Lire : le prince de Beauvau, et non Beauveau
99. Lire : Sœmmerring, et non Sœmmering. 3o3. Dernier mot de la page, lire : Michaud, et non : Didot.
Documents inédits concernant M"'® de Charrière
Ob ! les maUces de la destinée !
On prépare un ouvrage pendant de longneB années ; on cherche avec patience et avec passion tous les documents qui se rapportent au sujet ; on s'efforce de ne négliger aucune source de renseignement;» ; on frappe à toutes les portes, on a toutes les indiscrétions, toutes les importunités, toutes les audaces .. Puis enfin, naïvement persuadé qu'on a appris tout ce qu'on peut savoir, qu'il n'y a plus rien à trouver, on se décide — car il faut bien aboutir une fois — à imprimer son travail.
A peine l'a-t-on livré au public, que le hasard, qui guettait sournoisement l'auteur, lui fait découvrir un document capital, qu'il avait à sa portée, sous la main, pour aiDsi dire, et dont il ignorait, hélas ! l'existence.
Le pauvre homme se prend la tête.
En 6'écriant : « Non, c'est trop bête ! »
Cette aventure est la mienne. Mon livre Madame de Charrière tt ses amis venait d'être mis en vente, lorsque j'ai eu connaissance des documents que je sollicite la permission d'imprimer ici.
J'ai découvert ces pages à ITeuchâtel, parmi beaucoup d'autres papiers, dans la bibliothèque de la famille Monvert, que j'ai été admis à explorer par suite de la mort de M. Charles Monvert, professeur de théologie, décédé en 1904.
Dans une hasae portant la mention Ltttrès sur Mme de Charrière, je trouvai une lettre adressée par un Hollandais à une personne de Neuchâtel, dont le nom n'est pas indiqué (l'enveloppe de la lettre n'existe plus), mais qui ne peut être que Mlle Henriette L'Hardy. Celle-ci devint plus tard, comme on sait, Mme Gaullieur, mère de l'historien.
Mlle L'Hardy avait été chargée d'annoncer au compatriote de Mme de Charrière la mort de celle ci, survenue le 27 décembre 1805. L« Hollandais, qui signe G. O. Tacts d' Amerongen, accuse réception de la funèbre nouvelle, exprime ses sentiments d'admiration pour la femme distinguée qui
Tient de s'éteindre à Colombier ; puis il transcrit — et c'est là l'important de ma tardive trouvaille — quelques passages des lettres de Mme de Charrière à lui adressées, où elle le renseigne sur les ouvrages qui ont fait sa réputation.
Elle lui en raconte l'origine, fixe la date et les circonstances de leur composition et s'exprime, quant à leur valeur, avec une liberté, une fermeté de jugement que n'ont pas toujours les auteurs lorsqu'il s'agit de leurs propres ouvrages. Mme de Charrière ne parlerait pas avec plus de détachement des défauts ou du mérite d'autrui : elle se rend justice exactement, sans illusions comme sans fausse modestie, et fait paraître une fois de plus cette clairvoyance sur elle-même, cette droiture d'esprit qui est un de ses charmes.
Au cours de ces confidences d'un accent si sincère, il y a un instant où l'émotion fait en quelque sorte trembler sa voix : c'est lorsqu'elle meniionne Caliste. On remarquera la phrase sobrement expressive qui a trait à ce petit roman ; elle confirme d'une façon saisissante ce que Benjamin Constant nous a révélé dans le Cahier rouge, à savoir que l'histoire de Caliste fut inspirée par une grande et mystérieuse douleur.
On remarquera aussi l'amusant passage sur l'effet produit dans la société genevoise par la publication de Mistriss Eenley ; puis, à propos des Lettres de Lausanne, l'indication précise d'un fait sur lequel nous n'avions pu émettre qu'une vague conjecture.
Madame de Charrière écrivait, à propos du prospectus annonçant les ieffres de Lausanne (voir notre 1. 1, p. 301) : .
