres).
iLSAK II IVERNOIS PAP LUI-MEME
Je suis ci-devant avocat, Financier, poète, agronome.
Ci-devant conseiller d'Etat, Ci-devant petit gentilhomme.
Ci-devant maire, et castera.
Ci-devant tout ce qu'on voudra, Excepté ci-devant jeune homme.
Une jeune fille du 18"^^ siècle, d'après une i838.
correspondance inédite. Revue des Deux Mondes. 1 juin iHqi ( Nous avons emprunté presque toutes les lettres citées dans cet article à la correspondance avec Constant d'Hermenchesj.
BIBLIOGRAPHIE
Musique
I. Trois sonates pour le clavecin ou piano-forté, composées par.... Œuvre I. Œuvre IL Œuvre III. Prix 3 L. A Paris, se vend au bureau d'abonnement musical, Rue du Hasard Richelieu^ 71° 4. Et aux adresses ordinaires. A. P. D. R.
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II. Six menuets pour deux violons, alto et basse. Dédiés à mon-
sieur le baron de Tuvll de Seroo;kerken, seigneur de Zuylen, par sa sœr (sic) Madame de Cliarrière. A La Haye et à Amsterdam, chez B. Hummel et fils.
III. Airs et Romances avec accompagnement de clavecin. Paroles et musique de M'"--^ de Charrière. Prix 2 L. 8 s. A Paris, chez M. Bonjour, m^ de musique, rue S^-Honoré, entre la rue du Roule et celle de l'Arbre-Sec, à St^-Cécile. (Colubrier scripsit.)
^l6 MADAME DE CHARRIÈRE ET SES AMIS
Manuscrits
L'extrême dispersion des manuscrits de iM'^'^ de Charrière et l'état •souvent très incomplet où ils se trouvent, nous empêchent d'en donner un inventaire exact, qui exigerait des développements et des •explications sans fin. On comprendra que nous ayons reculé devant un pareil travail — dont l'intérêt serait d'ailleurs minime — si nous ■disons qu'il est telle comédie dont un acte se trouve en Hollande, les deux autres en Suisse; que telle série de lettres est éparpillée dans trois collections dirtérentes, à Genève et à Neuchàtel ; que tel roman n'existe plus qu'à l'état de lambeaux également dispersés !
Pour les principales séries de lettres, en tout ou partie inédites, •que nous avons utilisées, à savoir les lettres à Constant d'Hermen- •ches, à Benjamin Constant, à Ditie, à M"<^ L'Hardy, à Chambrier d'Oleyres, à M"^<= de Sandoz-Rollin, à Huber, à M"^^ de Bosset-de Luze, — nous renvoyons le lecteur aux indications que nous avons, ■chemin faisant, données en notes.
Il n'était pas plus aisé d'établir une liste exacte des comédies et des opéras de M""^ de Charrière. Nous avons mentionné en leur lieu ceux de ses ouvrages dramatiques dont nous avons eu connaissance, et indiqué, quand nous le pouvions, où se trouvent les manuscrits.
Le plus important des opéras, Zadig, est en partie perdu. Nous n'en connaissons que le I'^'" acte, dont le manuscrit a été donné par ]\ime veuve Gaullieur à la Bibliothèque de Neuchàtel. Il y est joint une note, sans doute rédigée par le lecteur du théâtre de Paris auquel cet opéra avait été proposé. Elle est ainsi conçue : « Le roman philosophique de Zadig ne paraissait pas propre à fournir le sujet d'un •opéra. Il v a beaucoup d'esprit et d'imagination dans la manière dont on a exécuté cette périlleuse entreprise. En rendant justice à la marche adroite de la pièce et aux traits ingénieux dont elle est semée, il faut avouer que tout l'art de l'auteur n'a pu couvrir entièrement le vice du sujet. La complication des événements, si aisée à débrouiller dans un conte, se prête avec peine à l'unité dramatique. L'exposition, nécessairement longue, a exigé plus de récitatif que n'en souhaitent les musiciens modernes. Le mélange du plaisant et de l'héroïque donne à cet ouvrage un piquant et une originalité qui dégénèrent quelquefois en bizarrerie. Il v a de légères négligences de stvle et de versification, qu'il ne serait pas difficile de corriger. Mais la prolixité du récitatif exige des coupures, et il faut tâcher de remé-
BIBLIOGRAPHIE
dier au vide d'action qui se fait sentir en plusieurs endroits et notamment au 3^ acte, lorsque les chevaliers du tournoi sont au bain. En sauvant ces défauts, ce drame lyrique offrirait un spectacle brillant, varié, et qui aurait le sini^ailier mérite de ne ressembler à aucun autre. »
M"^^ de Charrière et la critique
Il faudrait bien des pages pour énumérer tout ce qui a été écrit sur M'"'^ de Charrière, de son vivant et depuis sa mort. En ce domaine aussi, nous croyons avoir cité l'essentiel, il importe seulement d'ajouter que les journaux littéraires allemands (parla plume d'Aug. W. Schlegel et d'autres critiques) ont jugé les nouvelles de l'abbé de la Tour. On trouvera l'indication de bon nombre de ces articles dans le livre si exact, si riche en renseignements bibliographiques, de Karl Gœdeke, Grundriss yiir Geschichte der deutscheîi Dichtimg, 2^ éd., Dresden, t. \'1I. p. bjo et p. 65o. — Il y aurait là les éléments d'une étude spéciale assez piquante s ur M'"<^ de Charrière jugée par la critique allemande.