‹ Madame de HautefortChapitre 106 sur 182 · Oa de Badefoid^ selon la Qônéalogie inédite · texte numérisé non relu

Oa de Badefoid^ selon la Qônéalogie inédite

Hélie de Gontaut^. damoiseau deBadefol, est qualifié : Nobitis et jH>tens vir et Domicellus dans plusieurs de ses actes, et aussi seigneur de Hautefort et de Thenon >. Oo le trouve quelquefois comme ses prédécesseurs sous le nom seul de Badefol. Femme, Mathe de Born, dame de Hautefort et de ThenoD, sa parente au troisième degré, vraisemblablement par le mariage de Marguerite de Born avec Pierre de Gontaut, seigneur de Badefol. Elle étoit fille de Bertrand de Born JI du nom, chevalier, seigneur de Hautefort et de Thenon, et d^Halaîde ou Alix de Calvignac, et fut mariée en 1388, par dispense de Clément VU, pape à Avignon, en date du mois d'octobre de la même année. Son mari lui avoit prêté, au mois d'avril précédent, une somme de deux mille francs d*or, pour racheter son chiir teau de Hautefort, qui étoit entre les mains des Anglois. Bertrand de Born II du nom, son père, fut en grande considération dans son temps; il servit dans les guerres des rois Jean, Charles V et Charles VI contre les Anglois ; est qualifié par Jeanne, comtesse de Penthièvre et vicomtesse de Limoges, son amé cousin, le sire d*Autefort, dans ses lettres données à Paris le 17 août 1375, portant quittance de ce qu'il avoit pu prendre dans ses revenus pour la garde et défense de ses châteaux de Morucle, Badefoul et Chasens, et mourut en 1383 ou 1384. Il avoit fait son testament dès Tan 1360, par lequel il institua son héritier universel le fils qui pourroit lui naître de son mariage avec Halaîde de Calvignac, sa femme, et substitua, au défaut de mâles, Jeanne et Mathe de Born, ses filles, dont la première moariit jeune, puis Bertrand de Forces, son neveu, à condition que son héritier seroit tenu de porter le nom et les armes de Born-Hautefort C'est en conséquence de cette substitution que Mathe de Born étant restée seule héritière de son père, les enfans nés de son mariage avec Hélie de Gontaut ont quitté le nom de Gontaut pour porter le nom et les armes de Hautefort transmis à sa postérité. Elle fat enterrée dans l'église de Saint-Martial de Thenon, suivant le testament de Mathe de Baynac, sa belle-fille, ayant eu les trois fils qui suivent :

Taleiran de Hautefort, qui fut substitué avec ses frères aux bleui de Mathe de Born, sa grand'tante maternelle, au défaut de Bertrand de Forces, fils de cette dame, par son testament de l'an 1395, et mourut Jeune. Jean de Hautefort, damoiseau, épousa, par contrat du ^6 de novembre 1420, Mathe de Baynac, sœur de Ponce, seigneur de Baynac, au diocèse de Sarlat, et de Commarque, chevalier. Il est

1. LesGontaul foiment la quatrième maison de Hautefort. { Note de t*Éditeurj)

i. Il était surnommé Chopin ou Chopy, vieux mot patois qui veut dira boiteux. (Qénéalogie inédite.)

