Dans le texte procédure qui était alors le mot usité
« Je vous confirme la promesse que je vous fis de la dernière religion. Si j'en ai fait quelque difficulté, ce n'est pas que j'aye changé de volonté depuis, mais c'a été pour voir si vous étiez bien ferme dans la vôtre. 11 est vrai en cette occasion que vous me priez de ce que je désire pour vous rendre plus coupable si vous y manquez , et moi plus excusable en ce que j'aurai fait.
« Pourvu que votre affection soit aussi parfaite que la bague que vous m'envoyez, vous n'aurez jamais sujet de rougir pour avoir fait un mauvais présent à votre maître, ni lui de l'avoir reçu.
« Je veux partager avec vous le regret que vous avez de vous éloigner sans me voir. J'ai plus de haine de la tyrannie du cardinal que vous, mais je la veux surmonter et non pas m'en plaindre, puisque le premier sera un effet de courage et le dernier seroit un acte de foiblesse. Jamais je n'eus tant d'envie de vous entretenir qu'à cette heure. Le cardinal jure que Mme de Chevreuse sera mal avec vous dans peu, que M. de Châteauneuf n'aime pas Mmfi de Chevreuse et en fait des railleries avec 47 (dame inconnue, peut-être Mme de Puisieux que Châteauneuf avait longtemps aimée). Pour ce qui la regarde, je me moque de cela; je crois M. de Châteauneuf fidèle et affectionné pour moi et le serai toute ma vie pour lui, pourvu que, comme il a mérité que j'aye pris, cette bonne opinion de lui , il ne se rende pas digne