DES
10 Madrigaux de M. D. L. S. — A Paris, chez Claude Barbin, sur le second perron de la sainte chapelle du Palais. MDG. LXXX (1680). Avec privilège du roy.
Édition originale, in-12, de 4 f. préliminaires non chiffrés, et 167 pages chiffrées.
Ce premier état possède le madrigal « Divine Iris » (p. 8), qui fut supprimé comme libertin et remplacé par un carton de 4 pages, contenant une chanson dans l'édition corrigée.
Le recueil contient 6 livres ; le premier de 28, et les autres de 27 madrigaux chacun; en tout 163 madrigaux, qui semblent classés approximativement dans l'ordre alphabétique de la première lettre du premier vers de chaque madrigal, mais si négligemment que le madrigal « Belle Iris » du livre III est répété au livre IV « Mon Iris » (p. 58 et 101), et que celui de la page 44 est reproduit avec quelques variantes à la page 82.
Ces madrigaux furent pubhés par Nicolas de Rambouillet, sieur de la Sablière, fils de l'auteur. Le privilège, qui lui fut donné à Fontainebleau le 26 mai 1680, fut registre sur le livre de la communauté des libraires de Paris le 5 juillet 1680, conformément à l'arrêt du Parlement du 8 avril 1653, et à celui du Conseil privé du 7 février 1665. L'achevé d'imprimer pour la première fois est daté du 9 juillet 1680. Il n'y a pas d'épître dédicatoire comme l'a dit l'abbé Sepher.
Dans une lettre à Minutoli du l^r janvier 1681, Bayle attribue ces madrigaux à Mme de la Sablière. Son éditeur [Prosper Marchand] rectifie cette erreur à la page 141, note 3, du tome I des Lettres choisies de Monsieur Bayle (Rotterdam, Fritsch et Bôhm, 1714, in-12). — Dans son édition des madrigaux de La Sablière de 1758 (p. v), l'abbé Sepher insiste sur ce point d'après le Parnasse français de Titon du Tillet (Paris, J,-B. Coignard, 1732, in-folio, t. I, p. 359 ; t. IV, p. 462) et rap-
pelle que Richelet, dans la liste des auteurs placée en tête de son Dictionnaire français, écrit que « Mme de la Sablière s'est distinguée parmi les personnes de son sexe par plusieurs ouvrages de poésies dont on a fait un recueil. On y trouve beaucoup de délicatesse et une versification exacte. On voit même dans le catalogue des livres qui se vendent chez les frères de Tournes, libraires à Genève, à la page 36, les Madrigaux de Madame de la Sablière, mais ils se sont certainement trompez. — M. le comte de Noce, gendre de M. et Mme de la Sablière, et M. de Fontenelle qui étoit de leurs amis, m'ont assuré que cette dame qui s'est distinguée par son mérite et son sçavoir, n'a jamais composé de vers... Il est très aisé de connaître que les madrigaux qu'on a pu imprimer sous son nom ne sont pas d'une dame, puisqu'ils s'adressent toujours à des Ghloris, des Philis, des Iris, et à des dames aimables ».
Prosper Marchand ajoute dans les mêmes Lettres choisies de M. Bayle, en parlant de l'auteur des madrigaux : « Une personne de sa Famille en a encore, qui n'ont jamais été publiez, et qu'on y pourroit joindre dans une nouvelle édition. » Veut-il parler de Mme de la Mézangère, fille d'Antoine de Rambouillet, morte en 1714, ou de sa nièce Mme Trudaine?
