‹ Madame de La SablièreChapitre 65 sur 104 · De Mme de la Sablière à Vabbé de Rancé · texte numérisé non relu

De Mme de la Sablière à Vabbé de Rancé

1" may [16]92.

Mon bonheur augmente journellement ; il n'y a plus de temps pour moy. J'ay appris du Traité de la prière de la vie monastique (7) d'abandonner tellement à (8) N. S. tout mon intérieur en luy en laissant le discernement, que je ne fais plus que le moins que je puis de retours sur moy mesme, étant convaincue que c'est un effet de l'amour propre, qui, étant le plus subtil de tous (9) et peut estre le dernier retranchement du diable, (10)

(1) Doit estre.

(2) D'action.

(3) Nostre Seigneur.

(4) La.

(5) Mon très révérend père.

(6) Entendue.

(7) [Rancé], De la sainteté et des devoirs de la vie monastique, chap. XI, De la Prière, Paris, F. Muguet, 1683, in-4o, t. I, p. 273-309.

(8) Nostre Seigneur.

(9) Est.

(10) Et.

est aussy le plus dangereux. Quand mes pensées se sont égarées, je prie (1) N. S. de les faire rentrer dans le néant d'où elles sont sorties, et je me remets en sa présence avec tranquillité et confusion. Quand le bruit des sens est suspendu, plus on rentre au fond de soy mesme et plus les sujets d'humiliation fourmillent. Voilà comme je passe ma vie, jusqu'à ce qu'il plaise à (2) celuy qui la soutient de la finir pour m'en donner une meilleure.

A. No 47.

F. Lettre 22.

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