ACTE II, SCÈNE Vif
prix de votre obéissance. Je viendrai vous demander dans vingtquatre heures le résultat de vos réflexions.
marie, déchirant la lettre.
Elles sont toutes faites !
la verrière.
Bien ! ce trait comble la mesure et m'affranchit des derniers ménagements que je gardais encore avec vous.
MARIE
Quels ménagements ?
Tous les dimanches vous voyez votre fille. Oui, je sais que Dominique l'amène dans votre église et je ne m’y opposais pas. Renoncez à cette habitude ; demain matin, votre tille partira pour la campagne, et vous ue la reverrez jamais!
MARIE
Ah! monsieur, ce n'est pas vous qui avez prononcé cet arrêt. Quelque mauvais démon vous possède et vous fait parler. Quoi, je ne vois ma fille qu’une heure par semaine et vous me raviriez cette consolation dernière!...
Oui, je veux me séparer de cet enfant... sa présence m’est odieuse et ravive à chaque instant mes douleurs.
MARIE
Mais si je ne la vois plus, moi, je mourrai.
LA VERRIERE.
Je vous ai donné un moyen de vivre heureuse avec elle. marib, se traînant à scs pieds. *
Monsieur, monsieur, grâce... ne m’enlevez pas le bonheur de voir ma fille!...
Mes résolutions vous ont été signifiées, rien ne peut m’en faire changer. {Il veut sortir. Elle se cramponne à ses habits.)
MARIE
Grâce! grâce l...
Laissez-moi! eh! laissez-moi!
(Il sort en la repoussant, elle tombe évanouie sur le plandter.)