« Les madrigaux de La Sablière, écrit encore Fontenelle, ont je ne sçai quoi d'aisé de naif et d'engageant, beaucoup de force et de délicatesse dans les pensées et dans l'expression et une certaine politesse naturelle qui sent son homme de qualité » {Recueil des plus belles pièces des poètes français, tant anciens que modernes, depuis Villon jusqu'à M. de Benserade, Paris, Cl. Barbin, 1692, in-S»). Antoine « a surtout, dit Titon du Tillet, excellé dans le madrigal, et il mérite d'être proposé, comme un très bon modèle dans ce genre de poésie ». C'est aussi l'avis de Mme de Sévigné. « Je vous demande mille pardons, mande-t-elle à sa fille le 15 septembre 1680. Je trouve un petit livre de madrigaux le plus joli du monde ; il faut que je travaille cet hiver à les remettre bien avec vous » {Lettres, édition des Grands Écrivains, t. VII, p. 75). — Mme de Grignan s'était-elle brouillée avec les madrigaux ou avec leur auteur, mort à cette date? « Il y a dans ce petit livre, dit Richelet quelques années plus tard {Les plus belles lettres des meilleurs auteurs français, Paris, 1689, in-12, p. 4), des madrigaux très jolis et très bien tournés, mais il n'a pas assez de variété, et la variété est l'âme de ce qui n'est fait que pour plaire. » B[ruzen de] L[a] M[artinière] écrit encore (dans son Recueil des épigrammatistes fra?içais, t. I, p. 195) : , « Nous n'avons de M. de la Sablière que des madrigaux qui ont été i publiés après sa mort par monsieur son fils. Montreuil, qui a passé pour le poète qui avoit le mieux réussi en madrigaux, le céderoit avec plaisir à M. de la Sablière dont les poésies ont beaucoup plus de naturel ; et de délicatesse que celles de Montreuil. Je crois néanmoins que pour l'amour, ils sont à peu près égaux, excepté que La Sablière étoit un homme du monde, et Montreuil un ecclésiastique. Le premier est plus tin et plus délicat et l'autre a plus de vivacité. » — Enfin, Voltaire, le meilleur juge en la matière, dit que « les madrigaux de La Sablière sont écrits avec une finesse qui n'exclut pas le naturel » {Siècle de Louis XIV. Catalogue des écrivains français).
2° Madrigaux de M. D. L. S. — A Paris, chez Claude Barbin, sur le second perron de la sainte chapelle du Palais, M.DG. LXXX (1680). Avec privilège du roy.
In-12 de 4 f. préliminaires non chiffrés et 167 pages chiffrées.
C'est l'édition originale précédente, modifiée par un carton, comme on l'a dit plus haut. Le carton (2 folios) contient les pages 5, 6, 7 et 8. — Les six dernières lignes du privilège ont été changées au tirage. On lisait avant la correction : « Et ledit sieur de la Sablière, son Fils, a cédé et transporté le droit au présent Privilège au sieur Claude Barbin, pour en jouir suivant l'accord fait entr'eux. » — On lit dans le nouveau tirage : « Et Monsieur de la Sablière a cédé et transporté le droit du présent Privilège à Claude Barbin, Marchand Libraire, pour en jouir pendant ledit temps. » — Pas d'autres modifications.
3° Madrigaux de M. D. L. S., sur la copie imprimée à Paris. Imprimé par les Elzévirs, titre à la Sphère. M.DC.LXXX (1680).
Petit in-12 de 78 pages. Réimpression de l'édition originale, citée par P. Blanchemain.
N'est pas à la Bibliothèque nationale.
4° Madrigaux de M. D. L. S. y imprimés par A. Wolfgang, titre a^ Quœrendo. M. DC. LXXX (1680).
Petit in-12 de 84 pages, cité par Berard et P. Blanchemain.
N'est pas à la Bibliothèque nationale.
50 Madrigaux de M. D. L. S. — A Lyon, chez Thomas Amaulryf rue Mercière, à la Victoire. M.DC. LXXXI (1681), avec privilège du roy.
In-12 de 5 f. préliminaires non chiffrés, et 167 pages chiffrées. On lit à la fin du Privilège : « Ledit sieur Barbin a cédé son droit de Privilège à Thomas Amaulry, Marchand Libraire à Lyon, suivant l'accord fait entr'eux. »
Copie de l'édition cartonnée de Barbin.