'^- « On dit que c'est le fils ou !e frère de l'aubergiste d'Yverdon qui nous promet des Lettres lausannoises. J'ai été fort aise de me voir imitée, même par un Eot. »
Nous avions pris ces lignes pour une supercherie de l'auteur, qui ne voulait pas avouer son œuvré et préférait lui réserver le bénéfice de l'anonyme. Nous nous étions mépris : le prospectus ne se rapportait réellement pas à l'ouvrage de îkime de Charrière, mais à un autre ouvrage, écrit à l'imitation des Lettres neuohâteloises. L'auteur était, comme elle va nous l'apprendre, un «proposant» vaudois, c'est-à-dire un étudiant en théologie.
Qui était ce jeune émule de Mme de
Charnère, «fils ou frère de l'aubergiste d Yverdon » ? Je laisse aux chercheurs vaudois — il en e-^t d'habiles — le soin de résoudre ce petit problème, s'ils le jugent digne de leur curiosité, et de découvrir ce qu'il est advenu de l'ouvrage que le « proposant» se proposait de lancer par souscription. Pour ma part, je me borne à transcrire la lettre de M. Taets d'Amerongen et les extraits de lettres de Mme de Charrière qull y a joints.
■5 Ces fragments sont inédits, à la réserve Me quelques lignes sur les Lettres neuchâte- '>loi8es, ainsi qu'on verra plus loin,
ij. Au château d' Yssdstein prM'UtrecM Ce 30 janvier ISOQ.
Mademoiselle, Je vous remercie d'avoir bien voulu vous
^donner la peine de na'écrire et je remercie
■ceux qui ont eu l'attention de vous y erigager: quand ii faut être instruit d'une nouvelle affligeante, on aime qu'elle soit annou-
,' eée par une personne qui partage nos regrets.
-^Depuis longtemps je n'ai éprouvé une peine aussi vive quo celle que m'a causée la mort de Madame de Charrière.
Je n'ai connu que peu de temps cette femme vraiment distinguée, je n'ai pas joui de
M'avantage do la voir habituellement, et cependant l'intérêt de £on caractère, les avantages inépuisables de son esprit, jne font éprouver à ea mort un vuide réel. J'avais
:' trouvé dans sa conversation sur tous les su-
'■jets, des communications, des éclaircissements, des directions, qui, en occupant mon esprit de la manière la plus agréable, donnaient un nouvel essor à mes idées et à mes
gsentiments. La correspondance dont elle dai-
î-gnait me favoriser entretenait les dispositions qu'elle avait excitées ; la sensibilité, l'élévation de son caractère m'avaient fortement attaché à elle ; j'avais l'espoir de renouveler auprè3 d'elle un séjour dont le souvenir me sera toujours précieux.
...Le sentiment de mes regrets me fait juger de ceux que doivent éprouver les personnes qui vivaient habituellement avec elle dans une douce intimité, me fait participer bien sincèrement à leur peine. Les sentiments distingués que vous portait Mme de Charrière me font prendre la liberté, mademoiselle, de vous témoigner particulièrement cet intérêt. Veuillez témoigner à M. de Charrière
et à Mlles tes eœurs l'intérêt que je prends à leur situation et que vivifie encore le souvenir de leurs bontés pour moi. Mile Forster comprendra mes regrets mieux que personne ; je la prie d'être persuadée aussi de la part que je prends aux siens, de l'empressement que j'aurais à lui être utile ai jamaia l'occasion s'en présentait. /
Vous m'avez fait plaisir, mademoiselle, en me donnant des détails qui prouvent que la mort de notre excellente amie a été douce et qu'elle n'a pas eo«ff'?rt do son approche.
