AVRIL
Protestations de Marguerite Hessin, femme d' Antoine de Rambouillet,
sieur de la Sablonnière (sic), contre les signatures
exigées d'elle par son mari.
Aujourd'hui est comparue par devant les notaires du roy notre sire au Chastelet^de Paris soubzsignés, Marguerite Essin, femme d'Antoine de Rambouillet, escuier, sieur de la Sablonnière (sic), estant
de présent dans le couvent de lospice de Charonne, seis rue Saint Père à Saint Germain des Prez, parroisse Saint Sulpice, laquelle a dict et déclaré que depuis treze ou quatorze mois en ça, ledit sieur son mary l'a obligée d'aller demeurer dans le couvent et hospice de Charonne, est demeurée d'accord de sa pention et ly a mennée soubz le prétexte que leurs humeurs ne se pouvoient accommoder, quoy qu'il y ait quatorze ans qu'ilz soient pourveus par mariage, et qu'ils ayent trois enfîans de leurdit mariage, et qu'elle ne luy aye jamais donné subject de la mal traicter comme il a faict. Et depuis quatre ou cinq mois en ça, il s'est advisé de luy proposer de faire une séparation de biens et d'habitation entr'eux. Ta tousjours persuadée de ce faire, et que pour y parvenir, il estoit nécessaire qu'elle demandast ladite séparation en justice, et intentast action contre luy pour ce subject, à quoy elle a résisté et refîuzé de faire. Ce que voyant ledit sieur son mary, il lui a dict plusieurs parolles désobligeantes, mesmes faict diverses menasses, qu'il destourneroist ses biens et les meteroict de telle nature qu'elle n'en auroict jamais de congnoissance, soict pendant son vivant ou après sa mort {sic), et pour exiger d'elle des adventages indirectz, il l'a pressée de renoncer à sa communaulté affîn de la frustrer des avantages et de la portion qui luy en pourroict appartenir, tant pour le passé que pour ladvenir, mesme la veult contraindre de faire une donnation de partye de ses biens au proffict de leurs enfîans communs, quoy qu'elle ne soit poinct en volonté de la faire ny de se départir ny despouiller aucunement de la proprietté et jouissance des biens et droictz à elle appartenant. Et pour parvenir à ses intentions, il l'a menacée des plus fâcheux traictemens sy elle ne signe tous les actes qu'il désirera tirer d'elle, soict qu'ilz soient conçus en termes de transaction, donnation ou aultrement. A quoy apréhendant ne pouvoir résister pour l'auctorité absolue qu'il a sur elle, et pour la crainte qu'elle a que les reffus qu'elle en voudroict faire n'eussent des suites plus préjudiciables, elle a été conseillée de souscrire et signer tous les actes que ledict sieur son mary souhetera d'elle sans en considérer la qualitté, pour en evitter de plus grands accidans, soubz les protestations neantmoings qu'elle faict par ces présentes, que le tout ne luy pourra nuire ny préjudicier, et de se pourveoir en temps et lieu contre lesdicts actes, ainsy qu'elle advisera bon estre pour la conservation de ses biens et droictz et des aventages qui luy peuvent estre acquis par son contract de mariage, auquel elle nentend aucunement desroger, ny innover. Dont et de ce que dessus, ladite dame comparante a requis et demandé acte ausdicts notaires, qui luy ont octroyé le présent pour luy servir et valloir ce que de raison. Ce fut faict, dit, déclaré, protesté, requis et octroyé au parloir dudit hospice, l'an 1668, le 14^ jour d'avril après midy. Et a signé avec lesdicts notaires :
Marguerite Hessin ; Moufle et Ogier, notaires.
La minute est conservée dans l'étude de M^ Carré, notaire à Paris, place des Petits-Pères.
Renonciation de Marguerite Hessin, femme d'Antoine de Rambouillet^ sieur de la Sablière, à sa communauté de biens avec son mari.