nommé dans ce contrat Nobilis Johannes de Altoforti, avec clause qae la dame sa mère Finstituera son héritier par testament dedans trois semaines; et dans une donation de mille francs d'or, que Uélie de Gontaut, son père, lui fit le même jour en faveur de ce mariage, il est dit Jean de Gontaut aliter de Altoforti ; c'est le seul acte où il ne prenne pas le nom de Hautefort seul, conformément au testament de Bertrand, seigneur de Hautefort, son aïeul maternel, de Tan 1360, mentionné ci-dessus. Ce mariage fut célébré au ch&teau de Commarque, le 1*' de février 1421, suivant la quittance dotale. Uatbe de Baynac testa du consentement de noble et puissant homme Jean de Hautefort, seigneur de Hautefort et de Thenon, son mari, le 4 de janvier 1429. Elle se dit dans son testament fille de feu noble et puissant homme Ponce de Beynac, chevalier, seigneur de Beynac et de Commarque. Elle y ordonne sa sépulture dans l'église de Saint- Martial de Thenon, avec noble Mathe de Born, mère du seigneur son mari, auquel elle lègue la moitié de sa dot, et Institue son héritier universel Ponce, seigneur de Beynac, son frère. Le roi Charles VII, par lettres datées de Salnt-Lyenart, le 12 de mars 1438, manda aux généraux conseillers de ses finances de faire payer par Guillaume Charrier, son receveur général des finances, à son amé et féal che^ vcdier Jehan, seigneur d'Autefort au pays de Pierregort, la somme de WO livf^es tournois qu'il lui a donnée pour lui aidier à garder et deffendre sa place d*Autefort qui est en la frontière de ses ennemis, et icelle entretenir en Vobéissance dudit seigneur Roy. Le 22 d'octobre 1439, le même seigneur de Hautefort fit un traité avec Jean de Bretagne, comte de Penthièvre et de Périgord, vicomte de Limoges, touchant sa place de Hautefort qu'il lui livroit pour y mettre garnison contre les Anglois. Lui et Antoine de Hautefort, son frère, obtinrent des lettres de ce comte, datées de Ségur, le dernier jour de mai 1447, portant mandement aux officiers de son vicomte de Limoges, de remédier aux usurpations que des personnes vouloient faire sur des biens et droits à eux appartenans. Ils transigèrent au château de Ségur avec le même comte le 10 avril 1448 sur les limites de leurs jorisdictions d'Exideuil et de Hautefort, et avec le prieur de Cubas, touchant la jurisdiction haute, moyenne et basse de ce lieu de Cubas qui leur appartenoit, le 16 de juillet 1451; et ils obtinrent un mandement de Tofficial de Périgueux, le 7 de mars 1459, pour faire jeter des monitoires dans les diocèses de Périgueux, de Limoges et de Tulle, en vertu de lettres apostoliques du pape Pie II, contre ceux qui avoient pris, enlevé et détenoient des biens et papiers de successions de plusieurs de leurs parens. Ce même Jean de Hautefort fit son testament au château de Thenon le 10 de Juin de la même année, dans lequel il est qualifié : noble et puissant homme et ieigneur des lieux, châteaux et chastellenies de Hautefort et de The-

non, au diocèse de Périgueux. Il y élit sa sépulture dans l'église de Thenon, devant Thôtel de sainte Anne et de la Vierge, au tombeau de sa mère, avec des obsèques honorables, selon sa qualité; fait des legs aux églises et monastères de Hautefort, d^Abzac et de Cubas; et un autre à Jeanne de Hautefort, sa nièce, femme du seigneur de la Motte; veut que toutes ses autres nièces soient mariées et dotées selon la faculté de ses biens, au choix et au bon plaisir d^ÀDtcine de Hautefort, leur père ; institue Antoine, son frère, son héritier universel, lui substituant Arnaud, son neveu, fils du même Antoine; nomme pour ses exécuteurs MM. Jean de Pompadour et Richard de Gontaut, chevaliers ; et prie M. le sénéchal royal de Périgord et MM. les officiaux de Périgueux et de Sarlat de faire observer et accomplir ce testament en toutes ses dispositions. Antoine de Hautefort, seigneur de Hautefort et de Thenon, après son frère aîné, a continué la postérité.

Antoine de Hautefort, damoiseau, seigneur de Hautefort, de Thenon, de Naillac et d*Ë3coire, conseigneur de Longua, est connu sous le nom de Hautefoit seul, dans tous ses actes, avec la qualité de nobilis et potens vir, et de domicellus. On le trouve avec Héliot de Caumont et Beraudon de Faudoas, au nombre des dix-huit écuyers de la compagnie de Jean Marafin, écuyer, dans leur montre originale faite à Croces-lez-Bourges, le 24 de juin 1418. Jean, seigneur de Hautefort, son frère et lui, firent donation à Golfier de Pompadour, chevalier, seigneur de Pompadour et de Cronnières, leur neveu, en 1428, des villages de Semits, Saint-Hilaire, Chastras et Monteil, situés dans les châtellenies et jurisdictions deTreignac etdeChamberet. Étant en garnison au lieu de Château-Regnault, le i5 de septembre 1434, il reçut quittance de la veuve de Robert des Croix de la somme de huit-vingt-deux saluts d*or sur celle de deux cents que son mari lui avoit prêtée, et à Richard de Badefoul, son neveu (à la mode de Bretagne, comme arrière-petit-fils de Seguin de Gontaut, seigneur de Badefol, mort empoisonné Tan 1364). Il fit hommage, le 10 de novembre 1461, par Jean Basoc, écuyer, chargé de sa procuration, à Jean, bâtard d'Armagnac, conseiller et premier chambellan du Roi, maréchal de France, lieutenant général et gouverneur de ses pays et duché de Guyenne, comme commissaire et député à cet effet^ pour la moitié des terres et seigneuries de Longua, de Sainte-Foy et d'Escoire, en Périgord; et fit aussi hommage, le 4 de mai 1464, à Alain d*Albret, comte de Penthièvre et de Périgord, vicomte de Limoges et seigneur d*Avesnes, de ses châteaux, forts et châtellenies de Tlienon et de Périgord. En 1466, le 17 de juin, il obtint commission de Pierre d*Acigné, écuyer du Roi et son sénéchal de Périgord, pour faire faire information sur des biens et revenus qui lui appartenoient, dont les Anglois s'étoient emparés, et