6° Madrigaux de M. D. L. S. — A Liège, chez Loiiis Montfort sur le Vieux Marché. M.DC.LXXXVII (1687).
Petit in-16, de 2 f. préliminaires non chiffrés, et de 83 pages chiffrées. On lit en tête : « Ces madrigaux ont déjà esté imprimés ; mais le libraire aiant eu plus de soin de son interest que de la réputation de l'autheur, y a mêlé quantité de choses qu'il a prises aillieurs, et qui ne répondent en aucune façon à la délicatesse qu'on remarque dans cet ouvrage. Une personne à qui l'autheur estoit assez cher pour prendre interest à ce qui le regarde, s'estant apperçû de cette faute a pris soin d'y remédier par cette impression qui est conforme à l'original. »
Cette réimpression signalée par Titon du Tillet {Parnasse français^ p. 359) ne peut guère être attribuée qu'à Nicolas de Rambouillet ou à sa sœur Mme Muysson, alors exilés tous deux pour cause de religion. Ce serait donc la seule édition correcte, si elle n'est pas la reproduction de celles des Elzévirs et de Wolfgang. Elle a pour sous-titre Livre cinquième, mais ce livre qui ne contient que 27 madrigaux dans l'édition originale, en contient 83 dans la nôtre. On y retrouve (p. 19) le madrigal « Divine Iris », supprimé et cartonné à la page 8 du livre I«» de la première édition.
BIBLIOGRA.PIIIE DES MADRIGAUX DE LA SABLIERE 369
En somme l'éditeur n'a réimprimé que 83 des 163 madrigaux de l'édition originale, savoir : 15 du livre I (les 3% 4% 7^, 8^, 9% 10% 12», 14S 16% 17e, 19e, 24e, 25% 26% 27e); 12 du livre II (les l^r, 2% 4% 5% 7e, 9e, lie, 12e, i9e^ 23e, 24% 26^) ; 16 du livre III (les 1^', 2% 3% 4% 6% 8®, 13e, i5e^ igp^ 176^ Ige, 22e, 23e, 24e, 26e, 27e) ; 10 du livre IV (les 4e, 8«, 9e, lOe, lie, 12e, 14e, 21e, 22e, 27*); 15 du livre V (les ler, 2e, 3e, 6e, 7*:, IQe, lie, i3e^ 15e, IQe^ 20e, 24e, 25e, 26e, 27e) ; et 15 du Hvre VI (les
4e, 6e, 7e, 10e, lie, 12e, I3e, 17e, 19e, 20e, 21e, 22e, 23e, 26e, 27e). En tOUt :
83 madrigaux.
Il faut reconnaître que le texte de dix des madrigaux de l'édition de Liège (les 8e, 13e, 14e, 17e, 48e, eoe, 63e, 65e, 75e et 77e) diffère notablement du texte de l'édition originale, et qu'il est plus correct et plus littéraire. Il est surprenant qu'aucun des récents éditeurs de La Sablière n'ait tenu compte de ces variantes. Il y a dans l'édition originale, outre d'évidentes fautes d'impression, de plates modifications dont le but est d'atténuer quelques traits un peu trop vifs. On comprend qu'elles aient irrité des enfants soucieux de la réputation littéraire de leur père. Quant aux 80 madrigaux exclus par eux, faut-il les considérer comme « pris ailleurs » par le premier éditeur, ou comme non destinés par La Sablière à la publicité? Dans tous les cas, des rectifications s'imposent aux éditeurs futurs.
Ajoutons que contrairement à ce que dit l'abbé Sepher dans l'avertissement placé en tête de l'édition de 1758, et à ce qu'a répété Charles Nodier en 1825, l'édition de Liège que nous avons sous les yeux ne porte point pour titre : Madrigaux de Madame de la Sablière. Auraitelle paru tout d'abord sous le nom de cette dernière? — (Cf. Lettres choisies de Bayle, t. I, p. 141, note 3.)