Aujourd'hui est comparue par devant les notaires garde-notes du roy nostre sire en son Chastelet de Paris, damoiselle Margueritte Hessin, femme d'Anthoine de Rambouilet, escuier, sieur de la Sablières, demeurant à Sainct Germain des Prez lès Paris, rue des Sainctz Pères, dans le couvent de l'hospice de Gharonne, paroisse Sainct Sulpice, laquelle a dict et déclaré qu'elle a renoncé comme par ces présentes elle renonce à la communauté de biens qui est entre ledict sieur de la Sablières, son mary, et elle s'est tenue et tient à ses dot, douaire et conventions matrimoniales portées par leur contract de mariage, après qu'elle a juré et affirmé par devant lesdicts notaires soubssignés, n'avoir pris ny appréhendé aucuns biens et effects de ladicte communauté ; et pour, sy besoing est, faire plus ample renonciation en justice, elle a faict et constitué son procureur le porteur des présentes, auquel elle en donne pouvoir de ce faire, et de ce, qu'au cas appartiendra, sera requis et nécessaire, et d'en requérir et demander acte. Promettant, obligeant et renonçant... Faict et passé à Paris, en la maison en laquelle est logée ladite damoiselle de la Sablières sus déclarée, l'an 1668, le dix-septième jour de may après midy, et a signé :
Marguerite Hessin ; Moufle et Ogier, notaires. Étude de M® Carré, notaire à Paris, place des Petits-Pères.
Sentence de séparation de biens et d'habitation rendue par Antoine Daubray,
lieutenant criminel au Châtelet, en faveur de Marguerite Hessein,
femme d'Antoine de Rambouillet, sieur de la Sablière.
Entre dame Marguerite Hessein, femme authorizée par justice au reffus d'Antoine de Rambouillet, escuyer, sieur de la Sablière, conseiller secrétaire du roy, maison, couronne de France et de ses finances, demanderesse en séparation de biens et d'habitation, suivant sa requeste contenant sa plainte faite le 29 *"•* avril 1668, exploit dudit jour et moyens fournis le trois" may audit an, d'une part ;
Et ledit sieur de Rambouillet deiïendeur, d'autre part ;
Il sera dit, après que ladite dame demanderesse a esté ouye en la
Chambre du conseil, qu'elle est et demeurera séparée de biens et d'habitation d'avec ledit sieur defïendeur son mary, auquel defîences sont faites de la hanter ny fréquenter, luy mesfaire ny mesdire. Et en conséquence de la renonciation par elle faite à leur communauté par acte passé pardevant Moufle et Ogier, notaires en ceste cour, le 17® may 1668, ledit sieur defïendeur est condamné de rendre et restituer à la demanderesse la somme de 66 666 livres, 13 sols, 4 deniers, qu'il a receue des 100 000 livres à luy promises en faveur de mariage, ainsy qu'il appert par contract et quitance passés par devant Lecat et de Bierne, notaires en cette Cour, les 20 febvrier et 24 mars 1654, avec la somme de 139 livres, 10 sols, à laquelle montent les interests de ladite somme de 66 666 livres, 13 sols, 4 deniers, à compter dudit jour 29 avril 1668, qu'ils ont été demandés, jusques à ce jour, et ceux qui escherront cy après jusques à l'actuel payement suivant l'ordonnance. Et outre, de luy bailler et payer doresnavant par chacun an, de quartier en quartier et par advance, la somme de mille livres de pension allimentaire en atendant que douaire ayt lieu. Nonobstant choses proposées au contraire par lesdites partyes, dont elles sont déboutées, et ledit defïendeur condamné aux despens à taxer. m
[Signe] : Daubray, jugé le 18 may 1668. Petitpied, Guillois, Dxj- FouR, Renard.
MM. le lieutenant civil rapp. ; Regnard, Dufour, L'Usson, Petitpied, Guillois (J.) (1).
Archives nationales. Châtelet. Sentences sur rapport. — Y 8829
Sentence du Châtelet de Paris portant séparation
de Marguerite Hessein et d'Antoine de Rambouillet,
sieur de la Sablière, son mari.
Veu [le procès meu et pendant en jugement devant nous] pour raison de ladite dame Hessein, [femme authorizée par justice au refîus d'Antoine de Rambouillet, escuyer, sieur de la Sablière, conseiller secrétaire du roy, maison, couronne de France et de ses finances, demanderesse en séparation de biens et d'habitation, suivant sa requeste, contenant sa plainte faite le 29^ avril 1668, d'une part ; — et ledit sieur de Rambouillet, defïendeur, d'autre part ; pour raison des demandes, défenses, fins et requêtes et conclusion des parties qui estoient sçavoir de la part de ladite dame Hessein], ...à ce qu'il fust dict, [qu']en conséquence de la preuve qui résulte de l'enquête faite par le commissaire Guicart le 9 may 1668, et de la renonciation faite par ladite dame Hessein à la communauté dentre ledit sieur de la Sablière et elle, passée par devant Moufle et Ogier, notaires en ceste cour, le
(1) En marge : Barangier, Vouet, xxx may 1668.
