‹ Madame de HautefortChapitre 110 sur 182 · IV. Charles de Hautefort, mort jeune avant · texte numérisé non relu

IV. Charles de Hautefort, mort jeune avant

V. Charles de Hautefort, seigneur de Chassains, ne vivoit plus en lôîî. 11 avoit épousé, par contrat du 10 de janvier 1617, Jeanne de Froment de la Corse, fille de Louis de Froment, baron de la Borne, seigneur de Saillans, de Cherîgnac, de la Corse, de Fourcls, etc., et de Madeleine de Muraud. Elle étoit remariée, en 1626, à François d'Aubusson, seigneur de Chftlon, et transigea avec le marquis de Hautefort, son neveu, le 26 de mars 1641.

YI. Diane de Hautefort, mariée en 1598, à François de Baynac, seigneur de la Roque, Tayac et du Péage. Elle eut un legs de quinze mille livres par le testament de Charles, comte d'Escars, son oncle, capitaine de cent hommes d'armes des ordonnances du Roi, du 25 mars 1625, et son père hypothéqua sa dot sur la seigneurie d'Ajac, le 30 de mai 1629.

VII. Marie de Hautefort, mariée par contrat du 28 septembre 1606, à François d'Aubusson, seigneur de Beauregard, fils de Foucault cl*Aubusson, seigneur de Beauregard et de Françoise de Pompadour, étoit tutrice de leurs enfants en 1618 et viyoit encore Tan 1632.

VIII. Louise de Hautefort, épousa, le 3 janvier 1610, Antoine Chapelle, baron de Jumillac, en Périgord, et Oe Courbes. Elle obtint arrêt au parlement de Bourdeaux, contre les héritiers de son mari, pour la restitution de sa dot, dont elle donna quittance le 19 de décembre 1637 et mourut en 1645, ayant été remariée es secondes noces au seigneur de Marsac.

Charles de Hautefort, chevalier, marquis de Hautefort, comte de Montignac, baron de Thenon, maréchal de camp des armées du Roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, et capitaine de cinquante hommes d*armes de ses ordonnances, traita pour le supplément de la légitime de sa mère avec Jean d'Ëscars, en 1613, et en eut les terres de Genis, Savignac, la Forèt-au-Moulin et Pervandoux; fut gratifié par le Roi, en considération de ses services, d'une pension de trois mille six cents livres sur Tépargne, le 6 d'avril 1614; retenu gentilhomme ordinaire de la chambre de Sa Majesté, le 13 janvier 1615, en prêta serment entre les mains du maréchal de Souvré, premier gentilhomme de la chambre ; fut fait maistre de camp d'un régiment de dix compagnies d'infanterie à cent hommes chacune, -le 18 d'octobre suivant, écrivit en cour le dernier jour de ce mois pour avoir quelque entretien pour la garnison qu'il étoit obligé de tenir dans son ch&teau de Montignac-le-Comte, comme place de très-grande importance pour le service de leurs Majestés. Les 6 et 26 de novembre de la même année 1615, le Roi lui écrivit deux lettres de Bourdeaux, l'une de compliments et de reconnoissance sur la valeur qu'il avoit fait paroltre, en assistant M. de Schomberg dans la défaite des troupes que conduisoit dans le bas Limousin le sieur Châtillon du Pesché; et l'autre pour qu'il allât avec son régiment joindre les troupes que M. de Schomberg rassembloit dans -son gouvernement pour l'armée commandée par le maréchal de Bois Dauphin, qui devoit être dans quatre à cinq jours aux enviroof d'Angoulême, sur la rivière de Charente, où Sa Majesté se devoit trouver pour marcher vers ses ennemis. Il eut une ordonnance de •fiix mille livres, le 27 de décembre suivant, pour les frais et dépenses qu'il avoit faits à la levée de son régiment; fit son testament à Poitiers, le 14 de janvier 1623, par lequel il ordonna que son corps, ^près sa mort, fût porté en l'église de Hautefort, et mourut dans la même ville le 4 de mars suivant.

Femme, Renée du Bellay, mariée, par contrat du 13 de janvier d608, étoit fille aînée de René du Bellay, seigneur et baron de La flotte Hauterive, les Tuffières, etc., chevalier de l'ordre du Roi, gen-

tilbomme ordinaire de sa chambre, gouverneur et lieutenant pour Sa Majesté des pays et comtés du Maine, de Laval et le Perche, en l'absence du maréchal de Lavardin, et de Catherine Le Voyer de LigneroUes *.