Je crains bien de ne satisfaire que faiblement à l'attente de ce que je pourrais fournir des observations de Mme de Charrière sur ses écrits; vous savez que souvent el'e ne mettait pas beaucoup de suite à ses entreprises et que de nouvelles idf es les interrompaient aisément. Ce n'est que d'une petite partie de ses ouvrages qu'elle m'a parlé, et cela encore fort en passant ; en tout cas, vous trouverez recueilli ci-joint ce que j'ai trouvé dispersé dans ses lettres à ce sujet. Je préfère l'adresser à vous, mademoiselle, pour n'avoir pas besoin de rien omettre, et être sûr cependant qu'il n'en sera rendu pubh'c que ce qui peut l'être sans inconvénient ; je no connais pas assez les êtres dans votre pays pour décidermoi-même à ce sujet, et je m'en rapporte eni^* tièrement à vous. Je m'intéresse d'autant plus à l'entrepnse dont vous me parlez, que je manque encore [de] plusieurs dea ouvrages en question ' et ne sais pas même les titres de tous ; j'aimerais d'autant plus me les procurer que, dans ceux que je cormais, chaque ligne dépeint le caractère et l'esprit de l'auteur. *''~
Il fut souvent question de vous, mademoiselle, dans les lettres de Mme de Charrière ; ce qu'elle me marquait à votre sujet me fait saisJr avec empressement l'occasion de vous exprimer la haute et sincère estime arec laquelle j'ai l'honneur d'être
Votre très humble et très obéissant serviteur,
G. G. Taets d'Ameeongex.
Fragments de lettres de Mme de Charrière dont la eopie accompagne celle qu'on vient de lire.
Vous me faites lire en me parlant de mes ouvrages. La belle collection à faire ! J'es-
saièToî pôurïaét Se tne'îàjïpe^r tout eé qaïiÉè'
sera pas trop indigne d'attention. • ' '•■'.■■^' Je vous ai parlé du NoUe : l'ennui futf alors ma musp, ni toutefois il est question de muses pour l'invention d'un mauvais petit roman. Longtemps après, un autre ennui, ou plutôt - le chagrin et le désir de me distraire me firent écrire les Lettres neuchâidoises . Je venais de voir dans Sara Burgerhart (roman hollandais) qu'en peignant ^ des lieux et des mœurs que l'on connaît bien, l'on donne à des personnages fictifs uae réalité précieuse. Le titre de mon petit livre fit grand peur; OD craignit d'y trouver d«s portraits et des anecdotes. Quand on vit que ce n'était pas cela, on prétendit n'y rin trouver d'intéres^sant. Mais ne peignant personne, on peint tout le monde. Cela doit être, et je n'y avais, pas peneé. Quand on peint de fantaisie, mais aveo vérité, un troupeau de moutons, chaque mouton y trouve son portrait, ou du moins le portrait de son voisin. C'ect ce qui arriva aux Neuchâtelois, et ils se fâchèrent. Jo voudrais pouvoir voua envoyer l'extrait que fit de mes lettres M. le ministre Chailletdans son journal ; il eat flatteur et joli. L'on m'écrivit une lettre anonyme très fâcheu e. L'on dit de très bonnes bêtises. Mademoiselle **, dit que tout le monde pouvait faire un
' Mile L'Hardy aongeait à une réimpreesion de quelques ouvrages de son amie.
" ' A partir de ce mot, tout le passage qui stîit, jusqu'à la fin de l'alinéa, a été reproduit (aveo quelques inexactitudes, il est vrai), dans la Notice 8ur Mme de Ch'îrrière qui précède la nouvelle édition des Lettres neuoMteloiges, publiée en 1833 par l'imprimerie Petitpierre et Prince, à Neuchâtel. Nous nous étions souvent demandé d'où étaient tirées ces confidences de Mme de Charrière, dont nous avons oité une partie t. L, p. 291, et que les éditeurs donnaient comme extraites* « d'une lettre inédite qu'elle écrivait à l'un de ses parents ». Nous gavons maintenant à qui elle les adressait. En outre, le fait que notre document a été retrouvé dans les papiers Monvert nous permet de croire que la notice do 1833, qui n'est pas signée, a pour auteur César Henri Monvert, professeur de littérature, bibliothécaire de la ville de Neuchâtel, mort en 1848 ; GauHieur lui aura sans doute confié la lettre de M. Taets d'Amerongen et cette pièce sera demeurée entre les mains de M. Monvert.