17 desdits mois et an, ladite dame Hessein seroit et demeureroit séparée quand aux biens d'avec ledit sieur de la Sablière, son mary, pour doresnavant jouir à part et divis des biens à eux appartenants ; lequel sieur de la Sablière seroit condamné rendre et restituer à ladicte Hessein la somme de 66 666 livres, 13 sous, 4 deniers, qu'il a receuz pour les deux tiers de 100 000 livres à luy promis en faveur du mariage d'entre eux, ainsy qu'il est porté par le contract qui en a esté passé par devant Le Cat et de Bierne, notaires en ceste cour, le 20^ febvrier 1654, avec le proffîct et intérêt de ladite somme à compter dudit jour 29 avril, et en attendant que douaire ayt lieu, ledit sieur de la Sablière seroit tenu luy faire provision de douaire de la somme de 2 000 livres par chacun an, laquelle somme il lui payeroit de quartier en quartier et par advance ; comme aussy en conséquence des sévices et mauvais traitements faicts à ladicte dame Hessein par ledit sieur de la Sablière, tant contenus en ladite requête que en ladite enquête, elle seroit et demeureroit séparée d'habitation d'avec ledit sieur de la Sablière, [avec] deffense à luy de la hanter, fréquenter, battre, excéder, meffaire ny mesdire, soubz telles peines qu'il nous plaira arbitrer n[ommer] et condamner es despens ;
Et des deffenses, causes, etc., dudict sieur de la Sablière, etc., il fust dict qu'il seroit deschargé et envoyé quitte et absoulz avec réparation d'honneur, despens, dommages et interests auquel pourra [prétendre?] parce que par acte [et jugement?] darnier rendu contradictoirement entre eux le 12 desdits mois et an, eussions ordonné que la requeste de la demanderesse, avec les pièces et exploits des partyes, seroient mises en noz mains dans trois jours pour faire droict sur la séparation de biens et d'habitation requisez par la demanderesse, alias forclos et débouttée, le procès jugé sur ce qui seroit trouvé produict à Cour, sans autre forclusion ny signifTication suivantes...?
Veu... [que par] le contract de mariage des partyes receu par Le Cat et de Bierne le 20 febvrier [16]54, contenant qu'il y auroit communauté entre elles, le père de ladite demanderesse leur avoit promis 100 000 livres, dont en entreroit en communauté le tiers, et les deux tiers stipuliez propres à elle [et] aux siens, avec faculté pour elle de renoncer à la communauté sans estre tenue de debtes, ensuite duquel est la quittance des parties, baillée au père de ladite dame avérée par les jurans? le 24 mars [16]54, de la somme de 66 666 livres, 13 sous, 4 deniers ; la renonciation par elle faicte à ladite communauté, reçue par Moufle et Ogier, notaires, le 17 des présens mois et an ; la requête qu'elle nous a présentée, contenant sa plainte des mauvais traictements et sévices dudict défendeur, au bas de laquelle est notre ordonnance du 29 avril dernier, contenant la demanderesse autorisée de ses droictz, et, à cet efîect, assignation, et, ce pendant, permis saisir ; au bas de laquelle requeste est l'assignation donnée au deffcndeur par devant nous, pour procedder sur ladite requeste le 3 dudit mois d'avril ; les défenses dudit sieur baillées le 2 des présens mois et an ; les répliques de la demanderesse signiflîées le 3 des présens mois et an ; le jugement contradictoire? du 3 may, portant que les partyes comparestront par devant nous pour estre ouis ; le procès verbal dudit sieur lieutenant civil du 5^ du présent mois, contenant la comparution de la demanderesse, au bas duquel est l'ordonnance portant acte de sa com-
parution et de son dire, et permis à elle de faire preuve de ses faictz par devant le commissaire Guynet [ou Guymet] ; la signification dudit procès verbal faicte au defîendeur le 7 du présent mois; l'ordonnance j du commissaire Guinet du 8, aux fins de faire assigner les tesmoins, ] les assignations données le mesme jour aux tesmoins et au défendeur] pour veoir jurer l'enquête faite par ledit commissaire, composée de^ trois tesmoins du neufième ; signiffication des noms desdits tesmoins, d'un réqre du défendeur, baillé le 11, qu'il luy soit baillé coppie de lenquête, signiffication de coppie de ladite enquête faicte audict défendeur le 12, les moyens de blasme du défendeur baillez le 2^ jour de may, appointement de mestre, et autres pièces soussignées, ensemble les inventaires de production desdites partyes, et tout veu et considéré ; nous disons...