princpalement de son château de Thenon où ils avoient mis le feu, et dont les titres et papiers étoient perdus. Le roi Louis XI, par lettres données aux Montils-lez-Tours, le 3 de janvier 1468, lui accorda main-leyée et pleine délivrance de ses fiefs, terres et seigneuries qui avoient été saisis, ayant remontré qu*d cause qu'il étoit fort vieil et ancien, il n^auroit pu se mettre en armes pour servir en Varmée, ni comparoir aux montres avec les autres nobles du pays; mais que pour se rendre à son devoir, il avoit fait mettre sus un de m ^Is, et Vavoit envoyé monté et armé le mieux en point que possible lui fût, avec le sire de Sermet, par devers le comte de Dampmartiny grand-maitre d'hôtel de France, pour servir ledit seigneur au fait de la guerre dans sa compagnie. En la même année 1468, il reçut des reconnoissances féodales des habitants du bourg et paroisse deNailhac ; et le 4 de novembre 1460, il fit hommage à Périgueux, par Arnaud de Hautefort, son fils, à Charles de France, frère du Roi, duc de Guyenne, comte de Saintonge et seigneur de la Rochelle, entre les mains de Louis Sorbier, grand écuyer de ce prince, de son tenement d'Ëscoyre, de la moitié de la justice de Longua et Sainte- Foy, et' d'un tenement qu'il avoit en la paroisse de Tailleul dans la sénéchaussée de Périgord. Il y a apparence qu'il véquit peu de temps après, puisque Ton trouve des reconnoissances féodales données au même Arnaud, son fils, à commencer dès 1470 jusqu'en 1476.

Femme, Raimonde d'Abzac, des seigneurs de la Douze en Périgord, est nommée dans les lettres que Jean, sire de Hautefort et son mari, obtinrent du comte de Périgord, en 1447, pour empêcher des Dsurpations qu'on vouloit leur faire sur des biens qui leur appartenoient. Elle est encore nommée Raymonde dans le mandement de l'official de Périgueux du 7 mars 1459, ci-dessus mentionné, ainsi que dans le testament du même seigneur de Hautefort, son beaupré. Cependant elle est appelée Marguerite d'Abzac, dame de Hautefort, et veuve d'Antoine, dans les lettres qu'elle obtint du Roi, le 23 octobre 1482, comme tutrice de Jean de Hautefort, son petit-flls, portant commission au sénéchal de Limosin, de faire informer sur les excès, crimes et délits commis par Jean de Villac, seigneur de Verneuil, PieiTe de Villac, son frère et autres, en plusieurs lieux de lajarisdiction et châtellenie de Hautefort. Elle vivoit encore l'an 1492.

I. Arnaud de Hautefort, seigneur de Hautefort, de ITienon, etc., qui suit.

n. Regnaud de Hautefort, servoit en qualité d'homme d'armes dans la compagnie de Gilbert de Chabannes, chevalier, sénéchal de Guyenne, l'an 1472, suivant la montre faite en l'abbaye du Jars, prè de Helun, le 1«' de décembre de la môme année.

ni. Jeanne de Hautefort, mariée, par contrat du 2 novembre 1455, àHéliot^Hélie (Poiopadour), seigneur de la Motte-de-Lortal, de Cha-

es»-

brignac, de Ségur et *de Marthillac, frère de Tabbé de Dalon, étoit veuve en 1477.