* Notre Hollandais a écrit feignant, et la A'otics de 1833 reproduit cette leçon, qui est un non sens et une erreur manifeste.
pareil livre. «Essayez», lui "difî ^éon père *. L'on pensa que j'avais voulu peindre de mes parents, mais cela ne leur reseemble pas du tout. C'est pour dépayser. Les Genevois me jugèrent avec plus d'esprit ; pas tout le monde ^. Une femme très spirituelle, très genevoise, dit à une autre: «On dit que c'e&t tant bêt«, mais cela m'amuse. & Ce mot me plut extrêmement.
,n ...A présent je veux continuer la notice de ce que vous avez bien voulu appeler mes ouvrages, nom trop sérieux pour des bagatelles. Un an après que l'on eut imprimé les Lettres neuchdteloises, un proposant du Pays de Vaud publia dans un prospectus trois vo« lûmes des Lettres lausannoises. Il annonçait les plus belles choses du monde, mais i! voulait une souscription. « Quoi, dis-je, on me vole mon titre! Mais je préviendrai ce pédant audacieux. » — Aussitôt je montai dans ma chambre et me dépêchai d'écrire. Huit ou dix jours après, les Lettres écrites de Lausanne étaient faites. ■ ijt» ;(ioi ■
Oaliste ne fut écrite qa'asse^ longtemps après, c'est-à-dire un an peut être. Entre deux, j'avais écrit 2Iistriss Eenley. Puisque je me suis rappelé Mistress Henley et que ^*ai encore ici un peu de papier b!anc, je veux vous parler de ce très petit ouvrage.
J'étais allée à Genève, après avoir donné à un imprimeur bourreaudeur * de Lausanne les Lettres neucJidteloieSy et je dus les faire réimprimer. Le Mari sentimental * occupait les Genevois. Une femme dont lo mari venait de se tuer jetait les hauts cris ; l'auteur déclara n'avoir pas pensé à elle ni à son mari ; personne ne le crut, mais la dame se calma. J'écrivis Mrs Henley, qui causa un schisme dans la société de Genève. Tous les maris étaient pour Monsieur Henlfy; beaucoup de. femmes pour Madame ; et les jeunes filles . n'osaient dire ce qu'elles en pensaient. Jamais personnages fictifs n'eurent autant l'air d'être existants, et l'on me demandait des explications, comme si je les eusse connus ailleurs que sur mon papier. J'ai entendu deS;, gens très poUs se dire des injures à leur sujet. J'en fus quelquefois embarrassée...
J'ai glissé sur Caliste, qui aurait peut être mérité un peu d'attention de la part de son auteur. Je lui dois la plus grande part de ma petite^loire. Je la fis imprimer à Paris, et depuis je n'ai pas eu le courege do la relire : j'avais trop pleuré en l'écrivaut. ^
Bien-Né. Je fus quelques jours sans oeor le montrer, no sachant s'il était sublime ou p'at. Et la première fois que je sortis le maiÀuS^rit d'un coin obscur de ma ch&mbre, pendant la lecture je regardais curieusement et avec inquiétude mes auditeurs dans le blanc des yeux pour y lire leur impression et l'arrêt da Bien Né. Cet arrêt fut flatteur. — Cooame, un jour, on se disputait sur l'assertion de Helvetius : qu'on ne sent pas le mérite qui est au-dessus de soi, et qu'on n'est pas dâ bonne foi quand on y applaudit, Benjamin Constant étant pour Helvetius contre M. Ghraillet ?j, celui-ci termina la dispute par ces mots : « Je sois loin d'admirer tout ce qu'écrit Madame de Charrière, mais j'ad- i mire Bien- Né, quoique je santé très bien que ; j'eusse été incapable de l'écrire 8>. ■ • K. j
Il m'est impossible, bienséance à part, de ' souscrire aux éloges que vous me donnez. Si je n'ai rien écrit qui n'ait quelque sel, ni qui n'annonce quelque élévation dans le caractère, je n'ai aussi riea écrit où il n'y ait de la précipitation, du décousu, un défaut de plan dans la conception et de patience dans l'exécution. C'est presque toujours trop court, la fin est brusque, et je puis aussi peu m'estimer beaucoup que me mépriser tout à fait. Je reprendrai quelque jour l'histoire de ce que j'ai écrit.