Prononcé en la présence de M^ Pierre Barangier et de ladite dame Hessein, et en l'absence de M^ Vouet et dudit sieur de la Sablière, le trente may 1668. •
Archives nationales. Ghâtelet. Sentences sur rapport. — Y 88. 29.
Protestations de Marguerite Hessin, femme d'Antoine de Rambouillet^
sieur de la Sahlonnière, contre les signatures
obtenues d'elle par son mari.
Et le treizième jour de juillet audit an 1668, est comparue par devant les notaires du roy au Chastelet de Paris soubzsignés, ladite dame Margueritte Hessin, femme dudict Anthoine de Rambouillet, escuier, sieur de la Sablonnière, nommés en l'acte devant escript [du 14 avril 1668], demeurante à présent à Paris, rue Traversine, paroisse Saint Roch, laquelle a dict et déclaré que mardy dernier, dix du présent mois, elle signa trois actes en présence de M^ Bouret et son compagnon, notaires, pour estre par eux receus, les dates desdicts actes en blanc. Le premier est une transaction pour estre passée entre ledict sieur son mary et elle, au sujet de leur séparation. Le deuxième est une donation qu'elle fait à leurs enfants de 33 333 livres, 6 sous, 8 deniers, restant des 100 000 livres à elle promis en faveur de son mariage par le contract d'icellui, et des interests de ladicte somme, bien qu'ils luy appartiennent, acceptée par ledict sieur son mary qui doict estre à cet efîect esleu tuteur de leursdicts enfans. Et après, la datte de ladicte donnation doibt estre remplye. Le troisiesme est une renonciation par elle faicte à la donnation entre vifs qui a esté faicte à son proffict par le sieur Nicolas de Rambouillet, son beau-frère, de la somme de 966 livres, 14 sous tournois de pention viagère, sa vie durant, qui doibt estre dépozée entre les mains du sieur Conrat, secrétaire du roy, soubz des conditions verballes qui ont esté forcément tirées d'icelle
comparante. Et d'aultant qu'elle n'a signé les trois susdicts actes qu'à cause de la continuation du mauvais traictement et menasse qui luy ont esté et sont faictz par ledict sieur son mary, elle a dhabondant réytairé ses protestations qu'ils ne luy pourront nuire ny préjudicier ny à ses droits, et de se pourvoir contre iceux par les voyes de droit lors et touttesfois et quants qu'elle jugera à propos. Dont et de quoy elle a requis et demandé acte ausdicts notaires, qui lui ont octroyé le présent pour luy servir et valloir ce que de raison. Ce fut faict, dict, déclaré, protesté, requis et octroyé en la maison où ladite dame est logée, sus déclarée, les jour et an devant dictz. Et a signé :
Marguerite Hessin ; Gigatjlt et Ogier, notaires.
La minute est conservée dans l'étude de M« Carré, notaire à Paris, place des Petits-Pères.
1672. 10 DÉCEMBEE
Contrat de mariage de Jacques Muysson, sieur du Toillon, conseiller en Parlement, et d' Anne de Rambouillet.
