VI AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR
archives. Cette généalogie, faite en grande partie d'après celle du P. Anselme, qu'elle complète, contient quelques détails nouveaux dont nous avons profité, et qu'on trouvera dans les notes; elle suit la maison de Hautefort jusqu'à son dernier rejeton dans la personne de M"« la baronne de Damas, morte en 1847. Le travail du P. Anselme et de ses continuateurs s'arrête avec Jean-Louîs- ' Emmanuel de Hautefort né en 1728. La généalogie continuée ajoute un siècle de plus à l'histoire de cette maison, désormais éteinte dans sa ligne masculine.
Voîcî maintenant une tout autre personne*, qui va nous ramener parmi les mêmes événements, en y portant un bien différent caractère. (Test encore une ennemie , ce n'est plus une rivale de Richelieu et de Mazarin. La noble femme dont nous allons retracer la vie n'appartient point à l'histoire politique; elle n'est point de la famille des hommes d'État; elle n'a point disputé aux deux grands cardinaux leur pouvoir et le gouvernement de la France; elle a refusé seulement de leur livrer son âme, de trahir pour eux, ses amis et sa cause , cette cause qui lui était celle de la religion et de la vertu. Son grand cœur, qu'animait une flamme héroïque, et que servaient une merveilleuse beauté et un esprit adorable , toujours contenu par la dignité et la pudeur, a paru surtout dans ses sacrifices. Après avoir été la favorite d'un roi, l'amie d'une reine, l'idole de la cour la plus
i« n font se rappeler que, dans l*œuYre primitive de M. Cousin, b n» 49 M** de Hautefort faisait suite à la vie de M'"* de Chevreuse.
(Note d» Véditeur.)
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brillante de l'univers, dès que le devoir a parlé, elle est allée au-devant de la disgrâce, elle s'est retirée du monde, elle a caché et comme enseveli sous les voiles et dans Tombre de la vertu les dons les plus rares que Dieu ait jamais départis à une créature humaine. Elle n*a point laissé de nom dans l'histoire; et nous qui entreprenons de la disputera l'oubli, si nous la mettons à côté de M"® de Chevreuse, ce n*est pas un parallèle, c'est bien plutôt un contraste que nous voulons établir, pour faire paraître sous ses aspects les plus divers la grandeur de la femme au xvn® siècle, comme aussi, nous l'avouons, avec le désir et l'incertaine espérance d'intéresser à cette flère et chaste mémoire quelques âmes d'élite çà et là dispersées.
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