70 Madrigaux de M. D. L. S..., imprimés chez Christophe Ballard.
Cette édition est mentionnée par du Tillet {Parnasse français, p. 359), et par Walckenaer {Madrigaux de La Sablière, p. xxiii). Elle n'est pas à la Bibliothèque nationale.
8» Madrigaux de M. D. L. S. — Amsterdam, Henri Schelte, MDCC.V. (1705).
Petit in-12. Pourrait être le n^ 4, au quœrendo, avec un nouveau titre. Cité par P. Blanchemain. Cette édition n'est pas à la Bibliothèque nationale.
9° Madrigaux de Monsieur de la Sablière. — Nouvelle édition. A Paris, chez Duchesne, libraire, rue Saint-Jacques, au-dessous de la Fontaine Saint-Benoît, au Temple du Goût. M.DCC.LVIII (1758). Avec Approbation et Privilège du Roi.
In-16 carré, titre, vi pages préliminaires, 172 pages plus 2 folios contenant l'approbation du 22 décembre 1757 et un privilège du 20 août 1758, accordé à Nicolas-Bonaventure Duchesne, libraire à Paris. Fleurons et encadrements rouges à chaque page.
C'est une réimpression de Tédition originale avec le madrigal « Divine Iris », réimpression élégante, mais incorrecte. Elle est précédée d'un avertissement de 6 pages, attribué à l'abbé Sepher, célèbre bibliophile (Cf. Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, 1823, in-80, t. II, p. 318). Cet avertissement fourmille d'erreurs et de fautes d'impression. La Sablière y est dit (p. 2), mort en 1681,
au lieu de 1679. On y lit : Lesselin pour Hessein, Mocé pour Noce. 10° Poésies diverses d' Antoine Rambouillet de la Sablière et de François de Maucroix, et hommages poétiques à La Fontaine, avec les vies de La Sablière et de Maucroix, des notes et des éclaircissements, par C.-A. Walckenaer, membre de l'Institut. — Paris, chez A. Nepveu, libraire, passage des Panoramas, n» 26, 1825.
In-80 de xxvi et 338 pages, plus un folio d'Errata non chifïré. Les pages VII à xxvi contiennent la première notice détaillée qui ait paru sur La Sablière. Les madrigaux occupent les pages 1 à 86. C'est la reproduction de l'édition originale non cartonnée, dont le texte a été revu par M. Mastrella. Walckenaer est le premier qui ait numéroté les pièces. Il a supprimé, au livre IV, le madrigal « Belle Iris », déjà imprimé au livre III, mais il a ajouté au livre I (n^ 29, p. 15) un madrigal douteux, retrouvé au recueil de Sercy {Recueil des plus beaux vers qui ont esté mis en chant, avec le Nom des Autheurs tant des Airs que des Paroles, Paris, chez Gh. de Sercy, 1661, in-12, p. 235). D'après Barbier, l'auteur de ce recueil, B. D. B. serait un M. de Bacilly.
En tête de ce madrigal, on lit dans le recueil de Sercy : Air de M. de Sablière (sic), ce qui ne veut pas dire que les vers soient de lui. Il s'agit peut-être d'une chanson dont il a composé la musique. L'auteur des vers n'est pas cité. On trouve à la page 199 du même recueil une autre chanson signée : « M. de Rambouillet, air de M. de Mollier », qu'il faut attribuer à un parent ou à une parente de La Sablière.
11° Madrigaux de Monsieur de la Sablière. — Paris, N. Delangle, éditeur, rue du Battoir, n^ xix. M.DCCC.XXV (1825).