L Jacques- François, mai'quis de Hautefort, comte de Montignac et de Beaufort, vicomte de Ségar, baron d'Aixe, de Thenon et de La Flotte, seigneur de La Motte, BellefiUe, La Guitterie, Genis, Savignac, Julhac, Nexou, etc., chevalier des ordres du Roi, conseiller en ses conseils d*État et privé, lieutenant général de ses armées, premier écuyer de la Reine, eut donation des terre des Genis, La Forest et Savignac, par le testament, du 25 de mars 1625, de Charles, comte d*Escars, sou grand-oncle, baron d'Aixe, de La Motte, de Saint-Sizier, seigneur de Ségur, de Julhac, la Roche-l'Abeille, etc., capitaine de cent hommes d'armes des ordonnances du Roi, conseiller en ses conseils d'État et privé. Le marquis de Hautefort, son grand-père, lui fit cession, le 1*'' octobre 1635, de la quatrième partie des droits qu'il avoit par Louise d'£scars, sa femme, sur la maison d'Ëscars. En considération de ses services, le Roi confirma l'érection du marquisat de Hautefort, et y unit et incorpora les terres et seigneuries de Saint-Orse, de Boisseux, Haut-Genis, Savignac et Saint-Trie, pour en jouir lui et ses successeurs à une seule foi et hommage, avec pouvoir d'y établir un sénéchal et tous autres officiers de justice nécessaires, par lettres du mois de décembre 1643, registrées en la chambre des comptes, le 23 des mêmes mois et an, et au parlement de Bourdeaux, le 30 de mai 1663. Il eut ordre de sa Majesté, le 7 de juillet 1650, d'assembler les gentilshommes de l'étendue de ses terres en Limosin et Guyenne, et de les commander en qualité de maréchal de camp K Ayant été noomié chevalier des ordres du Roi, par brevet du 4 mars de la même année 1650, il fit ses preuves le 24 de décembre 1661, devant les marquis de Sourdis et comte d'Oi*val, chevaliers et commandeurs des mêmes ordres, commissaires députés par lettres patentes du 5 précédent, et fut reçu

1. Cette branche de l'illastre famille des du Bellay s'éteignit alors, la marquise de Hautefort n'ayant qu'une sœur mariée à Philippe de Bigni, seigneur d'Alnay. Les autres branches se sont éteintes depuis. La marquise de Hautefort paraitavoir été une femme d'un esprit supérieur ; restée veuve fort jeune, elle éleva parfaitement ses enfants, eut beaucoup de procès à soutenir et fit beaucoup de bien autour d'elle. Elle laissa plusieurs enfants et mourut entre 1627 et 163%. (Généalogie inédite.)

2. Il leva par commission le 4 août de la même année un régiment d'infaDterie de son nom pour agii de concert avec la noblesse placée sous son commandement contre les partisans de M le princo de Condé. Ce régiment fut licencié l'année suivante. Le P. Anselme le dit lieutenant général ; mais M. de

ut APPENDICE. NOTE DEUXIÈME.

le 31 suivant. Il fonda un hôpital ^ dans son marquisat de Hantefort, le -4 de février 1669, pour y nourrir et entretenir trente-trois pauvres, onze vieillards, onze jeunes garçons et onze jeunes filles oa femmes, en Vhonneur des trente-trois années que Jésw-Christ est resté sur la terre; et il mourut sans alliance dans rhôtel des écuries de la Reine, à Paris, le 3 octobre 1680, âgé de soixante et onze ans, ayant fait son testament, le 21 de juin 1667, et un codicîle, les 27 et 30 de septembre 1680.

IP. Gilles de Hautefort, marquis de Hautefort, api'ès son frère aîné, a continué la postérité.

III. Catherine de Hautefort, fille d^honneur de la Reine mère, mourut à Lyon, en 1630.

IV. Catherine de Hautefort, religieuse à Fontevrault, ne vÎYoit plus en 1632.

V. Charlotte de Hautefort, dite M"' dTscars, fille d*honnear de la Reine, en 1641, fut mariée, le 3 de février 1653, à François de Choiseul, marquis de Praslin, baron de Chaource, seigneur de Pargny, Villiers, Merderet, Lantages, Bouilly, Sonligny, les Granges et Vallières, mestre de camp d*un régiment de cavalerie, puis maréchal de camp des armées du Roi, lieutenant général pour Sa Majesté en Champagne et gouverneur de Troyes, mort le 12 de décembre 1690, fils de Charles de Choiseul, marquis de Praslin, et de Claude de Cazillac. Elle mourut à Praslin, le 28 de février 1712, âgée de 102 ans^