IV. Jeanne de Hautefort épousa, par contrat du 9 de novembre 1471 , Jean de S. Astier, seigneur des Bories, d^Ânthone, et en partie de rhôtel de Barnabe, au diocèse dd Périgueux. Ils ratifièrent leur contrat après leur mariage, le 24 de janvier de la môme année. Elle donna des quittances de sa dot au seigneur de Hautefort, son neyeu, en 1504 et 1506, étant alors veuve, et encore Tan 1517.

V. Philippe de Hautefort fut alliée avec Jean de Pompadour, fils de Geofroy, seigneur de Châteaubouchet, des Cousts et de Janaillac. Son mari et elle, conjointement avec nobles Geofroy de Pompadoor, premier aumônier du Roi ; Jacques de Pompadour, prêtre, son frère; Marguerite de Lasterie, dame de Châteaubouchet, leur mère; Isabelle de la Martonie ; Etienne, seigneur de la Martonie, chevalier; Catherine et Souveraine de Pompadour, religieuses; Catherine de Royère; Jean de Hautefort, seigneur des Bories et autres, eurent acte de l*official de Périgueux, le 14 d'octobre 1496, sur les indulgences etle choix d*un confesseur qui leur avoient été accordés par le pape Alexandre VI. Elle ne vivoit plus le 6 de mars 1506, que son mari, alors qualifié seigneur de Châteaubouchet, capitaine pour le Roi du château royal du Ha de la cité de Bourdeaux, et Pierre de Pompadour, écuyer, seigneur de Peyraux, son fils, pannetier ordinaire de la Reine, donnèrent quittance de sa dot à noble et puissant seigneur messire Jean de Hautefort, chevalier, seigneur de Hautefort, de Thenon, d'Escoire, de Naillac, etc.

VI. Jeanne , dite Jeannette de Hautefort, femme de Jean de Brie, écuyer, seigneur de Brie et de Boscfranc. Leurs pactes de mariage, passés à Hautefort, le 5 de juin 1485, furent par eux ratifiés le lendemain. Étant veuve, elle donna des quittances sur sa dot au seigneur de Hautefort, son neveu, en 1510, 1513, 1514, 1515 et 1518; et elle ne vivoit plus en 1525, suivant d'autres quittances données en cette année et en 1530 par Pierre, seigneur de Brie et de Boscfranc, son fils aîné.

VII. Gabrielle de Hautefort fut mariée, par contrat du 31 août 1488, à Jean de Saint Astier, seigneur de Leigne, frère de Jean, seigneur des Bories, et fils de défunt Forton de S. Astier, seigneur des Bories, et de Jacquette Cottet. Ils ratifièrent leur contrat après la célébration de leur mariage, le 15 de février de la même année. Elle testa le 2 août 1506.

Enfants naturels d*Antoine de Hautefort, seigneur de Hautefort et de Thenon :

Jean, bâtard de Hautefort, qui a fait la branche des seigneurs de la Motte. Massée, bâtarde de Hautefort, née d*Alix Prodaffama, fat

mariée par ion père, le 13 de aoyembre 1448, à Maître Pierre de la Bastide.

Arnaud de Hautefort, seigneur de Hautefort, de Thenon, de Naillac et d'Escoire, et conseigneur de Longua, testa, le 3 de décembre 1477, ordonna sa sépulture dans la chapelle de Saint-Éloy de Hautefort au tombeau d^Antoine, seigneur de Hautefort, son père, y fonda trente messes, et en ordonna cent autres pour le salut de son àme et de ses parents ; institua son héritier universel Jean de Hautefort, soq fils, et nomma dame Marguerite d*Abzac, sa mère, Jean de Pompadour, chevalier, seigneur de Pompadour, des Crommières, de Seillac et de Saint-Girq-Ia-Roche, et Jean de Royère, cheyalier, son beau-père, pour tuteurs de ses eafans, et pour exécuteurs de son testament.

Femme, Catherine de Royère, fille de Jean de Royère, qualifié no5(0 et puissant homme monseigneur^ chevalier, seigneur de Lom et de la Jarosse, et d'Antoinette Hélie, fut mariée par contrat passé au lieu de Lom, dans la paroisse de Perpezat-le-Blanc, diocèse de Limoges, le 28 de septembre 1462. Elle vivoit encore en 1488.