In-16, 8 pages non foliotées plus clxxvi pages foliotées. Édition fort bien imprimée par J. Didot, avec des fleurons élégants. Elle forme le premier volume de la Collection de Petits Classiques français, publiée par Ch. Nodier et N. Delangle et dédiée à Mme la duchesse de Berry. Charles Nodier assure que « la politesse de l'esprit et la grâce du sentiment n'ont rien produit de plus français » que les madrigaux de La Sablière.
« Cette édition, dit avec raison P. Blanchemain, ne contenant qu'une très courte notice, paraîtrait avoir été publiée avant celle de Walckenaer, mais comme elle donne, sans en indiquer la source, un madrigal retrouvé par Walckenaer, je crois que Nodier est le plagiaire. »
Ajoutons que Nodier réédite les erreurs de l'abbé Sepher relatives à Mme de la Sablière et à son gendre Noce, et qu'il a changé l'ordre des madrigaux de l'édition originale pour lui substituer l'ordre alphabétique du premier mot de chaque madrigal.
Voici l'ordre dans lequel il a placé les madrigaux de l'édition originale :
Liv I. Les 1", 3e, 2^, 5^, 4^, 9^, 7% 6^, 8% lOS 13^, 14^, 11^, 15^, 12«, 17S 16«, 19e, 18e, 2le, 22e, 20e, 24e, 25e, 23e, 27e, 28e, 26e.
Livre II. Les 1er, 3e^ 2e, 4e, 7e, 6e, 5e, 9e, 10e, 8e, 15e, 16e, 14e, 12e,
lie, I3e^ I7e^ iQe^ ige^ 20e, 2ie, 22e, 23e, 24e, 25e, 26e, 27e.
Livre III. Les 1er, 2e, 3e, 6e, 4e, 5e, 8e, 7e, 9e, lie, i4e^ i3e^ 12e, 15e,
16e, lOe, 17 , 18e, 20e, 19e, 21e, 22e, 24e, 25e, 23e, 27e, 26e.
Livre IV. Les 1er, 46^ 2e, 3e, 6e, 5e, 8e, 7e, 15e, 9e, 14e, 12e, lie, 10e,
13e, 17e^ Ige, IQe, 20e, 21e, 22», 25e, 24e, 23e, 26e, 27e.
Nodier a supprimé dans ce livre IV le 16^ madrigal qui faisait double emploi avec le n» 2 du livre III, et l'a remplacé par un n» 12 : « J'aime bien quand je suis aimé », découvert par Walckenaer.
Livre V. Les 1^', 2S 3^, 4% 5^, 8^ 6«, 7^, 9^ 11% 10% 12% 13% 15% 18% 14% 16% 17% 19% 23% 22% 21% 20% 24% 26% 25% 27%
Livre VI. Les 1^% 2% 3% 4% 5% 6% 8% 7% 10% 9% 11% 12% 13% 14% 15% 16% 18% 17% 19% 20% 24% 23% 21% 22% 25% 26% 27%
12° Madrigaux de La Sablière, suivis d'un appendice et précédés d'une préface par Prosper Blanchemain. Paris, Librairie des Bibliophiles, rue Saint-Honoré, 338. MDCCGLXXIX (1879).
In-4% 4 pages de titres, xvi pages d'introduction, 136 pages numérotées et 2 folios de tables, — Imprimé par D. Jouaust pour la collection des Petits chefs-d'œuvre. Mars 1879.
L'Introduction renferme quelques inexactitudes. La Folie-Rambouillet ne fut point possédée par La Sabhère. Sa femme habita un hôtel de la rue des Petits-Champs avant d'habiter celui de la rue Saint- Honoré. Nicolas de Rambouillet, leur fils, épousa Mlle Henry, et non Mlle Hessein, sa cousine, etc. A la fin de cette Introduction (p. xiii- XV), on trouve une notice sur les diverses éditions des madrigaux, notice que nous avons revue et complétée.