Contrat de mariage de M''^ Jacques Muysson, seigneur du Touillon, conseiller du roi en sa Cour de Parlement, demeurant à Saint Germain des Préz, rue des Marestz, fils de défunts Henry Muysson, escuier, conseiller du roi, maison, couronne de France et de ses finances, et de dame Peronne Conrart, jadis sa femme, accordé le 10 décembre 1672 avec damoiselle Anne de Rambouillet, fille de Anthoine de Rambouillet, escuier, sieur de la Sablière et du Plessis, conseiller secrétaire du roi, maison, couronne de France et de ses finances, demeurant rue des Fossés Montmartre, paroisse Saint Eustache, et de dame Marguerite Hessein, consentante ; lesdits futurs assistés de : Henry Muysson, escuier, sieur du Bailleul, conseiller secrétaire du roi, maison, couronne de France et de ses finances, audiencier en la chancellerie du palais à Paris, frère ; dame Marie Muysson, espouse de M^^ François de Morin, chevalier, seigneur de Sandart, sœur ; Théodore Lecocq, escuier, sieur des Moulins et de Saint Léger, et dame Madeleine Muysson, son épouse, sœur ; Philippe Muysson, escuier, sieur de Barré et de Ryeux, conseiller du roi, ancien audiantier en la chancellerie du Palais, oncle paternel ; Valentin Conrart, escuier, conseiller secrétaire du roi, maison, couronne de France, oncle maternel ; dame Madeleine Muysson, son épouse, tante paternelle ; Jacques Conrart, escuier, conseiller secrétaire du roi, oncle maternel ; Jacques Conrart, escuier, sieur de Rabodinghem, cousin germain du futur ; — Anthoine de Rambouillet, escuier, sieur de la Sablière, père ; dame Anne Gaignot, veuve de M^ [Nicolas] de Rambouillet, sieur du Plessis, conseiller secrétaire du roi, ayeul paternel ; M^ Nicolas de Rambouillet, conseiller, maître
d'hôtel du roi, oncle paternel ; dame Anne Le Moutonnier, son épouse Pierre de Rambouillet, escuier, sieur de Lancey, aussi oncle ; damt Françoise Lecocq, veuve de M'"^ Paul de Rambouillet, sieur dt Plessis, tante ; damoiselle Marie de Rambouillet, sa fille ; M^^ Gédéor Tallemant, escuier, sieur des Réaux, et dame Elisabeth de Rambouillet, son épouse, tante paternelle ; damoiselle Anne de Rambouillet, fille tante paternelle ; M'® Anthoine Menjot, conseiller et médecin du roi, grand oncle maternel de la future.
Antoine de Rambouillet donne à sa fille une dot de 100 000 livres, dont 13 000 livres seront défalquées pour la nourriture des époux, de trois laquais et d'une servante qui leur sera fournie par ledit Antoine pendant six ans.
Philippe Muysson, ancien audiencier de France, célibataire, oncle de l'époux, en exécution de la volonté de Jacques Muysson, son frère, dont il a hérité, assure à chacun de Jacques Muysson, futur époux, et d'Henry Muysson, son frère, après son décès, une somme de 60 000 livres.
Ce contrat passé devant Bouret, notaire au Châtelet de Paris, fui ratifié devant lui, le 11 janvier 1679, par dame Marguerite Hessein, épouse séparée de biens et d'habitation d'Antoine de Rambouillet, escuier, s' de la Sablière, demeurante à Paris, rue Neufve des Petits Champs, paroisse Saint Roch, qui l'avait antérieurement approuvé par une lettre missive, jointe au contrat, du 10 décembre 1672 (1).
Étude de M« Charpentier, notaire à Paris, avenue de l'Opéra, n** 16.
1672. 11 DÉCEMBRB
Acte de mariage de Jacques Muysson, sieur de Toillon, et d' Anne de Rambouillet.
Mariage de Jacques Muysson, sieur de Toillon, conseiller au Parlement, fils de Henri, conseiller secrétaire du roi et des finances, et de Perronne Conrsirt, âgé de 33 ans, avec Anne de Rambouillet, fille d'Antoine, sieur de la Sablière, conseiller secrétaire du roi et des finances, et de Marguerite Hessein. Témoin : Henri Muysson, sieur de Bailleul, audiencier de la chancellerie.
Copie prise par MM. Haag sur les Registres de mariage du temple de Charenton, communiquée par M. Henri Bordier.
La famille Muysson établissait sa filiation depuis Jacques Muysson, sieur du Toillon en Hainaut, habitant de Valenciennes, mari de Marie Conrart, qui chercha refuge en France avec les Conrart lors des cruautés
(1) Cf. chapitre vni.
iu duc d'Albe. Il avait eu 7 enfants: 1° Jacques, sieur du Toillon ; 0 Henri, qui suit ; 3° Jeanne, femme, en 1627, de Jonathas Petit, sieur iu Clos Hardy, contrôleur général des forêts ; 4» Philippe, audiencier te France, mari de Marie Bazin ; 5° Madeleine, femme du célèbre Vagntin Conrart ; 6° ... femme de Masclary ; et 7^ Marie, femme en 1623 le François Mandat, conseiller et médecin ordinaire du roi.