L Jean de Hautefort, cheyalier, seigneur de Hautefort, de Thenon, etc., qui suit.

n. Marguerite de Hautefort, légataire de son père pour mille écus d*orpar son testament de Tan 1477, fut mariée par contrat du 24 avril 1498, à Hugues de la Gassagne, fils aîné de Hugues, seigneur de la Gassagne et de Vielval. Ils eurent pour fils Jean de la Gassagne, seigneur de la Gassagne et de Belpeuch en 1529.

IIL Philippe de Hautefort, aussi légataire de son père pour mille écus d*or, fut accordée, le 17 octobre 1506, avec Guyonnet de Fayolle, écuyer, seigneur de Fayolle et de la Motte-de-Vernode. Elle épousa en secondes noces, par contrat du premier de novembre 1509, Arttts d'Olivier, écuyer, seigneur d'Olivier et de Lourquant. Ils donnèrent quittance dotale le 3 suivant.

Jean de Hautefort, I*' du nom, chevalier, seigneur de Hautefort, de Thenon, de Naillac, d*Escoire, de la Mothe, de Miraumont, et en partie de Longua, chambellan des rois Gharles VIII et Louis XII, et gouverneur de Périgord et de Limousin, étoit sous la tutelle de Margueâûte d'Abzac, son aïeule, de Jean, seigneur de Pompadour, de Chàteaubouchet, etc., et de Jean de Royère, seigneur de Lom, chevalier en 1482. Il étoit chambellan de Gharles VIII, environ Tan U02, lorsque ce prince lui écrivit de Riom, le 20 de mars, pour <iu*il accompagn&t Armand de Gontaut, nouvellement pourvu de l'évôché de Sarlat, à son entrée dans cette ville. Il fit accord, le 8 de juillet 1494, avec VL^^ Jeanne de Bretagne, dame de Baslon, de faneau, de Saint-Pol et d*Exideuil, au sujet des limites de leurs terres d'Exideuil et de fiautefort*, rendit hommage au roi Charles VIU,

entre les mains du chancelier de France, de son tenement d'Escoire, de la moitié de la justice de Longua et Sainte-Foy, et du tenement qu'il avoit dans la paroisse du Tailleul, le 17 de mars 1497, et pareillement au roi Louis XII, le 10 de juillet 1498; fit aussi hommage, le 8 janvier 1499, de ses châteaux, ch&tellenies et justices hautes, moyennes et basses de Hautefort et de Thenon à Alain, sire d*Albret, comte de Dreux, de Castres, de Gaure, de PenthièTre et de Périgord, vicomte de Tartas et de Limoges, lequel dans les lettres qui en furent expédiées au ch&teau de Montignac, reconnaît qiM le seigneur de Hautefort est tenu à lui faire foi et hommage avec chaperon en tête, et être sur pied à quelconque hommage de feaulU. Le roi Louis XII écrivit de Lyon, le 14 juillet (1500), à son améet féal conseiller et chambellan le seigneur d*Aultefort, de s'employer et solliciter le chapitre de Périgueux, pour faire élire évoque de ce diocèse, Geofroy de Pompadour. Par une lettre datée de Blois le 14 de novembre (que Ton croit de Tan 1510), il lui manda d'employer son crédit pour que son conseiller et aumônier ordinaire, messire Foucaud de Bonneval, cousin de la Reine, fût élu évêque de Limoges, le priant de se trouver à Limoges le jour de l'élection, et d'accompagner le sieur de La Trémoille, son conseiller et chambellan ordinaire, qu'il envoyoit exprès pour cette affaire ; et par autre lettre du 9 de décembre, le même Roi l'exhorta d'accompagner, avec le plus grand nombre de ses gens qu'il pourroit, le sieur de Bonneval, gouverneur et sénéchal de Limosîn, qu'il envoyoit contre les habitans de Saint-Iriez, pour l'exécution de ses ordonnances touchant le sel. Il fit hommage au roi François I"^ le 19 de février 1514, par Jean d'Aultefort, son fils, de son tenement d'Escoire, de la moitié de la justice de Longua et Sainte-Foy, et d'un tenement assis dans la pai'oisse de Tailleul, sénéchaussée de Périgord. Ce prince, par lettres données à Paris, au mois de mars suivant, créa en sa faveur deui foires dans chacune de ses terres de Hautefort et de Thenon. En 1516, Jean d'Albret, roi de Navarre, comte de Périgord et vicomte de Limoges, lui écrivit le 28 de février une lettre datée de Pau, pour e prier d'assembler ses amis et de le venir trouver avec eux pour recouvrer son royaume de Navarre, dont le feu roi d'Aragon l'avoit dépouillé. Ce prince étant mort quelques mois ensuite, la reine Catherine sa veuve l'invita, par une lettre du 18 d'août, de se trouver au service qu'elle devoit faire célébrer, le 13 d'octobre suivant, pour le feu roi, son mari, dans l'église de la cité de Lescar, en Béarn. Étant gouverneur et capitaine de la terre et seigneurie de Chaslus, pour Alain, sire d'Albret, comte de Dreux, de Périgord, d'Armagnac, de Fezensac et de Penthièvre, vicomte de Tartas, de Limoges, etc., ce seigneur lui donna commission datée deNérac, le 11 de juin 1521, de s'emparer par force ou autrement des chastel,