L'éditeur a retranché la 29^ pièce du livre I, ajoutée par Walckenaer. Il a changé, non pas l'ordre de la première édition, mais celui de Walckenaer en numérotant les madrigaux seulement, de sorte qu'il arrive à trouver au livre I, 27 madrigaux et 1 stance ; total 28 pièces ; au livre II, 27 madrigaux; au livre III, 25 madrigaux et 2 stances; total 27 pièces ; au livre IV, 24 madrigaux et 3 pièces, dont l'une, qu'il supprime, a été imprimée déjà au livre III ; total 26 pièces; au livre V, 23 madrigaux, une chanson, une épigramme et deux stances ; total 27 pièces ; au livre VI, 26 madrigaux et une chanson ; total 27 pièces ; en somme le même nombre et le même ordre de pièces que dans l'édition originale non cartonnée.
Blanchemain a joint aux madrigaux de La Sablière :
Douze pièces de vers retrouvées par lui sur les indications de Walckenaer dans le Recueil de Sercy, dont nous avons parlé plus haut (et dont la 2« partie a paru chez Luynes en 1680, in-S»). Il n'attribue à La Sablière que l'air du madrigal « J'aime bien quand je suis aimé », mais il a négligé d'indiquer que les vers « Je vous dis toujours : Aimez-moy » sont signés : M. de Rambouillet, ce qui prouve qu'ils ne sont pas de M. de la Sablière (cf. p. 115, 116);
Neuf pièces extraites d'un autre recueil anonyme intitulé : Première [et Seconde'] partie des Pièces diverses contenant Églogues, Élégies, Stances, Madrigaux, Chansorks, Épigrammes, traductions d'Horace et autres pièces (Paris, Barbin, 1668, 2 parties in-8o).
Ces vingt et une pièces pourraient être, d'après Blanchemain, attribuées à M. de la Sablière.
BECUEILS
\^ [François Barbin], Recueil des plus belles pièces des poètes français tant anciens que modernes, depuis Villon jusqu'à M. de Benserade. — Paris, Claude Barbin, 1692, in-8% 5 vol., t. IV, p. 258 bis à 288.
— L'édition est attribuée à Fontenelle. La notice de la page 258 bis sur La Sablière est très succincte. Il y est dit mort en 1680, au lieu de 1679.
Trente-trois des madrigaux de La Sablière ont été imprimés dans ce recueil. Ce sont les 4^, 9^, 10% 12% 13% 14% 15% 18^ du livre I ; ie% 2% 4% 12% 16% 18% 24e du livre II ; 1er, 2e, 20% 22% 23e du livre III ; 8% 10% 11% 27e du livre IV; 3% 15% 22e du livre V; 10% lie, 17% 21% 26% 27e du livre VI. — Les 18 premiers seulement sont placés dans l'ordre de l'édition originale.
2° Recueil des plus belles pièces des poètes français depuis Villon jusqu'à Benserade. — Paris, Compagnie des libraires, 1752. In-12, 6 vol. Réédition du recueil précédent de Barbin. Le tome V, qui contient les vers de d'Aceilly, de Mme de Villedieu^ de La Sablière, de Montreuil, de Charleval, de Saint-Pavin, de Voiture et de Scarron, renferme (p. 59 à 90), les 33 madrigaux de La Sablière indiqués plus haut, mais tous placés dans l'ordre de l'édition originale de 1680. La notice de la page 59 renferme des inexactitudes. La Sablière y est dit mort en 1680, âgé de 65 ans, au lieu de mort en 1679, âgé de 55 ans. Sa femme avait nom Hessein, et non Hesselin. 30 Mr. B.-L. -M. -[Antoine- Augustin Bruzen de la Martinière], Nouveau recueil des Epigrammatistes français anciens et modernes, contenant ce qui s'est fait de plus excellent dans le genre de l'Épigramme, du Madrigal, du Sonnet, du Rondeau, et des Petits contes en vers, depuis Marot jusqu'à présent. Avec la vie des Auteurs ; des Notes historiques et critiques ; un Traité de la vraie et de la fausse Beauté dans les Ouvrages de l'esprit ; des observations sur l'Épigramme ; une digression sur le Stile marotique, et les règles de la Versification françoise. — A Amsterdam, chez les frères Wetstein, 1720, in-12, 2 voL
Bruzen compare La Sablière à Montreuil. Il avance inexactement, d'après Voltaire, que La Sablière est mort en 1680, puisqu'il décéda le 3 mai 1679.