(D'autres préoccupations de l'auteur me
* L'atiteDr de la A^ofice de 1833 a lu par erreur : 6on frère.
* La Notice a transcrit : « plus d'esprit que tout le monde. > Nous avons reproduit l'erreur, comme la précédente, dans notre t. I., p. 291.
^ Bourreauder {taire œuvre de bourreau) est un verbe dont on use couramment à Neuchâtel : Mme de Charrière, qui aimait les mots locaux, avait adopté celui ci, et son dérivé bourreaudevr.
* De Samuel de Constant. Voir, à propos de ; l'incident auquel font allusion les ligues suivanteg, notre t. I, p. 263-264. j
privèrent de l'exécution de cette intéressante promesse) *.
... M. Huber, ou're une gazette fort estimée, fait depuis peu un journal intitulé : Viertéljâlirige Unterlialtungen. Je lui ai en- | voyé pour fon premier numéro un p ait é uit qu'il a traduit et qui vient de paii-'itre. La ' traduction en est fidèle et agréable, mais la*-
chose elle-même me paraissait médiocre, parce', qu'elle n'avait point d'ensemble, excepté dans ma tête. C'est un de mes grands défauts: une idée me vient, et je la suis, sans m'ap^rcevoir j que pour d'autres rien n'e^t plus incohérent, 1 ni plus décousu Je ne vois qu'après coup, et j alors, que faire ? L^, chose n'est pas assez bonne pour que je l'estime, ni assez mauvaise pour que je la jette au feu. Le hasard en décide, et l'ensevelit dans l'oubli ou la fait vivre et paraître au grand jour.
Après avoir envoyé la Six Lettres de deux princesses à M. Huber en le priant de les traduire et de les publier, je lui écrivis le lendemain qu'elles ne valaient rien du tout et qu'il pouvait les biûler sans que je m'en plaignisse. Elles ont paru. J'ai reçu le journal ; alors j'ai voulu continuer et faire mieux... Il y a déjà plusieurs heures que cela est parti, et je n'en suis pas encore dégoûtée \
... Virgile et moi ne nous ressemblons guère, et cepen... '
Je suis surprise quand je vois M. Huber me traduire aussi bien qu'il fait. J'en suis surprise non seulement, mais un peu glorieuse pour lui, et peut-être aussi pour moi, car cela vient, je crois, de l'extrême clarté et simplicité de mon style ; mais si je faisais un poème, je serais bien fâchée que M. Huber me traduisît ou me pût traduire...
Ici s'arrêtent les extraits de lettres envoyés par M. Taets d'Amerongen à Mlle L'Hardy. Des recherches faites tout récemment en Hollande pour retrouver les lettres originales ont abouti à un résultat négatif. Xous devons donc nous contenter de publier ces fragments, d'après les copies que nous en possédons. Ils intéresseront, à divers points de vue, un certain nombre de lecteurs, qui ont bien voulu faire de notre ouvrage une étude minutieuse, et nous ont écrit, soit pour nous poser des questions, nous proposer des objections sur tel ou tel point, ou nous signaler des erreurs.
Ces lecteurs là — dont l'attention fidèle est la plus douce récompense d'un travail comme le nôtre — seront heureux de recueillir dans leur exemplaire de mon livre, à titre de supplément d'information, le numéro du journal qui a bien voulu m'accorder sa généreuse hospitalité.
îfeuchâtel, ce 30 avril 1906. /
Philippe Godet.
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