?ille et seigneurie de Montignac-le-Comte, 4ont François Arnal s*étoit saisi avec gens armés et rebelles /de les arrêter et les lui envoyer prisonniers. Il est qualifié capitaine de Chaslas, de Chabrol et de Bfaumont en Limosin, dans un acte qu'il obtint par procureur dans la salle du palais royal de Lombrière à Bourdeaux, le 11 de février 1523, pour surseoir, en vertu de la lettre que le roi de Navarre lui avoit écrite, le procès qu'il avoit avec Geofroy de Perusse» seigneur d'Escars, et Jacques de Perusse, son fils, touchant la capitainerie des places de Chaslus et de Ghalucet, jusqu'à ce que ce prince eût connu par lui-même de leurs différends. Il mourut le 16 d'août 1524, et fut enterré dans l'église de Saint-Éloi de Hautefort. Femme, Marie de la Tour, dite de Turenne, fille d'Agne de la Tour, IV* du nom, seigneur d'Oliergues, comte de Beaufort, vicomte de Turenne, et d'Anne de Beaufort, fut mariée par contrat du premier jour d'août 1499. Elle se remaria avec Gabriel de Perusse d'Escars^, seigneur de Saint-Bonnet, de Saint-Ibard, de la Bastide, et conseigneur de la ville d'Allazac, qui lui fit donation, le 26 de mal 1535, de son château et maison de Garabeuf, dans la paroisse de Saint-lbard, comme il avoit fait envers Catherine de Montbrun, sa première femme, avec le repaire noble de la paneterie, dans la paroisse de Lubersac, les dîmes de Saint-Martin et de Saint-Pardoul, et des revenus sur le village de Bolance, pour en Jouir pendant sa viduité.

I. Jean de Hautefort, II* du nom, seigneur de Hautefort, etc., qui suit.

II. Jean, b&tai'd de Hautefort, curé de l'église paroissiale de Grange, est nommé dans le testament du seigneur de Hautefort, son frère, de l'an 1554.

Jeao de Hautefort, IP du nom, chevalier, seigneur de Hautefort, de Thenon, de la Mothe, etc., gentilhomme de la chambre du roi de Navarre, et gouverneur de ses comté de Périgord et vicomte de Limoges, fut émancipé par son père en 1518, commença ses sei*vices militaires dans la compagnie du duc d'Albanie, où il étoit homme d'armes, l'an 1522; étoit lieutenant du seigneur de Sermet et de Sauveterre, son oncle; gouverneur de Périgord et de Limosin, en 1525. Henry, roi de Navarre, sire d'Albret, comte de Périgord et TÎcomte de Limoges, lui donna la capitainerie de ses chastel et place de Genys, le 2 de février 1529. Ce prince, étant lieutenant général pour le Roi en Guyenne, lui fit expédier une commission à Saint-Maur-des-Fossés, le 30 de mai 1531, pour loger dans les villes de Périgueux, de Sarlat et de Bergerac, la compagnie de M. de Montpezat, gentilhomme de la chambre du Roi, et son sénéchal de