Ce recueil contient 26 des madrigaux de La Sablière (t. I, p. 195 à 205). On ne peut affirmer que Bruzen ait toujours choisi les meilleurs. Ils ont été imprimés dans l'ordre suivant : 2e, 4e, 7e, 15e, 24« du livre I ; 20e et 27e du livre II ; 8% 2le et 26e du livre III ; 2e, 12» et 17e du livre VI ; 3% 9% 10e et 13e du livre I ; 2e et lie du livre II ; 22e et 23e du livre III ; 4% 6e et 15e du livre V ; lie et 27e du livre VI de l'édition originale.
Au tome II du même recueil, Pierre Richelet, dans son abrégé des règles de versification française (p. 346, 347), cite trois madrigaux de La SabUère (les 5e et 9e du livre I et le 14e du livre V), mais un vers du 9® madrigal (1) a été modifié par lui, et les suivants : « Cher Tircis si le Ciel... » ne sont pas de La Sablière, à ma connaissance du moins.
40 Annales poétiques, depuis Vorigine de la poésie françoise. — A Paris, chez les éditeurs, rue de la Jussienne, vis-à-vis le corps de garde. Et chez Merigot le jeune, libraire, quai des Augustins, au coin de la rue Pavée, 1782, in-8«.
(1) Dans ce lieu bien heureux où tout plaisir abonde
Ne songez-vous pas aux absens...
La notice sur « Antoine de Rambouillet, sieur de la Sablière », porte inexactement qu'il était sur le point d'épouser Iris, demoiselle de distinction, quand elle mourut de la petite vérole. La Sablière était alors marié, et les éditeurs disent avec raison que ses madrigaux ne peuvent être attribués à sa femme qui « vraisemblablement n'était pas en commerce de galanterie avec toutes les Iris et les Philis, qui font les honneurs du recueil ». Ils citent le mot célèbre de Mme de la Sablière : « J'ai laissé mes trois bêtes à la maison, mon chien, mon chat et La Fontaine. »
Le tome XXIII du recueil contient 68 des madrigaux de La Sablière, auquel les éditeurs accordent « de l'esprit, de la galanterie et de la délicatesse ». — Voici dans l'ordre de l'édition originale de 1680, quels sont ces 68 madrigaux : les 6^, 16« et 8^ du livre III ; les 26^, 1er, iQe et 11« du livre VI ; les 21^, 20«, 11^, 24®, 25^, 15^ du livre V; les 14» et 27« du livre VI ; les 24®, 22^ et 27^ du livre IV ; le 14^ du livre V; les 23e et 17^ du livre VI ; le 16^ du livre V ; le 25^ du livre VI ; le 20® du livre IV ; le 3e du livre V ; le 12e du ]ivre IV ; le 27e du livre III ; le 14« du livre IV ; le 16e du livre VI ; les 25e et 26e du livre III ; les 4e et 5« du livre IV ; les 23e et 20e du livre III ; les lie, iQe et 13e du livre IV ; les 17e et i^' du livre III ; le 27e du livre II ; le 2e du livre III ; les 22e, 24e et 25e du livre I ; les 5e, 9e, 15e, 11^, 17e, 12e, 14e du livre II ; le 28e du livre I ; les 3e et 2e du livre II ; le 17e du livre I ; le 18e du livre VI ; le 9e du livre I ; les 4e et 16e du livre II ; le 2 le du livre VI ; le 18« du livre II ; les 8e, 7^, 10e et 1er du livre I ; le 20e du livre II, et le 2e du livre I.
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