Conrcelles affirme qu'il ne Ta pas été et Je n'ai pas de preuves à cet égard. (Génésiogie inédite. )

1. L'hospice était dédié à la Très-Sainte Trinité. Il est bâti en forme de croix; an centre est un déme formant le chœur de la chapoUe ; l'un des bns de la croix en est la nef; et les autres bras forment de vastes salles disposées de manière à ce que de son lit chaque malade puisse voir l'autel. La salle da milieu, dédiée au Père éternel, est pour onze hommes; celle de droite, de Notra- Seigneur Jésus-Christ, est pour onze femmes, et celle de gauche, da Saint- Esprit, pour onze enfants. Il dota richement cet hdpital pour l'entretien des pauvres, au nombre de trente-trois, en faveur des trente-trois années de N.-S. Jésus-Christ. La Charte de fondation est un modèle de piété et de charité. U recommande à ses descendants de veiller toujours avec sollicitude sur cet établissement qu'il leur laisse. La Révolution n'a point détruit cette magnifique fondation, mais l'a appauvrie et en a fait un domaine de l'État ( Qénéalogie inédite ). Jacques-François fit encore plusieurs antres fondations pieuses qui 'étaient très-considérables. Il passait pour excessivement parcimonieux, et c'est lui, dit-on, que Molière prit pour modèle de son Avare. ( IVote de l'ÉdiUiff)

2. La Généalogie inédite nomme en outre René de Hautefort, né en 1618» mort jeune; et Olympe de Hautefort, née en 1609, morte jeune.

3. Et ne laissant qu'une fille, Marie-Françoise de Choiseul, qui s'alliait» de ses cousins d'une autre branche de Choiseul. (Généalogie inédite.)

YI. MARIE DE HAUTEFORT 1, une des filles d'honneur de la Reine, en 1628, et depuis sa dame d*atour, fut mariée, le 24 de septembre 1646, à Charles de Schomberg, duc d*Halvin, pair et maréchal de France, chevalier des ordres du Roi, comte de Nanteuille-Haatdouin et de Duretal, marquis d*Épinay, colonel général des Suisses et Grisons, gouverneur de Languedoc, de Metz et Pays-Messin, mort, à Paris, de la pierre, le 6 juin 1656. Le roi lui proposa la charge de dame d*honneur de M°^* la Dauphine, par deux lettres qu'il lui écrivit de sa main, Tune de Valenciennes, le 31 de mai 1684, et Tautre de Versailles, le 9 de juin suivant; mais elle remercia Sa Majesté à cause de son âge, et mourut sans enfants, le l^** d*aoûti691, âgée de soixante-quinze ans, dans une haute réputation de vertu. Les historiens de son temps en rendent des témoignages avantageux.

Gilles de Hautefort, marquis de Hautefort, comte de Montignac, vicomte de Segur, baron de Thenon et de La Flotte, seigneur de Jtilhac, La Motte, Chaumont, Haut-Genis, Savignac, La Borie, Nexou, BellefiUe, Hauterive, Surville, Le Menil Saint-Firmin, Pierrepont, Aubervilliers, Champien, Fonches, Templeux, Guyencourt, Marquais, Driancourt, Hamel, Le Quesne, Roye, Courbas, etc.; lieutenant général des armées du Roi, premier écuyer de la Reine, commença ses services dans les cadets aux gardes, puis fut mousquetaire du Roi sous MM. de Montalan et de Tréville; servit en Hollande en qualité de lieutenant dans le régiment de Ch&tillon, et dans celui de cavalerie du marquis de Sauvebeuf, son oncle ; ayant été fait lieutenant-colonel et premier capitaine du régiment du comte de Souvi'é, son oncle, il servit le duc de Savoie pendant six ans ; revenu en France, le roi Louis XIII le fit enseigne des gendarmes de M. le Dauphin; ensuite la Reine mère lui donna, le 10 août 1643, le régiment de cavalerie que commandoit le marquis de Lenon court, et le fit le 17 septembre suivant^, capitaine-lieutenant des gendarmes d'Anjou, dont il se démit au mois de juin 1666. Il fut premier écuyer de la Reine, en survivance du marquis de Hautefort, son frère, le 19 de mars 1675, et dépuis lieutenant général des armées du Roi; mourut à Paris le 31 de décembre 1693, âgé de quatre-vingt-un ans, et fut inhumé dans Téglise des Jacobins de la rue Saint- Hwioré.

Femme, flfarthe d'Estourmel, dame d'Estourmel, de Templeux, du Mesnil et de Surville, fille de Louis, seigneur d'Estourmel et de

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