1. La Généalogie inédite porte : Des Cars. ( «Yofe de l'Éditeur.)

Poitou; lui donna procuration, datée d*AlençoQ le 29 août suivant, pour gérer ses affaires en Périgord et ailleurs, et le pourvut en 1535 ou 1536, après la mort du sieur de Sermet, son oncle, du gouvernement de ses comté et vicomte de Périgord et de Limosin, et de la capitainerie d'Exideuil. En qualité de guidon de la compagnie de cinquante lances du baron de Gurton, il donna quittance de cinquante livres à Nicolas de Troyes, trésorier des guerres, le 4 d*octobre 1543, pour le payement de son quartier de janvier, février et mars de Tannée 1542. En 15i6 et 1547 il eut d*autres commissions du roi de Navarre pour départir dans le haut et bas Limosin les compagnies des sieurs de Montlieu, de Bonneval et de Curton. La reine Catherine de Médicis lui écrivit de Fontainebleau, le 3 décembre 1551, qu'elle lui envoyoit les provisions nécessaires pour remédier aux abus et malversations commis par la négligence de ses officiers de Donzenac et de ses terres de Limosin. Le roi Henri II, par lettres du 1«' de février de la môme année, lui accorda exemption du service et de la contribution du ban et arrière-ban pour raison de ses fiefs et tenements nobles, tant en considération de son vieil âge, que de ce qu*'\}i avoit deux fUs employés au service dans les guerres, Vun en qtudité de lieutenant de la compagnie d^ ordonnance du sieur de Curton, et Vautre d'enseigne de la compagnie de chevaua: -légers du sieur de Randan, En qualité de lieutenant de la compagnie du baron de Curton, chevalier de Tordre du Roi, il donna quittance de cent soixante-deux livres ^\ sols, le 3 de février 1552, pour son quartier d'octobre de cette année , obtint un ordre de M. le connétable Anne, duc de Montmorency, daté de Saint-Germain-en-Laye, le 21 de juin

1553, pour être payé du quartier de Janvier précédent, ajrant été absent à la montre à cause de maladie ; et donna autre quittance de pareille somme à Jean Gaultier, trésorier des guerres, le 30 juillet

1554. Il fit son testament au château du Mas, près de Ségar en Limosin, le 29 de janvier, audit an 1554, par lequel il ordonna sa sépidture dans Téglise de Saint-Eloi, de son château de Hautefort, aux tombes de ses parents, et deux cents prêtres le jour de son enterrement, de même qu*à ses honoraires de la quarantaine et du bout de Tan pour dire chacun une messe à son intention, et institua son héritier universel Gilbert de Hautefort, son fils aîné, lui substituant Edme, son puîné. La reine Catherine de Médicis, par lettres données à Blois, le 7 de Janvier 1555, le pourvut de Toffice de son maître -d'hôtel ordinaire, en considération de ses services. lien prêta serment le 23 de mars suivant, entre les mains de M. de Curton, son beau-frère, chevalier d'honneur de cette princesse. En qualité de gouverneur de Périgcrd et de Limosin pour le roi de Navarre, Antoine de Bourbon, et la reine Jeanne, son épouse, il eut commission d'eux, datée de Tarbes le 8 de Janvier 1555, pour s'infor.

mer des abus et malversations qui avoient été commis dans leurs iorêts ; et en 1557, par lettres données an Mont-^Ie-Marsan, le 3 de septembre, ce prince, comme gouverneur, amiral et lieutenant générai pour le Roi en Guyenne, manda au sénéchal de Périgord, qu'il avoU destiné $t réservé le sieur d'AtUtefort, pour Vemployer en certains endroits du service du Rot, selon l*occurrence et importance des affaires qui pourroient survenir dans les villes et pays de son gouvernement, et qu*en conséqwnce il eût à Vexwnpter pour ce temps du service et de la contribution de Varrière-ban, sans faire aucune saisie sur ses biens.

I. Femme, Françoise du Fou, fîUe aînée de Jacques, seigneur du Fou et du Préau en Quercy, chevalier, maltr^dli6tel ordinaire du Roi et de Jeanne d*Archiac, fut mariée par contrat du 18 de mare 1518, qui fut ratifié par M""" de Hautefort mère, le 10 de mai 1510« Elle mourut sans enfants.

n. Femme, Catherine de Chabannes, mariée par contrat des 12 et 19 de décembre 1519 , étoit fille de Jean de Chabannes , chevalier, seigneur et baron de Curton, de Rochefort, d*Aurière, de Madic et de Saignes, et de Françoise de Blanchefort. Étant veuve, elle testa à Vincennes, le 9 de Juin 1566, ordonna sa sépulture dans la sainte chapelle de ce lieu; donna mille livres à Gilbert, son fils aîné, à prendre sur ses moulins du Temple, et institua son héritier universel Edme, son fils puîné, lui substituant les enfans du premier mariage de son dit frère.

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