‹ Madame de Chevreuse et Madame de hautefortChapitre 107 sur 215 · Ibid., p. 93 : Ricevo mille avvisi di guardarmi · texte numérisé non relu

Ibid., p. 93 : Ricevo mille avvisi di guardarmi

4. IIIe carnet, p. 18 : « Los Importantes ablan contra la reyna mas que nunca. Estan desperados contra Belingan y Montagu; dicen que el priai ero es un alcahuete (maquereau), y que ail' otro daran mil palos; que es menester perder todos los que fueran de mi parte. »

5. Ibid., p. 24 : « Que muclias personas eran de manera animadas contra my que era imposibile que no me succediesse algun gran mal. »

Il déclare qu'il se retirerait bien volontiers si, en se retirant, il croyait faire cesser l'orage. «Ah! s'écrie-t-il , si la mer pouvait s'apaiser par mon sacrifice, je m'y précipiterais comme Jonas s'est précipité dans la bouche cle la baleine1.» Il fait de tristes réflexions sur l'extrême difficulté de gouverner les hommes, et surtout les Français, par la raison et par le sentiment du bien public. Il se rend à luimême cette justice qu'il n'a pas mal servi la France. Dans les premiers jours de son ministère, le 23 mai, il avait dit à la reine2 : « Que Votre Majesté me croie pendant trois mois, et ensuite qu'elle fasse ce qu'elle voudra. » Trois mois n'étaient pas écoulés , et la France, victorieuse à Rocroi, était sur le point d'enlever à l'Autriche la place qui gardait le passage du Rhin. Au delà des Alpes, elle était l'arbitre des différents des princes italiens ; le pape lui-même reconnaissait sa médiation en dépit de l'opposition de l'Espagne; et en Angleterre le roi et le parlement s'adressaient également à la France pour obtenir son appui3. Et le principal auteur de cette prospérité était

1. IIe carnet, p. 76 : « Sy la mar puede sosegarse con echarmi como Jonas en la bocca de la balena! »

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