Henri Muysson épousa Péronne Conrart, sœur de Valentin, fille le Jacques Conrart et de Marie Targer, dont il eut 6 enfants : 1° Henri, leur de Bailleul, secrétaire du roi et audiencier en la chancellerie, marié n 1676 à Madeleine Mercier, veuve et remariée à Nicolas de Mon- ;eaux, sieur de Lestang, colonel de cavalerie ; 2° Jacques, né en 1636 le gendre de Mme de la Sablière) ; 3° Catherine, femme, en 1676, de Jacques de Dompierre, sieur de Jonquières ; 4° Péronne, femme, m 1671, d'Adam de la Basoche, sieur d'Hériqueville, conseiller au )arlement de Rouen, 5» Madeleine, femme, en 1676, de Théodore Le ]ocq, sieur de Saint-Léger, dont la fille, Mlle de la Croix, apporta, en 720, à l'hôpital des réfugiés de la Providence à Londres, son collier le perles ; enfin, Marie, femme, en 1672, de François de Morin, écuyer, leur de Sendat.
j Haag, France protestante, article « Muysson ». Bibliothèque nationale. !labinet des titres. Dossier Muysson.
1677. 5 MAI Inhumation de Marie-Magdelaine Vangangelt.
? « Marie Magdelaine Vangangelt, fille de Gaspar Vangangelt, bourgois le Paris, et de Magdelaine Verbecq. »
Registre des enterrements de ceux de la religion P. R., faits au cimeière de la rue de Saint Père, année 1677, p. 13.
Acte publié par G. Desnoiresterres, dans les Cours galantes, Paris, '.. Dentu, 1862, t. I, p. 198, note 1.
Contrat de mariage de Guillaume Scott, sieur de la Mézangère, conseiller au parlement de Rouen, et de Marguerite de Rambouillet.
Contrat de mariage de M^ Guillaume Scott, seigneur de la lézangère, conseiller au parlement de Rouen, fils de Guillaume Scott, laronet héréditaire d'Angleterre, et de dame Catherine Fortry, accordé
35a MADAME DE LA SABLIERE
le 9 mai 1678 avec damoiselle Marguerite de Rambouillet, fille d'Antoine de Rambouillet, escuier, s'" de la Sablière et du Plessis, conseiller et secrétaire du roi, et de dame Marguerite Hessein, sa femme, lesdits futurs assistés (en l'absence des père et mère de l'époux, représentés par procureurs) de Guillaume Scott, escuier, cousin ; de Taneguy Galle, bourgeois de Rouen ; de M^ Jean Belette, banquier, amis du futur ; — d'Antoine de Rambouillet, sieur de la Sablière, et de dame Marguerite Hessein, son épouse, père et mère de la future ; de dame Anne Gaignot, sa grand'mère paternelle, veuve de M^ Nicolas de Rambouillet, conseiller secrétaire du roi ; M^ Pierre de Rambouillet, écuyer, sieur de Lançay, et dame Anne Bourdin, sa femme ; damoiselle Anne de Rambouillet, fille ; François {sic) Tallemant, escuier, sieur des Réaux, et damoiselle Elisabeth de Rambouillet, sa femme, ses oncles et tantes ; M''^ Jacques Muisson, sieur du Toillon, conseiller au Parlement, son beau-frère, à cause de dame Anne de Rambouillet, sa femme ; noble homme Antoine Menjot, conseiller et médecin ordinaire du roi, son grand oncle paternel ; Nicolas de Rambouillet, escuier, sieur du Plessis-Fèvre, son frère ; Pierre Hessein, escuier, secrétaire des dragons, son oncle maternel ; dame Françoise Le Gocq, veuve de M^ Paul de Rambouillet, sieur du Plessis, conseiller secrétaire du roi, sa tante paternelle; [N...] Bigot, escuier, commissaire à la conduite du régiment des gardes, et dame Catherine de Monceaux, sa femme, cousins paternels ; [Nicolas] Fremont, sieur d'Ablancourt, ami de la future.
La Sablière donne en dot à sa fille 100 000 livres tournois ; le préciput est de 10 000 livres.
Les parents du futur assurent aux futurs, et à leur train et équipage (8 domestiques et 4 chevaux), le logement, la nourriture et une rente annuelle de 6 000 livres ; ou, s'ils le préfèrent, une rente de 8 000 livres sans nourriture ni logement.
Contrat passé devant Bouret, notaire au Châtelet de Paris. Étude de M^ Charpentier, notaire à Paris, 16, avenue de l'Opéra.
Acte de mariage de Guillaume Scott, sieur de la Mésanchère, et de Marguerite Rambouillet.
Mariage de Guillaume Scott, sieur de la Mésanchère, conseiller au parlement de Normandie, avec Marguerite Rambouillet, fille d'Antoine, sieur de la Sablière, et de Marguerite Hessein.
Copie prise par MM. Haag sur les Registres de mariage du temple de Charenton, communiquée par M. Henri Bordier.